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Semer le roi à tout vent !

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Ensemencer l'opinion à l'idée du roi fut le leitmotiv de Royal-Artillerie dès sa création en 2005 (À Propos). L'idée n'est pas d'hier, de grands esprits sous la Révolution recommandaient de ne jamais cesser d'évoquer le roi pour que ne disparaisse pas la monarchie dans l'esprit populaire. Ce travail patient et la fureur sanglante des alternatives a conduit à la Restauration monarchique de 1814 pour revenir à l'état de paix, l'année suivante, jusqu'à ce que l'oligarchie d'alors se sente débinée et retrouve le goût du pouvoir, juchée sur les épaules d'un peuple au labeur, éternel cocu de l'histoire. Ce fut la monarchie de Juillet avec le roi des bourgeois, préoccupé par sa survie et soupçonneux de tout. Il gouverna ce pays pendant dix-huit ans en louvoyant autour du juste milieu sans réel affect populaire et, bien que fondé de pouvoir de la Forge et de la Banque, le couple royal finit par s'enfuir jusqu'au Havre sous le nom de Mr and Mrs Smith. Nous ne militons pas pour revenir au roi de Juillet ! Entendons-nous bien, si la démocratie en action a parfois sauvé la nation comme en 1848, son honneur en 1870 ou son avenir en 1958, l'infantilisme chronique du corps électoral français qui, unique en Europe, gobe tout et n'importe quoi, nous a conduit de revendication sociale en revendication sociétale au désordre actuel, qui n'est que les prémices du désastre annoncé par un virus de rien du tout. Ce n'est sans doute aucun pas par la démocratie que ce pays se relèvera. On a fait le tour de la question et ses pouvoirs semblent sous-calibrés rapporté à l'enjeu qui n'est pas moins que la survie de la nation française... dans le plus beau pays du monde mis à sac par une élite corrompue. Il faudra autre chose que la palabre parlementaire ou cantonale (démocratie directe) ! Quelque sorte de dictateur à la romaine, nommé pour le temps nécessaire à nettoyer la merde des écuries républicaines. Faudrait-il encore savoir préparer la nation au sursaut ! Nous en sommes loin.
Dans une vidéo conduite par Kévin Primero l'an dernier, Yves-Marie Adeline revient sur son essai d'acclimatation du roi en France à travers une précampagne électorale dans laquelle il avait réussi à entraîner l'Alliance royale, son parti. On sait qu'il a payé de sa poche pour vérifier son intuition, et sortir du bois lui a coûté cher et pas seulement en argent mais aussi en considération des autres chapelles de la contemplation. Pensez donc ! il n'avait pas déclaré de prétendant en douane ! Rien que pour cela il mérite notre attention :


Comme il l'a avoué par la suite au moment de rendre son tablier, les Royalistes ne l'ont pas suivi. A diverses raisons ils n'ont pas cru au canal électoral pour faire la propagande du roi, au motif éternel de ne pas se salir les idées ; et ceux qui bougeaient encore dans le microcosme se sont réfugiés dans les abonnements de presse et la lecture des blogs morts (dont celui-ci) en guise de militance. Quelques excités s'étripent encore au nom du roi sur de rares fora, à nul effet. On crie parfois, on écrit sans être lu (ici aussi), on affiche en sauvage dans les rues sans déranger le chaland qui passe. Celui que je vous propose ci-dessous maintenant a fait un bilan d'exploitation de l'agit'prop royaliste. Adrien Abauzit présente rapidement le catalogue de ses recommandations pour hâter le retour du roi, à commencer par la lessive mentale des esprits pollués par les mille et une idioties colportées par le clergé républicain et ses maçons. On l'écoute et on en parle :


Parmi les terrains en culture, il cite et commence par le « concept ». C'est peut-être le problème bloquant. Le peuple français ignore ce qu'est la monarchie qu'il se représente plutôt sur papier glacé n'ayant d'autre compte à lui rendre que sa popularité auprès des influenceurs cathodiques. Et ce ne sont pas les nouveaux surbronzés, échappés de monarchies dictatoriales, qui aideront à tordre le bras à cette idée fausse. Les avantages de la monarchie nationale ne se découvrent qu'en l'opposant à la démocratie d'étage national. Garante des libertés de premier échelon, elle gouverne l'Etat le moins susceptible d'enfler par intrusion dans la société civile qui heurte les libertés basses. Le temps long que donne la permanence en haut peut encadrer un projet d'envergure, quand la démocratie est un combat incessant où les vaincus d'aujourd'hui renverseront demain leurs vainqueurs pour s'en repaître. L'intérêt général n'existe pas sauf à travers le prisme partisan ; il n'y a personne au-dessus de la mêlée - on sait tout ça... Depuis l'instauration du quinquennat, nous vivons le renversement démocratique perpétuel parce que l'impermanence autorise l'espoir de tous les chefs de parti de gouverner un jour, même par surprise, afin de s'établir socialement avec leur famille. L'envie proudhonnienne est à son comble ; à moi, à moi, à moi, c'est mon tour ! Même de flamboyantes nullités, à voir que plus cons qu'eux ont réussi, y croient. Brisons-là notre mauvaise humeur.

Plus difficile pour le peuple des Bronzés, le « concept » monarchique traditionnel est architecturé sur la transcendance qui relie le roi à l'autorité du Christ, ce qui a généré cette idée de droit divin que certains ont pris pour la libre-pratique de toutes les turpitudes imaginables. Les bons auteurs sont illisibles par le populaire - essayez vingt lignes de Jean Bodin - un digest de saint Thomas d'Aquin serait-il une vulgarisation utile en trente pages ? Tentons le De regno ad regem Cypri, traité politique à l'attention de Hugues III d’Antioche-Lusignan ? C'est mieux que Le Prince de Machiavel mais l'existence évidente de Dieu au XIIIè siècle est-elle évidente de nos jours encore ?Non, et pourtant toute la charpente monarchique occidentale repose sur cette phrase du De regno : « Il faut que tous les rois du peuple chrétien soient soumis au pape comme au seigneur Jésus-Christ lui-même. En effet, ceux de qui dépend la responsabilité des fins antécédentes doivent être soumis à celui dont relève le soin de la fin ultime et être dirigés par son autorité ». Le premier ordre du royaume serait donc le clergé ! L'agnosticisme généralisé des peuples d'Occident va l'interdire et débander les rangs du roi transcendantal, même si un nouveau contrat social proche de la doctrine sociale de l'Eglise a ses chances dans la situation de désarroi des laissés-pour-compte qui forment une majorité des habitants de ce pays, à en croire les scores de soutien aux Gilets jaunes au début de leur insurrection (84% au plus haut fin 2018). Mais remettre le clergé aux affaires ne se discute même pas. Ce qui ne doit pas empêcher la rechristianisation du pays qui ne peut nuire, sauf à importer chez nous tous les astro-physiciens du royaume de Saba ! Mais par qui alors ? L'Eglise du pape François se bride d'elle-même. Relever le défi monarchique en commençant par la religion est un tunnel bouché. Il faut faire autrement.

M. Abauzit cite dans son message « la république des Lumières » et la « France réelle », vieux slogan maurrassien celui-ci, qui opposait le fonds réel du peuple français aux pouvoirs usurpés par l'Etat légal au moyen de la supercherie démocratique. Le gros problème aujourd'hui est que les Lumières en leur temps ont produit chez leurs disciples une loi d'acception et référence universelles qu'on appelle Déclaration des droits de l'homme. Et ça, il n'est pas né le tribun de préau qui chevauchera le taureau fou de leur suppression ! On peut faire une thèse de quatre cents pages sur la nocivité des "droits", il n'empêche qu'ils sont gravés dans le marbre pour l'éternité comme les Dix commandement du Sinaï, et qu'il faudra accepter que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Quant au "pays réel", c'est un pays rêvé, inaccessible étoile ! Les révolutions agraires et industrielles d'après-guerre, couplées à une immigration de masse, ont durablement chamboulé notre société, ses codes, ses coutumes au péril de notre civilisation. Le pays réel n'est plus celui de Charles Maurras. Par contre l'Etat invasif actuel, que Maurras appelait Les Bureaux, doit être combattu par tous les moyens et ramené à l'intérieur du périmètre régalien où il doit être purgé d'abord et renforcé ensuite. Tous les autres domaines publics doivent être purgés des normateurs, bureaucrates et autres curés du progressisme social et anthropologique, carrément, et quoiqu'en disent les gnomes de Bruxelles ou les juges de la Cour européenne des droits de l'homme ! Nous ne sommes ni Hongrois, ni Polonais à qui l'histoire n'a cessé de répéter où faire. Va-t-on à l'anarchie de la démocratie d'opinions, changeantes, fluctuantes ? Dans Le Père Goriot, Vautrin déclare : « il n’y a pas de principes, il n’y a que des événements ; il n’y a pas de loi, il n’y a que des circonstances : l’homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S’il y avait des principes et des lois fixes, le peuple n’en changerait pas comme nous changeons de chemise ». Bonjour le bordel ! Nul n'a su réguler l'anarchie même si le libéralisme à outrance finit pas porter de beaux fruits comme l'anticipe l'Ecole autrichienne d'économie, mais aux dépens de qui ? Du peuple, toujours ! Or disait Pierre Boutang, « le droit du prince naît du besoin du peuple ». Il faudrait donc "prouver" que c'est le régime de la monarchie qui répond le mieux au besoin du peuple. Et quoiqu'en pense Balzac, le peuple a besoin de principes, les gilets jaunes des ronds-points étaient des gens à principes. La monarchie a les siens ; reste à les vendre.

Sans doute est-il présomptueux de vouloir propager l'idée d'une royauté traditionnelle de droit divin, donc transcendée. Alors commençons par la monarchie stricto sensu. Sans opposer les deux concepts monarchie et royauté - le second peut découler du premier en cas de succès - on peut les distinguer. Le monarchisme privilégie une loi de gouvernement des hommes dont la pertinence est rationnellement démontrée ; le titulaire de la charge n'a besoin que des qualifications réclamées par l'emploi, qui d'ailleurs peuvent être très exigeantes selon la situation du moment. C'est le but à atteindre qui importe. Tandis que les royalistes es qualité reconnaissent la transcendance (le roi est second en tout dans un souci de tempérance du despotisme naturel du prince) et ils enferment le titulaire dans un corset de prescriptions aux origines souvent floues mais d'acception commune chez eux. Chaque pays a son propre corset royaliste alors que le principe monarchique est universel. Sans remonter aux ancêtres, les deux penseurs contemporains de la monarchie sont le professeur autrichien Erik von Kuehnelt-Leddihn (†1999) et le professeur allemand Hans-Hermann Hoppe (Démocratie, le dieu qui a échoué).

Les difficultés de tous ordres sont telles dans le retour du roi en France que je privilégierais l'approche technique plutôt que l'approche par les rogations et les flagellations. Laissons de côté pour l'instant le vitrail magnifique et démontrons la supériorité technique de la monarchie dans le gouvernement des gens, comme le font les deux auteurs précités, et opposons-la aux déficits d'intelligence du régime actuel qui ne survit que par sa voracité à contraindre tout un chacun à lui confier sa vie et ses pensées. Laissons de côté la transcendance quitte à y revenir plus tard. Lundi prochain commence le soixante-sixième Camp Maxime Real Del Sarte de l'Action française près de Roanne. On va y reconstruire un Etat nous dit le programme. Prions le Ciel pour que celui-ci soit un jour fort en l'essentiel et débandé pour tout le reste, afin que fleurissent partout ces libertés basses qui nous manquent tant ! Au fait, la Saint-Barthélémy c'est bien le 24 août ? Entre le 4 qui abolit les privilèges et le 24, il y aurait de quoi faire !



Cépatou mais pour Roanne, faudrait s'y mettre !

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