samedi 13 juin 2009

Rogations syndicales

Aujourd'hui 14:00, tous à la Bastille on l'aime bien, pour le cortège anti-pluie sous le soleil de juin. Nous marcherons contre la Crise, le grand capital, les havanes, Cartier, Airbus et General Motors mais pour la fonction publique, les services publics, la Dette, le Smic et Chenard Walcker - on me dit dans l'oreillette qu'ils sont morts depuis belle lurette - qu'importe, il y en aura d'autres ! Le trajet est détaillé ici.
Le premier arrivé à Montparnasse profitera de l'innocence de Nini Peau d'chien sous la tente du NPA ! La procession sera fermée par les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence de la municipalité et région convergées.
Si vous avez raté les rogations en matinée, sans doute pourrez-vous vous libérer en soirée. Voici la bande annonce :


Grand Pow Wow envoyé par Zappons
pour la CGT, CFDT, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires et la CGC

Et lundi, la France laborieuse et démocratique se réveillera rassérénée. Vive la Nation, la grève en marche et les gentils organisateurs uniques au monde dont nous pouvons être fiers !


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jeudi 11 juin 2009

L'ire de Saint-Flour

vue de St FlourLe petit reître n'est pas assez enraciné¹ pour comprendre que lorsque des éleveurs du Cantal sortent de leurs gonds, il y a péril au château, et de gros risques à la gendarmerie. Ils ne portent pas cagoule comme les Corses ni ne tirent dans le dos, mais franc de face, ils peuvent nuire gravement à la santé de qui se moque d'eux. Au lieu d'encenser l'endive Barnier et sa frétillante houri pour leur succès immérité aux élections européennes, M. le président aurait été mieux inspiré de laisser les combines d'appareil à ses nombreux conseillers et investir de la matière grise dans l'analyse du paysan.

L'averne est "légitimiste", posé, endurant et accepte l'émigration vers Paris comme variable d'ajustement du produit intérieur brut cantalou. Mais par atavisme il sait compter. Recevoir depuis des mois 210€ à la tonne de lait quant elle lui en coûte beaucoup plus, remettre son bas de laine dans le compte-courant du Crédit Agricole pour ne pas être "interdit bancaire", se lever à l'aube par tous les temps et bouffer des rutabagas en regardant passer la limousine du gros distributeur régional, l'exaspère, même s'il n'est pas envieux de nature.
Ceci est vrai pour tout le Massif Central, ses paysans n'aiment pas être pris pour des cons par les monsignores des gangs Leclerc, Carrefour, Auchan et Cie. Ils sont comme du dentifrice : s'ils sortent de leurs exploitations, impossible de les y faire rentrer.

vache rousseMême en l'absence de surveillance efficace de l'Observatoire des Prix et Marges, on se doute bien que la grande distribution se goinfre, au motif que ce qui est pris aujourd'hui risque bien de ne pouvoir l'être demain. Aucun consommateur n'a vu les prix baisser même symboliquement en conséquence de l'effondrement des prix payés au paysan, et dans aucun compartiment, fruits, viande, légumes, laitages.
Mais c'est bien plus qu'une remise à plat des filières qu'il faut engager ; il faut repenser les modèles économiques agricoles de ce pays et se poser la question des quasi-monopoles de distribution de masse dont le gourou médiatique Michel Edouard Leclerc ose passer dans les lucarnes pour vendre sans vergogne sa défense du pouvoir d'achat populaire. Le sermon est génétique dans cette famille !

Glissons, il se trouvera peut-être un détraqué du porte-monnaie pour le faire taire. En attendant, Royal-Artillerie ne va pas se ridiculiser à dérouler un plan de refonte de l'agriculture française, mais offre gracieusement à son distingué lectorat quelques notations.
Tous les éleveurs (porc, vaches, lait) que j'ai entendus craignent d'abord leur banquier, à deux titres : gel des découverts de campagne, défaut sur remboursement de prêts. J'ai noté aussi que dans les calculs de déficits quasi-structurels maintenant, le coût des crédits d'investissement est celui qui fait basculer l'économie de l'exploitation. Les éleveurs sont pris à la gorge à cause de leur sous-capitalisation.

vache blondeL'agriculture démocratique n'est viable que de subsistance et surplus au marché du bourg. Au-delà, le segment économique oblige à disposer d'un certain capital. Et l'on répond depuis 50 ans à cette carence notoire par le Crédit Agricole qui fonde son risque qui est grand sur le foncier de l'emprunteur. S'est-on posé la question élémentaire, Dr Watson ?
Si le Capital ne vient pas dans les fermes - sauf en Champagne ou en Bordelais - c'est que les dividendes sont maigres ou inexistants. Les capacités rémunératrices des exploitations étant faibles, on ne peut s'étonner qu'elles peinent ou défaillent à suivre la banque. L'agriculture démocratique est un vestige du passé, une erreur économique dès qu'on la veut "économique".
L'agriculture n'est pas une entreprise comme une autre. Ses bilans ne se comparent pas au reste des activités humaines. Avant d'en vivre plus ou moins bien, ou pas, elle est patrimoniale, familiale, toute d'enracinement, et la rémunération qui manque au bout de la sueur donnée est simplement la fierté d'en être. Il n'y a que des desouches dans l'élevage, et quelques miséreux d'ailleurs pleins de courage qui reprennent des terres enrésinées pour y creuser leur tombe (quand les autorités cantonales les laisse faire) ! Je n'ai jamais croisé d'éleveur juif sur le Levézou.

vache lait-chocolatTroisième et dernière notation. Les bonnes âmes désignent la qualité comme canot de sauvetage de la profession. Il y a certainement beaucoup à repenser sur les modes de culture et faudrait-il ainsi braver les semenciers et les chimistes qui tiennent la production en amont. Mais la qualité va se fracasser sur le consommateur lambda, le plus nombreux, qui ne recherche que des prix, quitte à plus tard ruiner la Sécurité Sociale pour avoir ingurgité de la merde pendant des lustres ! L'éducation diététique est à faire, peut-être en commençant par les cantines d'écoles et la restauration d'entreprise. Sans une pédagogie soutenue de la qualité, voire du plaisir, la promotion d'une agriculture saine (et de la proximité) est perdue d'avance.

Il est à souhaiter que les affameurs prennent vraiment peur et libèrent ce secteur indispensable à la France.

Note (1): gosse des villes, il avoua un jour à Philippe de Villiers que les clochers, les campagnes de France, tout ça ne lui disait rien.




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mercredi 10 juin 2009

Africanisation mentale

défilé carnaval nègreCe n'est pas au moment où le vieux sorcier du Gabon rend le paquetage aux esprits de la forêt qu'il faudrait parler de l'africanisation de la France. Et pourtant ! Nous y allons tout droit. Ce n'est pas d'immigration qu'il s'agit, encore moins devrait-on se plaindre de l'immigration noire qui a l'avantage sur bien d'autres de parler la même langue que nous, et d'avoir avec nous une certaine complicité de culture populaire que l'on cherchera en vain chez les Kosovars, les Ukraniens, les Roms ou les Biélorusses qui se pavanent dans nos rues la sébille à la main ! Il s'agit de l'africanisation des mentalités de nos élites.
Tous les Africains qui accèdent aux études supérieures veulent devenir experts-comptables, avocats, banquiers, hauts fonctionnaires, voire traders en blanchissant ! Il s'en trouve si peu qui aient la fibre industrielle voire seulement entrepreneuriale que je n'en connais pas. Et ce n'est pas faute d'en avoir maintes fois cherché dans mon bizness. Autour de moi, les générations montantes françaises sont dans le même train que les Africains, à privilégier les salaires vite promis, Rolex et RayBan, à toute recherche dans la réalisation de soi-même à travers une empreinte industrielle pérenne.

A quoi servent nos jeunes ingénieurs qui font une spécialisation "commerce" ou "finance" à la fin de leur cursus ? Pourquoi maintenir une Ecole des Mines (Louis XVI - 1783), Centrale des Arts & Manufactures (fondation privée - 1829), l'Ecole des Ponts & Chaussées (Louis XV - 1747), une Ecole des Arts & Métiers (duc de La Rochefoucauld - 1780), si tout se passe en entreprise dans les bureaux du directeur financier et du secrétaire général, au bénéfice premier des actionnaires ?
Si la crise élague le bois mort, elle renforce aussi la marge d'exploitation des unités de production pour fermer les usines ici au prétexte de meilleurs coûts ailleurs. On parlera une autre fois des fonds de pension pèlerins.

pont de millau
La France ne dispose d'aucune rente minière, d'aucun monopole (la Bolivie a le lithium, l'Iran a les pistaches) mais nous allons être exploités comme l'Afrique en ses mines, dans ce qui nous reste de meilleur, notre vivier de doctorants, nos savoir-faire agro-gastronomiques, le nez de nos parfumeurs, notre génie aéronautique et, entre autres, notre patrimoine exceptionnel que d'aucuns voudraient bien démonter pierre à pierre pour meubler leurs Disneylands tropicaux.

C'est une mention dans le magazine Fortune du 8 juin 2009¹ qui me braque :
Douze tunneliers travaillent actuellement aux Etats-Unis. Nous sommes reconnus comme l'un des trois ou quatre pays au monde pour les grands travaux publics, ponts et tunnels. Nos références sont longues comme le bras et commencent au XIX° siècle avec le canal de Suez. Nous avons fait des chemins de fer partout, des ponts en quantité et si beaux, comme ceux de Normandie ou de Millau, des barrages alpins, des tunnels aussi monstrueux que celui du Mont Blanc ou de la Manche. Le catalogue est infini ...
Les douze tunneliers sont fabriqués chez Herrenknecht² en Allemagne !

tunnelier
C'est sans surprise à la réflexion, le pays a abandonné son industrie, croyant pouvoir vivre de vent ! Que les couilles molles de l'ENA aient poussé les sciences molles au détriment de l'esprit d'industrie dans ce pays autrefois patrie des forges et pilons, et que nous en soyons rendus à la branlette de la bancassurance et autres services fumants délocalisables à l'envi, est le résultat d'une captation d'héritage du génie français par les plumitifs, aussi gelés dans leur tête que les agriculteurs sans sol ou les cuisiniers d'entrecôtes sans vaches³. N'est-ce pas Serge Tchuruk qui proclamait Alcatel "faiseur de systèmes sans usines", pour abandonner Alsthom à ses chaudronneries ? Il faut dire qu'il en avait pliées beaucoup avant de s'atteler au géant français de la téléphonie.
Sarkozy déclarait il y a peu qu'un pays comme la France ne pouvait se passer d'industrie. Outre le doute qu'il y comprenne vraiment quelque chose et que la formule en circonstance lui ait été soufflée, on peut observer que le grand sursaut de la relance a d'abord bénéficié aux invisibles qui nous ont mis dans le sac, avant de conforter nos axes industriels d'avenir, mais après les secteurs obsolètes.

barrage
L'avenir de l'industrie est apparemment dans le domaine écologique et surtout celui de l'eau. Nous avons tous les moyens pour investir ces deux secteurs et y prendre une première place, surtout dans le second où les groupes français sont majors. Encore faudrait-il que nous puissions construire ici les éléments composant les unités de production correspondantes. Cela passe par la relance de toute l'industrie y compris la mécanique générale, l'industrie de contrôle des fluides, les moteurs, les fils et câbles, etc... L'argent du pays y fructifiera plus vite que dans un secteur automobile en pleine mutation que nos constructeurs semblent incapables d'accompagner.

Après avoir dit que le problème c'était l'Etat, on le rappelle aux manettes faute d'imagination. Hélas, aux affaires publiques, dans les cabinets exécutifs, dans les enceintes législatives, on trouve d'abord des agents de l'Etat, des assureurs planqués, des avocats sans clients, des employés associatifs, des financiers en rupture, des professionnels des préaux en viager, et les quelques scientifiques représentés sont des médecins. Les hauts fonctionnaires qui nourrissent les colonnes du Canard Enchaîné et staffent les grandes entreprises nationales sont quasiment tous issus de l'ENA et prédisposés à la combinazione. S'ils proviennent de grandes écoles scientifiques, ils ruinent leur talent par la pantoufle dans les cabinets ministériels (comme Forgeard et cent autres) où ils apprennent le "mafiatage" et la guerre clanique. Toute cette strate abonnée aux cocardes de pare-brise est stérile en temps de crise. Ça crève les yeux. Elle cherche d'abord à sauver les positions monopolistiques de ses réseaux, les influences personnelles qui sont autant de sésames pour ses familles, et ne poussera l'innovation que si elle y trouve argument pour s'enrichir. L'avidité ne crée pas le talent. Le dépassement de soi pour la gloire de laisser une trace concrète sur terre peut l'exalter. Il nous manque des Pierre-Paul Riquet, Gustave Eiffel, des Ferdinand de Lesseps, André Citroën, Yves Rocard, et quelques Vincent Bolloré supplémentaires, mais nous avons pléthore de John Law, Henri Germain, Stavisky, Jérôme Monod ou Alain Juppé !

hippopotame

Note (1): Fortune, V 159 - Nr 11 - Asia edition - p.12 Going underground.
Note (2): Herrenknecht AG Schlehenweg 2, D-77963 Schwanau (RFA) www.herrenknecht.de
Note (3): "Steak de boeuf" produit par la BP de Lavéra, parfaitement mangeable !



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lundi 8 juin 2009

Oooups !

renard et raisinsLes blogues royalistes s'observent quant à commenter les mauvais résultats de l'Alliance Royale aux élections européennes d'hier. Royal-Artillerie ôte ses tapons de fûts et tire.
Les chiffres sont très capables de détruire l'enthousiasme des plus pugnaces mais ils cachent une vérité impalpable immédiatement : on a parlé du roi en dehors des cryptes autrement qu'au "Pipolland et images du Monde", le roi est allé sur mainstreet et la lumière du jour l'a peut-être ébloui ! Car tout commence et fini dans ce débat autour du mode opératoire d'une restauration - c'est le mot consacré bien qu'il n'y ait plus rien à restaurer mais tout à inventer -, débat qui oppose les tenants du mat en trois coups et ceux de la conviction patiente de l'Opinion par une propagande de masse, adaptée.

Royal-Artillerie ne s'est jamais caché¹ de regretter la "carbonarisation" de la démarche d'accès au pouvoir, à divers motifs dont le moindre n'est pas le manque d'imagination du rédacteur qui ne voit pas une minute le surgissement de la surprise royaliste au détour d'une rupture de régime, parce qu'elle n'est pas portée par un état-major de comploteurs-nés prêts au combat et au sacrifice de leur vie, disposant de réseaux convergents, mais par des intellectuels de cénacle, de haut niveau certes, mais terriblement retenus s'il s'agissait d'assaut plus loin que dialectique.

barricadeA preuve, les ruptures de régime furent assez marquées pour ne nous laisser voir aucun de ceux-là à la manoeuvre, pas plus d'ailleurs que de princes accourus aux barricades, acharnés à sauver la nation.
Que ce soit préalablement ou après-coup (c'est le mot), nous serons obligés de requérir l'assentiment sinon même le désintérêt de l'Opinion pour pérenniser la nouvelle main en combattant des adversaires attelés à notre écrasement, mais dès ce moment incapables d'agréger les masses pour la sauvegarde d'un régime catastrophique et ruiné par eux. A nous de le démontrer jusqu'à provoquer la réponse populaire attendue.

Ce matin, d'aucuns se gaussent des déboires électoraux de l'Alliance, comme celui qui déclarait la semaine passée que « résister à ces petites satisfactions vaines est du domaine du courage et du réalisme politique quand on n’a pas la quasi assurance du succès. » Dans le fair-play, on a fait mieux ; et le même d'asséner dans le même élan « mieux vaut dans ces conditions concentrer ses efforts sur un travail plus patient, apparemment moins ambitieux, assurément moins tapageur et plus humble mais finalement plus constructif ». Que répondre à ça, sinon par des chiffres qui usent terriblement la patience :
4244 bulletins² royalistes sont tombés dans les urnes pour simplement dire "je suis là". C'est ridiculement faible. Ridicule est bien le mot, que l'on peut compléter de trois autres chiffres :
- 62 : c'est le nombre d'années de propagande de la Restauration Nationale rescucitant l'AF après la Libération en 1947 ;
- 38 : c'est le nombre d'années de propagande de la Nouvelle Action Royaliste (scission RN de 1971) ;
- 11 : c'est le nombre d'années de propagande du Centre Royaliste d'Action Française (scission RN de 1998) ;
Soit un total de cent onze années de propagande royaliste qui nous conduit à quatre mille bulletins aux Européennes d'hier. Et l'on voudrait faire porter le chapeau à l'Alliance Royale qui n'a que huit années d'existence ? Sa part dans le "ridicule" est évaluée à 6,7%, ce qui reste faible (8/119). Restent 93% à se distribuer ; bon appétit !

Mais qu'est-il besoin de cette épicerie ? Il suffit de sortir en ville et de parler autour de soi pour mesurer la profondeur du désert. J'y ai passé mon mois de mai de ponts en ponts, et j'ai retenu ce billet jusqu'à ce matin.

Par contre il est vrai que les traces de l'Action française sont visibles dans les milieux intellectuels, et il en va autant de la tradition légitimiste que René Rémond a enterré trop vite. Mais à quoi servent-elles ? L'effectif prestigieux est renouvelé pat attrition naturelle et il ne se passe rien. Jamais rien ! Sorti des cénacles académiques, on ne trouve pas d'hommes politiques faisant un coming-out royaliste ; pourtant les doctrines sont épaisses, documentées et solides. Même Paul-Marie Coûteaux, à qui fut confiée l'oraison funèbre de Pierre Pujo à La Madeleine, se garde autant à droite qu'à gauche et ne parle jamais de ses convictions discrètes jusqu'à se chevènementiser complètement dans une impasse, alors qu'il avait le moyen de sortir de l'embarras souverainiste par le haut.

fumerie d'opium
Même si cette démarche électorale n'a pas été payée de retour, elle a été courageuse et maladroite à la fois. Au moins ses promoteurs ont-ils appris quelque chose d'utile à la progression future. Et puis, de vous à moi, je préfère les voltigeurs enthousiastes aux mandarins recuits dans les vapeurs de l'opium doctrinal.

Postscriptum :

Pour les autres résultats, on ne peut que constater la victoire totale du président Sarkozy. L'opposition "historique" (le PS) et son miroir alternatif (le MoDem) ont littéralement explosé en vol. Deux partis de taille inégale demeurent en face de l'UMP : le Front national éreinté mais pas mort, et le parti Europe-Ecologie qui est bien celui de l'étranger et ne s'occupera pas de politique française sauf à la faire redescendre de Bruxelles ; hors champ politique normal, il ne reste aux "révolutionnaires" qu'à convaincre les syndicats de foutre le bordel comme ce matin sur le RER A, au motif faisandé de la mise à pied d'un conducteur fautif, réintégré depuis, bien avant la grève !
La contestation, relativement modérée jusqu'ici même si elle a produit ci et là des images spectaculaires, pourrait changer de braquet, quoique les vacances d'été approchent trop vite pour faire la révolution. Finalement le pouvoir a un boulevard.

Note (1): à propos, tout est dans l'A-propos de ce blogue !
Note (2): source Intérieur




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Le duc de Saint-Simon aux Lys de France

Saint SimonLe testament politique de louis XVI remet sous les feux de la rampe la période monarchique dont le zénith fut atteint au grand siècle.
Deux conférenciers viennent aux Lys de France pour nous parler de Louis XIV et de Saint Simon le samedi 13 juin.

Rendez vous avant 20 heures au n°174 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris (entrée au fond de la cour), M° Saint-Philippe-du-Roule, participation aux frais de 5€.

Jean-Christian Petitfils parlera de Louis XIV, l'homme et le roi.
C'est Georges Poisson de la Société Saint-Simon, qui parlera de Louis de Rouvroy, témoin minutieux et acteur du grand siècle.

Excellente soirée en perspective.

Les conférences sont suivies d’une vente-dédicace des bouquins autour du verre de l’amitié.

Le dimanche en huit, partira la IV° Route royale à Compiègne. Nous en reparlerons.

blason LDF



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samedi 6 juin 2009

Un prince dans l'Union

Jean d'Orléans diffuse ce matin son « appel du 6 juin ». Il vise les institutions européennes exécutives et leurs défauts de réactivité et pertinence, appelant à refonder l'ensemble. [Accès direct à la déclaration ]

Mgr Jean d'Orléans
Le constat s'impose : l’Union européenne telle que nous la connaissons s’est révélée incapable de résister à la déferlante de la crise mondiale. Si les causes directes de cette crise qui secoue si durement l’Europe sont bien connues, ses causes profondes semblent encore échapper à la classe politique. Et pourtant, elles sont déjà parfaitement lisibles dans l’onde de choc des évènements.

Une institution prouve sa fiabilité par son aptitude à affronter victorieusement les tempêtes. Pour l’Europe de Bruxelles, la démonstration a été cruelle. Devant l’avalanche des problèmes, les chefs de gouvernement – président Sarkozy en tête – n’ont eu qu’un seul et salutaire réflexe : défendre ardemment leurs intérêts nationaux. L’urgence leur rappelait qu’ils en étaient directement comptables. Quant à la Commission européenne, elle avait disparu de la scène. Ce qui est apparu, c’est que cette situation n'était pas conjoncturelle mais bel et bien structurelle : déjà la machine ne fonctionnait plus, et son inadéquation s’est révélée à travers la persistance têtue du fait national.

C’est pourquoi aujourd’hui, alors que les gouvernements sont acculés à une gestion empirique de la crise, il me faut prendre la parole. Je veux le dire avec force : s’agissant de l’Europe, l’urgence est désormais de trancher dans le vif et de se décider à réformer au fond. Réformer ? Mieux encore : refonder. Sans faire table rase, avec réalisme, lucidité et détermination. L’Europe ne doit être ni réduite à une entité économique ni calquée sur le modèle américain. Elle a une identité profonde fondée sur ses racines culturelles, son cadre géopolitique et l’évolution millénaire de ses structures politiques. Il serait vain, et extrêmement dangereux, de l’oublier ou de le nier.

Ses racines sont chrétiennes : qu’on le veuille ou non, c’est la chrétienté qui l’a fait naître et lui a donné ses assises. Son équilibre géopolitique lui vient de la géographie et de l’histoire, et non des idéologies de passage. Et sa structure politique demeure inséparable – on le voit tous les jours – des nations historiques qui la composent. Reconnaître ces trois faits n’est pas s’enfermer dans un passé révolu, c’est au contraire se donner les moyens de bâtir un avenir durable – en s’appuyant sur le roc du réel et non sur des opinions mouvantes, incertaines et contradictoires.

Vers une alliance de nations souveraines


Aujourd’hui, ma voix est encore peu audible, je le sais. Mais ce que je dis ici, je le fais au nom du principe qui m’habite, dont la légitimité est liée aux fondements et à la continuité historique de la France.

Ce que je veux dire est ceci : l'Europe est aujourd’hui appelée à devenir une alliance de nations souveraines qui, partageant librement une vision concrète et humaniste de la politique, s’attellent ensemble à la réalisation de projets visant au bien commun des pays qui la composent et au traitement résolu des grands problèmes mondiaux. Voilà l’esprit nouveau à communiquer à des institutions européennes à bout de souffle qui exigent une rénovation profonde.

– Pour être viable, cette alliance des nations européennes ne peut que s’appuyer sur les racines culturelles de l’Europe ; s’inscrire dans le cadre des nations historiques, le seul où s’exprime pleinement le lien social ; et limiter son extension dans l'espace, en assumant son équilibre géopolitique propre.

– Son parlement doit devenir représentatif des forces économiques, sociales et morales à l’œuvre au sein des nations associées. Là où, aujourd’hui, les contraintes technocratiques et uniformisatrices ne sont modérées que par les déchirements idéologiques de listes politiciennes rivales, provoquant un absentéisme électoral élevé, le parlement européen doit devenir le lieu d’expression, de dialogue et de coopération des forces vives de nos différents pays.

– Son action extérieure – objectifs diplomatiques et militaires communs, projets communs – doit relever de la seule responsabilité des chefs d'Etat et de leurs ministres réunis en conseil. Fortes d’accords adaptés et pragmatiques, les nations européennes ont naturellement vocation à prendre l’initiative sur les grands dossiers mondiaux : gestion des ressources et maîtrise de l'énergie, lutte antiterroriste et résolution des conflits, aide aux pays en développement.

En février 2008 – avant le déluge, donc ! –, j'avais exprimé mon attachement à l'idée de vérité en matière politique. Au nom de cette vérité même, j’entends aujourd’hui prendre date et affirmer que le temps est venu pour l'Europe de s’assumer dans sa réalité propre, ouverte au monde autant qu’à elle-même, avec tout ce qu'elle a reçu et tout ce qu’elle a encore à donner. Ce qui passe par une réforme institutionnelle profonde. C’est à ce prix qu’elle assurera sa prospérité et son rayonnement.

Jean de France, duc de Vendôme



médaillon de Louis-Philippe Ier
Vu la rareté des interventions princières développées en conséquences, ça fait toujours plaisir de lire un prince français en politique. ll se mouille en restant à pied sec, ce qui montre une certaine adresse. A l'évidence partisan du Sénat de Babel à vingt langues et 785 députés, sous réserve de réformer le scrutin dans une optique équitable de représentativité des forces vives des nations, il ne m'interdit pas de voter ; qui dit parlement, dit élections ! Et comme dans sa conclusion je reconnais - c'est tout à fait fortuit - les mêmes inquiétudes et remèdes que ceux signalés par l'Alliance Royale, je m'autorise donc à télécharger gratuitement le bulletin du parti sans lever le doigt pour sortir au bureau de vote, et le glisser dans l'urne. D'autres que moi en feront autant en France et dans les républiques italienne, bulgare et roumaine. Peut-être même ailleurs.

Reste deux observations :

Le prince Jean se situe à l'ouest des chapelles¹ dès lors qu'il ne sort pas du schmilblick européen mais le réforme de l'intérieur, le refonde, et surtout qu'il réactive le parlement de "Strasbourg" dans son futur schéma institutionnel. Sa marche en avant croise à angle droit les itinéraires des trois chapelles. La question est désormais de savoir qui doit avoir la priorité au carrefour.
Le nationalisme intégral qui instrumentalise le roi à son bénéfice, ou autre chose. Il semble que l'histoire nous ait montré les réticences de la maison d'Orléans à cette doctrine la corsetant d'abord pour la reléguer en queue de trajectoire dont elle n'a pas la maîtrise. Tout cela est bien sûr virtuel en l'état d'impréparation de l'Opinion. Mais si d'aventure le futur chef de la maison d'Orléans se prenait à concevoir son avenir de son propre mouvement, qu'adviendrait-il du concept maurrassien s'il ne le traverse pas de bout en bout ?

La seconde observation concerne l'amorce de cette déclaration. L'Union européenne inaboutie entre pagaille, fédération et confédération, et sans budget de manoeuvre conséquent en propre, ni banque centrale, ne peut être réellement tenue responsable de son impéritie devant la tornade, c'est ce que lui répondra cette endive de Barnier. Par contre elle est impliquée dans son déclenchement par un coupable "laisser-faire" et une nonchalance libérale sur lesquels on pourra revenir lors de la campagne visant à débarquer le président Barroso.

J'attends maintenant avec une grande curiosité les axes de la réforme institutionnelle profonde de l'Union européenne que le prince annonce dans sa conclusion. On avance !

logo AR
Ne tardez donc pas, le prince Jean ne vous fera pas les gros yeux, demain :

ALLEZ VOTER ALLIANCE ROYALE !


affiche Alliance


Note (1): A l'attention des badauds : les trois chapelles (Restauration Nationale, Nouvelle Action Royaliste et Centre Royaliste d'Action Française) sont orléanistes.




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vendredi 5 juin 2009

65° débarquement

Petit diaporama de photos moins connues : cliquez sur sa vignette pour agrandir l'image.

Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com
Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com


KiefferLe Soixante-cinquième anniversaire du Débarquement est gâché par l'insulte des services protocolaires de l'Elysée, staffés peut-être par des nains de jardin, mais très certainement dirigé par "Je fais tout moâ". Pour faire "peigne-cul" nous n'avons rien raté, mais fallait-il s'y attendre d'un président parvenu. Le prince de Galles viendra comme si de rien n'était, il a l'habitude des républiques bananières et des îles à cannibales qu'il visite à longueur d'année.
Barack H. Obama a laissé dire qu'il était dommage que les services américains ne se soient pas chargés de la liste d'invitations (!) Il n'aime pas le petit reître extraverti qu'il juge gonflé à l'hélium jusqu'à mettre son nez dans des compartiments du jeu diplomatique où il n'a aucun moyen décisif autre qu'un pouvoir de nuisance médiatique. Mais demain il n'en paraîtra rien, on fête les Américains, les Anglais et les Canadiens, plus les 177 commandos français¹ qui débarquèrent sous le béret vert anglais¹ au son de la cornemuse !


Blue Bonnets over the Border
joué jusque dans les péniches de débarquement du commando


Jean-Dominique Merchet fait une relation détaillée de la vie assez incroyable de Philippe Kieffer sur son excellent blogue Secret Défense. Saviez-vous qu'il était haïtien et diplômé de la LaSalle Extension University de Chicago ?

Souvenons-nous pendant cinq minutes que, si les Alliés n'avaient pu débarquer ce jour-là, les pertes sans aucun doute énormes qu'ils auraient endurées auraient décidé les politiques américains à jeter l'éponge, pour redéployer des forces sur le Pacifique où leurs intérêts immédiats étaient menacés. S'il est peu probable que nous fussions alors devenus allemands, nous serions à coup sûr passés dans le camp soviétique. Il est à croire que renforcée de toute l'Europe occidentale, de ses richesses et de ses savoir-faire, l'URSS hégémonique de Brest à Vladivostok n'aurait pas ensuite succombé à la course aux armements décrétée par le gouvernement Reagan. Un vrai reich de mille ans !

FDROn peut frémir à l'idée que l'image paneuropéenne soviétique étaient imprimée dans le cerveau du président Roosevelt qui ouvrit la Conférence de Yalta sur un schéma quadripolaire du Monde nouveau. Les quatre polices planétaires étaient la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Tous les autres pays sans exception possible devenaient des colonies désarmées de ces quatre-là (cf. l'entretien avec Valentin Faline ici). Franklin D. Roosevelt mourut le 12 avril 45, Dieu existe !
Obama et Sarkozy sont un peu loin de l'épure historique, à tous points de vue. De la vision rooseveltienne ne restent que deux empires, la Chine et les Etats-Unis. Il y a longtemps que nous ne sommes plus à parité et notre contribution majeure aux opérations de ce temps se limite presque au prêt du théâtre de guerre. Prendre conscience de notre taille sera bénéfique à notre futur car il est d'autres compartiments du jeu mondial où nous saurons exercer nos talents et parfois tirer le char, si nous y concentrons nos énergies. Mais de l'universel, nous avons décroché.
Il n'était donc pas utile de vexer la couronne britannique un 6 juin 2009 puisque sur les plages du débarquement, "nous" n'y étions pas. A cette époque, "elle" mécaniquait sous l'uniforme !


Note (1): Le Commando Philippe Kieffer, recruté dans la marine française et formé par l'armée britannique en Ecosse, portait l'insigne de béret à l'anglaise au-dessus de l'oeil gauche. Ces gens-là, furent longtemps ignorés par la saga gaulliste parce qu'ils n'avaient pas le bon béret.




Elisabeth Windsor
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jeudi 4 juin 2009

MoDem non miscible

Bayrou AppleLe MoDem m'a tendu son programme ce matin à l'entrée de la gare, en 69 propositions, programme érotique s'il en est ! Sarnez a-t-elle compté ? Je l'ai lu.
S'il est entendu que le parti de François Bayrou est "européen", cette lecture vous convainc qu'il est tout à fait fédéraliste, à voir la masse de taxes recommandées pour le budget commun. Quarante-neuf des propositions du MoDem ne sont pas miscibles dans un programme européen monarchiste, soit pour fédéralisation agravée, soit pour électoralisme outré ; trois se discutent et dix-sept pourraient être agrégées au nôtre. Nous n'allons pas dévoiler les vingt positions de Marielle de Sarnez, mais parler de quatre d'entre elles qui sont emblématiques :

(1) - Repenser nos modes de transports, de production et de logement. La mise aux normes durables des bâtiments et le développement des transports propres permettra d’importantes économies d’énergie (patte Benhamias).
L'Europe n'a pas de prise sur les process d'usine ou la qualité des logements sauf à normer sans vergogne le dernier clou de charpente ; par contre elle est utile pour assainir les réseaux de transport inter-européens et libérer notre continent du racket des camions.
pénichesLa voie d'eau est le moyen naturel le plus écologique et le moins cher (cette conjonction est rare) ; il faudra y obliger tous les pondéreux et les "encombrants" (containers, citernes), et dans les régions dépourvues de voies d'eau, passer au ferroutage ou tout autre mode (multimodal) empruntant le chemin de fer. Il ne resterait de camions que pour les derniers cent kilomètres. Les pays alpins y arrivent et offrent un test en vrai grandeur qui rend inutile les habituels tâtonnements français de précaution !

(2) - Construire une solidarité énergétique européenne en coordonnant la gestion de nos stocks et en créant des infrastructures d’acheminement vers les pays menacés de pénurie (patte Lepage).
C'est intelligent. Très ! Les réseaux d'énergie avec noeuds de stockage bien disposés sont une parade au chantage russe, et tout autre bientôt.

(3) - Promouvoir une agriculture européenne de qualité qui vise la sécurité alimentaire, qui protège l’environnement et qui maintient un tissu d’exploitations à taille humaine (patte Bayrou).
Cette proposition participe de la réforme de la PAC. Il faut commencer à s'éloigner de l'agriculture productiviste mais la taille du marché étant un facteur de développement des techniques nouvelles (ou d'avant-guerre) dans un souci de qualité et d'environnement, ce marché commun doit rester organisé.

(4) - Service civique européen (patte Kahn).
pompiers en forêtCouplée à l'intensification des échanges d'étudiants et d'apprentis, cette mesure permettrait d'ouvrir un peu plus l'esprit de la jeunesse, favoriserait l'apprentissage de langues étrangères (comme le font naturellement les Scandinaves) et commencerait à faire naître une certaine complicité européenne qui se distinguerait de certains patriotismes périphériques qui nous prennent en otage parce que nous n'avons pas la "fibre européenne" pour leur résister. Je pense à la Géorgie ou l'Arménie.
L'idée est certainement à creuser, surtout si l'on avance dans le projet d'une défense commune. Se connaître mieux est toujours positif.

Qu'en est-il de l'Alliance Royale sur ces sujets ? « L’Alliance Royale veut placer au cœur de toute coopération entre les pays européens, trois principes fondamentaux : la souveraineté des Etats, la subsidiarité dans les institutions, et la solidarité dans l’espace naturel européen.»

Aucune des coopérations relevées ci-dessus n'est jouable sans souveraineté des Etats, car elle ne peut pas être mise en oeuvre par des nations-ectoplasmes. Un poing fermé est plus fort que chacun des cinq doigts mais additionne la force de chacun. Elémentaire, mon cher Watson ! D'ailleurs la Commission serait bien incapable de s'y substituer car incapable de gouverner au quotidien, elle se contente de s'y immiscer à temps et contretemps.
La subsidiarité est mue par le principe du meilleur niveau ponctuel de gouvernance ; ça colle. L'organisation des marchés couverts de ma ville pourrait ressortir au domaine exécutif de la sous-préfecture (ce qui n'est pas le cas puisque les normes des étals de produis frais sont bruxelloises), mais les normes de sécurité active et passive des automobiles doivent être européennes puisqu'elles peuvent circuler partout, et une signalisation routière unique ne serait pas du luxe.
Et la solidarité inter-européenne va de soi ; sans pour autant se rapprocher du Front National et discuter en commission parlementaire si historiquement les fours à charnières droites étaient plus rapides à charger que ceux dont la porte s'ouvrait sur des charnières gauches. D'accord, c'est un détail ! Mais qui pour certain a de l'importance ...[censuré].

barrosoRestent 49 propositions électorales complètement inacceptables, à la limite, stupides, comme de créer un régulateur financier européen unique, ou encore développer un plan européen pour le handicap ! Une bonne chose quand même à la fin : François Bayrou et le MoDem sont à fond contre la réélection de José Manuel Barroso au motif assez vache que loin des caméras, c'est finalement un cossard ! L'Alliance peut rejoindre le MoDem dans l'action mais pour la raison inverse : la nonchalance lusitanienne du président Barroso l'incline naturellement à sous-traiter sa réflexion aux Atlantistes recrutés dans l'entre-deux-eaux. Pas mal pour un Mao spontex formaté à l'extrême gauche et qui a atteint le camp des néoconservateurs américains ! Exemple de carrière traversante sur convictions à citer dans les écoles du parti (ou de pensée).

DEHORS BARROSO !


Pourquoi un billet sur le programme du MoDem ? Peut-être le dirons-nous la semaine prochaine si Dieu nous prête vie après ces élections. Mais si vous n'avez pas de liste AR dans votre circonscription régionale, et si vous désirez marquer votre désapprobation avec le président Sarkozy, ce n'est à mon avis pas avec le MoDem que vous y réussirez. Ça schmoute les traîtres du marais fumant, on en a vu s'échapper beaucoup ; Santini, Morin, Cavada pour faire court.
Pour les autres, donnez-vous la peine de voter avec votre cerveau et téléchargez la liste AR sur votre imprimante.


Postscriptum : Aux dernières nouvelles, les influenceurs statisticiens ont rétrogradé le parti béarnais derrière le trio infernal Cohn-Bové-Joly qui médiatiquement lui est supérieur !



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