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Comme des mouches !

Six Russes superiches ont été suicidés récemment sur les territoires de la Fédération de Russie, de Grande Bretagne et de Catalogne. Gravitant autour de Gazprom ou de Novatek, ils avaient fait fortune dans la corruption énergétique.

La thèse la plus probable, qui ne sera jamais confirmée sauf par les memoires à venir d'un transfuge des services russes, est que, sanctionnés par les Occidentaux, les morts ont tenté de sauver les meubles, leurs meubles, en prenant leur distance avec qui les avait fait riches, le Petit Csar. Ces "suicides" vont calmer les ardeurs de trahison d'autres oligarques nullement intéressés par la guerre patriotique du Tocard du Kremlin, du moins jusqu'à la disparition d'icelui, événement désormais affiché sur les écrans-radar des chancelleries ; et je mets mon billet qu'on y pense aussi à Zhongnanhaï. Que la vie serait plus simple et le commerce florissant sans Vladimir Vladimirovitch ! Ce type coûte cher à tous, c'est le motif le plus mobilisateur pour sa neutralisation comme on dit.

A l'autre bout de la corde diplomatique, Joe Biden. Dans sa fenêtre quotidienne de lucidité, le vieux politicien blanchi sous le harnois a décidé d'écrire sa page d'histoire en ruinant le projet poutinien de l'empire tsariste revenu. Il en a tous les moyens matériels et intellectuels. La pieuse coqueluche de la droite française n'en a plus aucun sauf la peur inspirée d'une apocalypse atomique ! l'affaire est pliée. Quelques dizaines de milliers de morts plus tard, le doute sera levé : la Russie a déjà perdu la certitude d'un succès en Ukraine avant de demander son adhésion à l'Union africaine dans l'état où va se trouver son économie de rentes minières à la Noël. Le Génie de l'Oural aura ruiné les principales villes d'Ukraine, détruit des infrastructures majeures comme les aéroports, les gares, les utilités publiques ; il aura fait naître cette fameuse nation ukrainienne qu'il niait dans sa mission sacrée de dénazification, ressoudé l'OTAN, rapproché l'hostilité des Etats-Unis de sa frontière occidentale et précipité Suède et Finlande dans l'Alliance honnie ! Quelqu'un le voit-il en Russie ? Assurément oui puisque les sicaires du Kremlin continuent à empoisonner les journalistes (clic).

Comme le disait en souriant Vladimir Fédorovski, la marionnette de la coterie Eltsine, nommée en l'an 2000 pour défendre leur butin contre la Justice, est devenue le marionnettiste himself, privilégiant la terreur (qui reste à son niveau) à la gouvernance (qui le dépasse de beaucoup) afin d'incarner un rêve fou adossé à une économie ridiculement faible eu égard aux ressources énormes et à l'espace immense, le tout protégé par des missiles (dont les trois-quarts sont rouillés) et une armée de merde comme la nomme Oleg Tinkov en attendant sa dose de novitchok.

Blague à part, le cerveau reptilien de Poutine est sans doute encrassé par une affection quelconque pour n'avoir pas jugé infaisable, dès le départ de l'engagement américain, d'affronter la première puissance économique et militaire du monde avec le PIB de l'Espagne. Ce malheureux employé de bureau, confit en dévotions, adoubé par le patriarche orthodoxe de Moscou, et tendrement aimé par tout ce que compte le monde occidental d'idiots utiles - et nous en avons beaucoup plus que les autres - le pôvre va nous tirer des larmes quand il sera acculé à décréter la mobilisation générale le 9 mai pour repousser une attaque qui ne vient toujours pas. C'est pire que le Désert des Tartares de Buzzati. Son assassinat souhaitable ouvrirait à Moscou un procès en canonisation ; qu'attend-t-on ?

Vladimir Poutine

Entretemps au front, les "professionnels de l'armée" ne peuvent avoir d'autre ressenti que l'annonce d'une grande et molle défaite de la main de l'ennemi héréditaire américain, sur la terre d'un peuple réputé frère en plus ! Chacun doit avoir son agenda caché et nul doute que Poutine s'en prémunit en réduisant ses contacts aux seuls siloviki de son entourage, comptant sur le souvenir commun de leur passage à l'Ecole de la Forêt et sur une camaraderie dont il a usé sans vergogne, jusqu'à l'humiliation publique de ses "copains". Pour couronner le tout (clic), après la séquence habituelle de la "longue table", Poutine a fait bombarder Kyiv le jour même où le Secrétaire général des Nations Unies y rencontrait le président ukrainien, afin de bien montrer au monde qu'il n'avait rien à f... d'un rastacouère portugalais ayant l'audace de vouloir lui manger la soupe sur la tête au prétexte de négocier la paix. Quelle paix ? C'est de capitulation qu'il s'agit ! Que de capitulation ! La pédale nazie de Kiev qui fait des vidéos martiales deux fois par jour doit s'enfoncer dans le crâne sinon ailleurs qu'il ne peut négocier avec les Russes que sa propre capitulation. Qui et où cherche encore une issue "diplomatique" avec Poutine, Lavrov et Medvedev ? Monsieur Mélenchon ? Gag !

Commentaires

  1. L'Ukraine a déclenché une cyberguerre d'ampleur contre les intérêts russes que les fermes à trolls du Kremlin ne pourront pas gagner. C'est dans The National Interest.

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  2. 69ème jour de la guerre... éclair !
    "L'opération spéciale" montée au Kremlin pour 96 heures, selon l'analyse publiée par la CIA au début de l'invasion de l'Ukraine, tourne à la guerre de tranchées.
    L'état-major russe se ridiculise et de dépit va détruire tout ce qu'il rencontrera.

    Napoléon disait : "La guerre est un art simple et tout d'exécution". Chez les Russes, ce n'est ni simple ni un art, et l'exécution est foirée de bout en bout quand on lit le taux de pertes des trois armes sur Oryx !

    Poutine aurait tout intérêt à proclamer la veille du 9 mais la mission achevée et à plier les gaules.

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  3. Catoneo,
    Le choix de Melenchon est bien un gag moche, mais hélas c'est aussi une roublardise électorale en direction des anciens compagnons de route du PC, mais aussi des septuagénaires qui ont été jeunes au temps du Vietnam. Ils n'osent plus dire qu'ils sont pro-Poutine, mais ils sont hostiles à l'Otan.

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    1. L'hostilité à l'OTAN est de toujours puisque le PCF avait investi le système émetteur de pensée dès les années 50. L'antiaméricanisme gaullien fit le reste, mais les couilles du très Haut n'étaient pas assez lourdes pour quitter carrément l'Alliance. Alors les gaullistes ont essayé de feinter de façons parfois malhonnêtes, et ont attiré sur la France un "doute" qui ne s'effacera jamais.
      Les piques contre l'OTAN qui ont émergé de la campagne électorale ont confirmé au Département d'Etat que le ventre français était encore fécond de trahison.

      Mélenchon a au moins le mérite de vouloir sortir complètement de l'Alliance atlantique et de camper sur l'Aventin du non-alignement. Se doute-t-il que de mettre en sûreté le peuple français à nouveau seul lui coûtera toute sa politique sociale ?
      De toute façon, c'est du poker menteur, de la posture. Les réalités rattraperont tout le monde.

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