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vendredi 10 août 2018

L'Iran au carrefour des enfers

ll y a quelques jours, je répondais à Jean-Yves Pons qui traitait de la crise iranienne sur son blogue du Conseil dans l'espérance du roi, que les mollahs ne se laisseraient pas faire (source) :

« Comme vous le signalez en fin d’article, le régime des Mollahs ne pliera pas. Le clergé et ses affidés ont capté la moitié de l’économie iranienne, engrangé une épargne considérable, tiennent les robinets pétroliers qui y abondent, et salarient une milice intérieure aussi bien équipée qu’une armée classique.
En cas de révolte du peuple, tous les ingrédients existent pour réprimer la contestation dans le sang comme le faisait Saddam Hussein et nous le montre Bachar el-Assad. A partir d’un certain nombre de morts on ne parle plus que de statistiques, disait Staline. Au nom de « Dieu est grand » la théocratie chiite incinèrera les « impies » par centaines de milliers !
L’autre projet (celui d’Obama) était plus subtil : pourrir la société iranienne par le Coca et les Levis 501, avec du rock en renfort. Cela a bien marché dans les pays de l’Est avant la chute du Mur, et il n’y avait pas encore Internet. »



Aujourd'hui sur Radio-France internationale, Djamchid Assadi (professeur iranien de mercatique à l'ESC-Dijon) répond aux questions intéressantes de Darya Kianpour et nous conduit au seuil de cette répression annoncée. Son cadrage est furieusement pertinent. Voici l'article libéré de droits :




PS : l'attitude de l'armée régulière en cas d'émeutes généralisées est en question. Sera-t-elle spectatrice comme on l'a vue à la chute du Shah, ou bien sécurisera-t-elle le régime ? On peut avancer que la "concurrence budgétaire" des Gardiens de la révolution l'ait longtemps humiliée et l'incitera à observer les événements jusqu'à traîner les pieds à mettre en œuvre les dispositifs sécuritaires que le clergé aux abois lui demanderait. Peut-être aussi que les commandants des grandes unités seront carrément achetés par la CIA comme il en fut des généraux de Saddam Hussein fin 2002 qui n'engagèrent pas leurs forces contre la coalition américaine de l'année suivante.

À Bray-Dunes le 11/8/2018


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