mardi 22 décembre 2009

Aoum Mani Padmé Hûm

Semaine spirituelle.
Quatre minutes et demi de respiration pour un Thibet tranquille en 2010.


On m'explique ce mantra en français ici. A compter du dimanche 14 février 2010, on quittera l'année du Buffle de Terre, un symbole assez peinard, pour aborder le nouvel an tibétain du Tigre de Fer, 2137.
Croisons les doigts en fredonnant om mani pémé houng.


Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

lundi 21 décembre 2009

La grande peur des Métèques

vase grec
Ce titre un peu "avant-guerre" est pourtant approprié au débat actuel sur l'identité nationale. Que le motif électoral de ce débat surnage n'est pas important dès lors que toute action politique en démocratie est électorale par essence. Il n'en demeure pas moins que l'initiative sarkozienne a désinhibé l'opinion française qui, encouragée par le holà confédéral sur l'architecture exotique, répond aux préfectures avec ses mots à elle, ...que nous avons trop d'étrangers ; mais sans savoir combien nous avons d'étrangers et d'anciens étrangers sur notre sol, puisqu'ils disparaissent vite dans les profondeurs statistiques au lendemain de leur naturalisation.
La seule trace exploitable est le code 99 en quatrième position de l'immatriculation SS (voir votre la carte Vitale). Combien de "99" en France ? Secret défense. S'y ajoutent les "malgré nous" qui ont acquis la nationalité française par naissance, à contrecoeur, et qui sifflent la Marseillaise. Ceux-là ont un quatrième code "normal". Combien de "malgré nous" ? Secret défense. Les statistiques ethniques sont un délit, dit-on. Cette République est la plus bête du monde ! Elle devrait identifier ses étrangers jusqu'à la troisième génération de résidence, comme il en va dans beaucoup de pays.

L'internationale ouvrière qui nous tient lieu de Gauche-pour-rire, demande que cesse le débat Besson car il exaspère les immigrés ! Leurs porte-paroles réclament leurs droits avant même qu'on les leur coupe (les droits), et hurlent au charron sur l'apostat de la Drôme qui en remet aussitôt une petite, déclarant ce matin que le débat institutionnel continuera contre sirocco et marée noire jusqu'à... (ndlr : ... ce que les frontistes aient élu les listes UMP aux régionales) ...la fin de 2010.

Dominique Soppo SOS RSOS Racisme, qui a lâché le négoce de montres rares, se fend d'une pétition adressé à l'Elysée que l'on peut lire ici, voire même signer si on veut s'en servir de coupe-file pour draguer Isabelle Adjani. J'y ai relevé cet extrait, coincé entre "libérer une parole stigmatisante" et "le vivre ensemble" : « les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population ». Le gros mot est "légitimité". Quelle est la légitimité de quelqu'un à vivre dans un autre pays que le sien ? Il n'y en a aucune. Vous y êtes accueilli, invité, toléré, tout ce que vous voudrez, mais votre résidence pour légale qu'elle soit n'est pas légitime par essence, mais par la décision du premier occupant de vous octroyer cette qualité. Larousse !
"La légitimité est fondée en droit, justice ou équité". Bien ! Il y a des règles gouvernant la présence et l'activité des étrangers sur notre sol. S'y soustraire (criminalité) ou s'en prémunir (clandestinité) ôte donc la légitimité de la résidence. Il est donc normal que Eric Besson chartérise les déserteurs afghans.

Eric BessonUn bon tiers de Français (toutes couleurs sondées) pense que le débat doit aller à son terme et qu'à donner la langue au chat, il faut l'appeler par son nom. Qu'on en finisse avec les passe-droits, les priorités, les dérogations et les insultes. La réponse globale de ce premier tiers (celui du Picon) n'implique pas une xénophobie automatique qui arrangerait bien les adversaires du pouvoir, ni ne conteste aux aliens la liberté d'une installation utile à tous dans les formes légales.
Il y a aussi beaucoup d'anciens étrangers qui n'en peuvent plus de ce communautarisme arrogant, et pis que tout, de cette racaille omniprésente. Ils ne visent qu'à vivre en paix de leur travail au sein de leur petite famille sans être "marqués" par leurs ex-alter ego. Dès fois, leurs fils signent dans l'armée française pour rompre.

Un autre tiers - très remuant ces jours-ci - craint pour la paix civile dont la fin proclamée par ses thuriféraires signifierait la mise en danger de leurs positions, prébendes, parfois trafics. Ceux dont les positions ont été acquises légitimement n'ont pourtant aucune raison de s'inquiéter, ce pays est un vieil Etat de droit. Si vous voulez en rencontrer, prenez la liste de la pétition SOS-Racisme ici.
Un grand tiers s'en contrefout ; c'est de l'eau, comme au Bar de la Marine.

Pour ma part, je pense qu'il faut crever l'abcès quelle que soit l'alène choisie.
Vous avez remarqué que nous n'avons pas parlé de l'islam ; parce que c'est un sujet spécial.


Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

samedi 19 décembre 2009

La pétition cévenole de 1788

St Jean du gardSi les royalistes se disputent peu sur l'état idyllique de la société française d'Ancien Régime, il convient pour en saisir la réalité de sauter par dessus les romans historiques pour capter les défauts à la source. C'est en juillet 1788 que Louis XVI, sentant avec bien du retard que le royaume craque de toutes parts et que la banqueroute attendu pour le mois d'août ne relancera pas la machine, décide de préparer la convocation des Ordres. C'est l'administration judiciaire qui est compétente pour cette préparation ; c'est l'administration judiciaire qui est la doléance majeure des Cahiers ! Il est très intéressant de lire les Cahiers de doléances qui sont autant d'instantanés de la société au moment, même si des "modèles" subvenant au défaut d'inspiration furent diffusés en province, à compte du duc d'Orléans dit-on. De nombreux ouvrages y sont consacrés auxquels nous renvoyons notre distingué lectorat. On les trouve dans le fonds impérial de la Gallica.
Pour notre part, nous mettons en lumière la pétition préalable à la convocation des municipalités à l'assemblée diocésaine d'Alès qui rédigera donc le Cahier cévenol. Cette pétition, distribuée par la ville de St Jean du Gard, déjà "parle" beaucoup.

L'an 1788 et le 14è novembre dans l'Hôtel de Ville de Sumène, le conseil ordinaire de la communauté et les principaux habitants d'icelle propriétaires et cultivateurs assemblés et soussignés ;
Par le 1er consul maire a été dit qu'il a reçu copie d'une délibération prise par la communauté de Saint Jean de Gardonenque le 11 courant et dont la teneur suit :
Les citoyens des différents ordres des hautes et basses Cévennes ont considéré que Sa Majesté ayant demandé à tous ses sujets de lui communiquer leurs vues sur la meilleure manière de composer les Etats Généraux ont cru devoir porter aux pieds du trône l'expression de leurs voeux.
Si par une suite d'erreurs perpétrices d'âge en âge il y avait dans un empire diverses classes de citoyens dont les droits et les intérêts soient différents et souvent opposés, une multitude d'abus par suite desquels les moeurs civiles et domestiques même soient altérées, au point que l'oisiveté soit récompensée et l'homme inutile honoré, un tel empire doit périr. La force principale de la nation est dans le Tiers Etat.
En conséquence les citoyens des différents ordres en offrant à sa Majesté et à la Nation le sacrifice de leurs biens et de leurs vies, supplient très humblement Sa Majesté d'ordonner :
- Que tous les contribuables soient appelés à élire des députés aux Etats Généraux librement et à la pluralité des suffrages,
- Que tout représentant du Tiers Etat en soit membre,
- Que tout contribuable soit éligible,
- Que le nombre des députés du Tiers Etat soit au moins égal à celui des des députés des autres ordres réunis,
- Que les fermiers et gens à gages de la noblesse et du Clergé ne soient ni éligibles ni électeurs,
- Qu'en recueillant les suffrages dans les Etats Généraux on les compte non par ordre mais par tête,
- Que les sujets soient instruits pour pouvoir donner à leurs députés des pouvoirs convenables et suffisants.

L'Assemblée reconnaît la justesse de ce qui précède, et attendu que l'allivrement de Sumène est le plus considérable après celui d'Alais capitale des Cévennes, que sa population est d'environ 3000 âmes dont 519 payent la capitation, adhère à cette délibération et prie M. Vaquier 1er consul maire d'en envoyer des extraits où besoin sera. Et se sont signés...
Le marquis de Sumène, Vaquier 1er consul maire, Jean Laget l'aîné 2è consul, etc...
et 256 autres (on a les noms, comme dit Coluche).
On notera pour la petite histoire que les futurs "terroristes" de Sumène, curé en tête, ne signeront pas cette pétition.

Etats à Versailles
Des mots annoncent la confrontation tragique du peuple et des pouvoirs : citoyen, nation, abus, altération des moeurs, périr, tiers-état force principale... Dans ce texte est inscrit tout le désordre des Etats Généraux de 1789, la rebellion du Tiers. Le roi aurait été bien inspiré de lire lui-même ces pétitions au lieu de pousser la lîme et s'en remettre à ses ministres. Il aurait alors présidé les Etats de Versailles en sachant qui le défiait vraiment, et se serait abstenu de feindre de dormir en séance ! Dans les faits, la Révolution était lancée à tombeau ouvert dès 1788. Rien ne l'arrêterait, pas même le respect sincère que les gens du commun portait au roi, seul personnage vertueux de la Cour. Pour leur bonheur, il eut mieux valu la précéder, comme Louis XV en avait eu la prescience, que la subir.

Au mois de janvier 1789, une assemblée préparatoire des trois ordres fut convoquée à Alès sous la présidence du marquis de La Fare, illustrissime maison languedocienne issue de Saint André de Valborgne. Les députés de Sumène ne purent rejoindre à cause des rigueurs de l'hiver et peut-être aussi du manque d'empressement. Le 12 mars 1789, la communauté suménoise fut assignée par huissier et sommée d'envoyer quatre électeurs à la Sénéchaussée de Nîmes pour nommer les huit députés du Tiers et finaliser le Cahier de Doléances. Ce cahier (accessible sur la Gallica, ici) dévoile les nombreux abus du régime en vigueur et tend à l'égalité civile, payée sans qu'on s'en aperçoive par une aliénation de la liberté individuelle. Pourquoi enlever aux Seigneurs les droits de police et de banalité pour les remettre aux mains des communes qui ordonneront le maximum, forceront l'emprunt et organiseront les visites domiciliaires de vérification du "bon esprit" de chacun ? En découlera la centralisation absolue et le despotisme de l'Etat devenu omnipotent. On n'en est toujours pas sorti, mais ces conséquences n'étaient pas prévisibles par les électeurs de Nîmes. L'auraient-ils senti qu'ils n'en auraient pas dévié parce que s'ouvrait enfin devant eux l'opportunité de "gouverner", depuis les petits emplois de proximité qu'ils avaient captés jusqu'aux échelons supérieurs. D'ailleurs comme le fit remarquer Isidore Boiffils de Massanne en son temps, la Déclaration des Droits de l'Homme en préambule de la Constitution de 1791 n'avait qu'un seul article utile à la bourgeoisie, l'article VI :
« La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. » Il s'étonnait alors qu'aucun gentilhomme sensé, un agriculteur bourgeois, voire un négociant n'ait proposé la rédaction suivante :
« Les dignités, places et emplois publics ont été jusqu'ici la plaie de la France ; leur nombre et leurs avantages doivent être réduits au strict nécessaire tellement qu'ils ne puissent tenter la capacité de personne ; ce sera un travail occupant le moins possible de citoyens avec une rétribution juste mais modique. »
J'applaudis. Isidore avec nous !

Sumène
Au mois d'août 1789, commença la série de terreurs paniques et superstitieuses, souvent sans motif qui accompagnèrent cette période de troubles. On forma à Sumène une milice de sécurité, la Garde Bourgeoise, renommée ensuite "Nationale" pour accuellir chez nous tout le diable et son train !


Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

vendredi 18 décembre 2009

Copenhague OK

la seine à parisNormalement nous devrions avoir un accord à Copenhague ce soir. L'enjeu le mérite. Et ce, pour une première raison : ce ne sont pas les chefs d'Etat qui gouvernent mais leurs directeurs de communication. Observons que les grands pollueurs (EU, Chine, UE) semblaient presque d'accord à l'ouverture des débats. Al Gore et consorts avaient gagné la partie. Puis, lorsque le soufflé est retombé après les délires hulotiques médiatisés jusqu'à la nausée, on a vu surgir la mésentente au sein de la conférence. A trop vouloir prouver, on insinue le doute dans les esprits. L'intérêt du public fut revivifié par la violence des manifestants attaqués par les Danois, et par l'instrumentalisation de la "fracture" Nord-Sud.
Arrivent aujourd'hui les "grands" de ce monde pour le tomber de rideau. Barack Obama a laissé percer la chute prévue en déclarant que rien ne serait pire - en terme d'audience - que de revenir de Copenhague avec un consensus de principe. Les pays africains ont endossé le rôle de faire-valoir jusqu'à mettre en demeure le Nord (et l'Australie) de leur payer cash ixe milliards d'euros par an pour un développement durable hyperclean. A cette annonce, l'action Daimler-Benz a fait un bond !

Paradoxalement c'est le "grand pollueur" qui sera le plus favorable à contraindre les autres, malgré son rabâchage sur la révolution industrielle du XX° siècle dont les occidentaux l'ont privé en colonisant l'empire dans une phase d'affaissement. La Chine ne peut plus vivre dans la pollution qu'elle engendre pour rattraper son retard. Elle doit distraire des moyens importants consacrés aujourd'hui au développement échevelé de son économie, vers des solutions curatives coûteuses. Il est donc utile de son point de vue que les autres pays du monde freinent en même temps qu'elle leur pollution et leur développement, pour que le "gap" demeure entre elle et eux.

usine chine
Les Etats-Unis sont une démocratie d'opinion et le battage médiatique des ONG et d'Hollywood va convaincre largement et obliger les pouvoirs locaux et fédéraux à faire propre. L'axe d'Al Gore est bien jugé. Les grands enfants de l'Amérique ne vont pas laissé saloper la Légende. Reste l'autre milliardaire, l'Inde. Ce pays n'est pas vraiment gouverné, du moins son Etat fédéral, le seul à négocier à l'extérieur, n'exhibe que son pouvoir de nuisance, édictant contraintes et règlements pour exister. Le capital indien est rodé aux tracasseries administratives, et vit sa vie sans s'inquiéter des conséquences depuis qu'il a accédé à la sphère financière internationale. Qui va dire quoi à Lakshmi Mittal ? C'est donc le partenaire indien le moins sûr, après la Russie peut-être.

rivière polluée
Le ré-soviétisation du pays - Staline est un grand homme - fait lever les mentons et il ne semble pas venu le jour où les nouveaux csars plieront devant les injonctions internationales comme au temps d'Eltsine. Le pays est une poubelle, ses mers des égouts, mais l'hiver cache la misère sous la neige et hop, le tour est joué. Ce pays d'Afrique exilé au pôle est comme ses cousins tropicaux, tributaire des marchés de matières et d'énergie. Il compte sur l'expression de besoins augmentés dans le tiers-monde pour s'enrichir par la hausse durable des cours. Jusque là il n'investira pas grand chose dans l'écologie, à preuve, les premiers bénéfices de sa ré-émergence sur les marchés primaires ont été versés dans le réarmement !

tigres sibériens
De notre côté, nous avons la chance d'avoir un grand dépensier à compte d'autrui, qui promet l'argent qu'il n'a pas aux pays africains - mais nous emprunterons bien sûr - afin d'obtenir leurs applaudissements. Qui leurrons-nous ? Les Africains ou nos partenaires européens qui savent notre situation comptable désastreuse ? Un demi milliard d'euros par an pour que le petit reître se pavane sur les écrans du monde. C'est finalement plus cher que prévu au budget Communication.
Au fait, M. Sarkozy a inauguré son compte Twitter à Copenhague. Rassurez-vous, c'est le conseiller Nicolas Princen qui tape sur les touches d'ElyseeCop15.


mutant aux 16 orteils
Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

mercredi 16 décembre 2009

Goujats de presse

DatiQue Rachida Dati s'ennuie à mourir au Parlement européen n'étonne personne qui connaît l'enceinte. Elle en avait été prévenue. C'est Babel dans toute son horreur, et le mafiatage des vieux députés durcit la pénétration à l'impossible. Qui peut affronter Cohn Bendit et sa clique avec deux minutes de temps de parole, parole traduite en vingt langues sous délai d'interprétation simultanée, voire différée pour les dialectes exotiques ?
Elle avait cru que sa surmédiatisation et la fréquentation des cent familles - ah, le beau mariage civil et religieux de l'Héritier des Quarante Rois ! - dérouleraient le tapis rouge de Strasbourg et que tout le staff parlementaire n'aurait d'yeux que pour son décolleté. Blanchis sous le harnois des collaborations internationales, le staff est blasé. Elle n'est pour eux qu'une Arabe alibi de Sarko-Rolex, poussée par Simone Veil dans les alcôves du pouvoir, et fille-mère nationale qui plus est, punie à Bruxelles pour intempérance et strip-tease mental. Son livre d'heures de garde des Sceaux reste une anthologie de narcissisme.

Mais capter et diffuser ses réflexions à haute voix, quelles qu'elles puissent être, pour les diffuser ensuite, est basse communication. Utiliser cet enregistrement pour la contrer est basse politique. Herr Bendit est un goujat. Rien de neuf.

Les plus exécrables sont ces journalistes qui au prétexte de "donner toute l'information" passent l'extrait de M6 pour débattre ensuite des limites déontologiques de leur profession et nous dire dans le poste que ce n'est pas bien de piller l'expression orale privée. On a vu ce que la réflexion naturelle de Brice Hortefeux à Seignosse avait provoqué comme ramdam chez les faux-culs ; suivit un échange complètement neutre entre Chirac et Juppé à Bordeaux, qui fut monté en neige pour faire mousser la une. Hélas, la meringue ne prit pas. Entretemps les Suisses étaient passés par là. Et tout le monde est maintenant d'accord : on "en" a trop ! Dehors les burquistes, les hidjabaises et toute la ménagerie intégriste des barbus - poil au nez - qui pollue tout, à commencer par l'Islam. Il arrive quand le référendum sur les Exodus ? On ne gardera que les belles. Et Rachida en sous-maîtresse brandissant le chat-à-neuf-queues, sera dans son registre.

Mais avons-nous mieux "de chez nous" ? S'en sert-on ? La chaisière Boutin craint le Front national plus que l'eau bénite pour s'inquiéter du débat Besson. Elle exige l'arrêt des consultations préfectorales. Diantre. Une contribution intéressante ici. En diagonale, "je pouffe en Lorraine, avec mes sabots", exige des rebeux qu'ils retournent la casquette et leur langue, le verlan n'étant pas autorisé puisque réservé aux apaches à la Villon, et la visière à la Dagobert non plus, qui amortit le coup de matraque.

Morano

Décidemment les médias auront fait leur possible pour enterrer Copenhague.


Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

lundi 14 décembre 2009

Attention à la berlusconisation

Silvio en campagneSur le marché d'images le président Sarkozy est un acteur de poids. L'alpha et l'omega de la démocratie étant le trompe-couillon, tout est bon pour le convaincre, le couillon. A ses frais, bien sûr ; où serait le plaisir sinon. Ainsi, de mauvaises plumes nous dévoilent que la "communication" de l'Elysée est devenu un gros bizness sous le règne du petit reître qui vit son rêve de star. Pour sept millions d'euros par an, cinquante communicants à temps plein organisent l'autofocus présidentiel et déplacent quarante-cinq caisses de matériel de prises et d'éclairage à chaque déplacement de sa majesté [source]. Plus les tabourets en poupée russe.

Ajouté à cela la main mise du pouvoir sur les médias mainstreet par réseau interposé et nous nous retrouvons dans la configuration italienne où le pouvoir médiatique est devenu le pouvoir tout court.
Sauf que !


L'outrance convoque parfois sa copine la violence et qu'un cassage de gueule n'est pas à exclure, à la réserve près que chez nous le "déséquilibré" serait mort ! Je suis allé voir la presse italienne pour qu'elle me parle de ce grand malade. Non, non ! de l'agresseur, Massimo Tartaglia ! tare-ta-gueule en français. Il est soigné depuis dix ans en psychiatrie et la société italienne convient que la popularité ou l'impopularité ne peut absoudre la violence physique. La violence sociale, fiscale ou pénale ? Là n'est pas la question. On est sûr d'une chose : les critiques de la presse peuvent débonder les pires instincts, messieurs les journalistes, retenez-vous, sinon vous serez convaincus de complicité.

sarkozyLes journalistes du Parisien qui ont allumé l'Elysée, posent la question qui tue : « Mais pour quel résultat ? Depuis la rentrée, sa communication [celle de NS] semble grippée, débordée par des polémiques à répétition, démunie face à sa chute dans les sondages. Mezzo vocce, certains se demandent même à l’Elysée si, à trop parler, le président n’a pas totalement brouillé son message…».
Autrement dit, trop de com tue la com.
Surtout quand on ouvre des sujets "grande gueule" comme l'identité nationale et qu'au moment où le débat d'insultes s'installe en préfectures - à ce que disent les fuites organisées - nos doux voisins de la montagne à vaches déclarent à la face de l'Islam conquérant : « Même pas peur ! ».

Berlusconi fut interpelé hier comme "bouffon" par son agresseur. Et pourtant l'Italie est la patrie de la commedia dell'arte. La France est plutôt pire dans son genre.


Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

vendredi 11 décembre 2009

Le grizzli volant

cockpit détaillé de l'A400M
Ça y est, le Monstronaute a décollé du sol andalou sur ses quatre turbopropulseurs de cinq mètres de diamètre et onze mille chevaux pièce ! Quelques chiffres mesurent l'ambition des armées européennes contributaires :

La bête peut arracher trente-sept tonnes de charge utile à moyenne portée mais peut atteindre aussi 3500 nautiques avec vingt tonnes d'emport. Avec une soute de 340m³ il peut avaler un Eurocopter NH-90 ou un Chinook CH-47, voire deux véhicules de combat d'infanterie, ou une compagnie para à 120 hommes complètement équipés, sinon un hôpital de campagne de 125 lits picot avec billard et infirmières. On dit que son train d'atterrissage à douze roues lui permet de se poser partout en moins de huit cents mètres. Reste à comprendre pourquoi il a pris quatre ans de retard.

Les ingénieurs d'EADS savaient que lancer une carlingue nouvelle dotée de moteurs nouveaux et d'une avionique inédite était casse-gueule. Ils avaient proposé de choisir les moteurs Pratt & Whitney éprouvés pour éliminer un tiers d'incertitudes dans le développement, ce qui ne faisait pas l'affaire de la filière européenne. Quatre motoristes ont développé le nouveau moteur : Rolls Royce (RU), SNECMA (FR), MTU (AL) et Ratier-Figeac (FR) pour les pales d'hélices. On va savoir sous peu s'ils ont réussi et si les donneurs d'ordres nationaux ont eu raison. Vu le prix, cent trente millions d'euros pièce, ce serait une bonne nouvelle.


L'autre cause du retard et du surcoût qu'il implique est inhérent à la coopération multinationale. Sauf à voler sur le dos, il faut que cet avion sache tout faire et que les certifications nationales de vol l'y autorise ; ce qui, notons le, n'est pas une mauvaise posture pour de futures exportations, si on les confie ... à Daimler plutôt qu'à Hervé Morin !
Quant au premier ministre qui se paie l'avionneur à peu de frais en déclarant que « il y a des retards invraisemblables ; franchement, on n'en a jamais vus d'aussi longs quasiment dans l'histoire de l'aéronautique. », il oublie par exemple que le gros Boeing C17 fut lancé en 1980 pour n'être livré qu'en 1995 bien qu'il ait eu un seul et unique donneur d'ordres, tant son développement avait été sous-estimé. Au lieu de le prendre de haut, il ferait mieux de "commander" ses ingénieurs militaires irresponsables qui veulent toujours cinquante pieds d'intérieur dans un coque de quarante pour le prix de trente ! On me dit dans l'oreillette que l'armée est du domaine réservé au président de la République. Qui ? Celui qui a fait son sapin à mi-temps au quartier Balard à Paris et qui dînait le soir chez sa maman ?

écorché de l'A400M
Pouvions-nous ré-équiper l'armée de l'air en escadrons de gros porteurs dans une solution purement nationale ? Les "gaullistes" nous disent bien sûr... en oubliant que le seul constructeur aéronautique ayant la capacité de construire un avion de transport en France est justement EADS qui n'est pas strictement français, loin s'en faut.

Au total, l'avion A400M a été commandé à 192 exemplaires au départ pour un montant de 20 milliards d'euros (nouveau chiffre de 25 Mds non encore approuvé), dont 60 exemplaires pour la France et 50 pour l'Allemagne, les deux pays du programme Transall qui arrive au stade du coma dépassé. La ligne de montage est chez CASA en Andalousie.

Dans quelques années, en OPEX, nous aurons l'air moins c.ns d'atterrir avec nos Airbus tout neufs plutôt qu'avec des Antonov biélorusses pissant l'huile, et pilotés par des ivrognes.


Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

jeudi 10 décembre 2009

Fric-frac français à Genève

porte HSBCSommes-nous en guerre avec la Confédération ? On pourrait le croire à entendre l'arrogance de ton de nos ministres à l'endroit de notre voisin, qui décidément les agace de son bon gros bon sens. Le vol de données comptables commis par un cadre informatique français chez HSBC Private Bank à Genève est reconnu par Bercy en des termes on ne peut plus clairs. Le ministère receleur qui se défend d'avoir payé quiconque affirme : « Les informations révélées par l'informaticien ne sont contenues ni dans une liste ni même dans un fichier mais dans une immense banque de données qu'il faut encore décrypter ; dès lors il est aujourd'hui impossible de savoir si elle contient bien des contribuables français, si oui quel est leur nombre et s'ils ont ou non déclaré leurs comptes à l'étranger. »

La grenade fumigène est dégoupillée et nul ne peut savoir si le demi-milliard d'euros de régularisations 2009 annoncés triomphalement par le ministre de l'Enfer Fiscal Woerth participe de cette liste ou de tout autre traque, voire même si c'est vrai. Il n'empêche qu'il y a bien recel d'une "immense banque de données" et que le montage judiciaire en cours chez le procureur Montgolfier de Nice, qui vise à "blanchir" la procédure¹ en fournissant à Bercy et aux Douanes les éléments que Bercy lui avait auparavant transmis de la part du faisan, cache mal le hold up. La banque genevoise minimise l'effraction pour des raisons commerciales en affirmant que les données sont anciennes (2006) et ne concernent pas dix noms, ce qui est faux si on parle de base de données.

ministère de Bercy
Les Suisses sont des gens très posés. S'ils l'étaient un peu moins, il leur viendrait peut-être à l'idée d'acheter quelques bases de données militaires françaises par exemple, donnant des signatures radar, des codes infra-fréquences, et d'en publier les amorces sur le Net. Aux cris d'Hervé Morin, ils répondraient alors qu'on les leur a apportés et qu'ils les ont exploités pour savoir s'ils étaient considérés par la Rue Saint-Dominique comme une menace potentielle. Mais bon, les calvinistes n'ont pas autant d'imagination.

L'effet le plus sûr sera le blacklisting des informaticiens français et étrangers en Suisse. Après la bronca anti-racailles françaises du canton de Genève et la morgue française daubant sur la votation contre les minarets, le vol de la HSBC confirmera aux Helvètes qu'il leur vaut mieux rester à l'écart de l'ouragan fiscal européen et ne collaborer que dans des formes judiciaires parfaitement établies - c-à-d. lentes -, en prévenant les ayant-droits résidents des procédures initiées contre eux.
Reste que le plus sûr moyen pour nous d'échapper à la tonte collaboratrice serait de s'installer dans un canton, avec armes et bagages, définitivement. Quoique HSBC puisse aussi nous installer à Shanghaï ou à Hong Kong, c'est dans leur raison sociale.

Hong Kong de Victoria Peak
On sait désormais que la Ferme Générale de M. Woerth agit indépendamment de toute morale publique. Le recel d'un vol qualifié ne l'effraie pas. Quand ce modeste blogue de moucheron alerte sur la tentation cachée du Trésor Public banqueroutier de séquestrer l'épargne populaire dès que le service de la Dette deviendra insupportable, ce n'est pas un effet de style. Ils y ont déjà mis les doigts en détournant de leur objet les fonds de garanties de la Caisse des Dépôts en 2008.
Pour s'en convaincre, regardons pour anticiper sur notre avenir probable, comment vont manoeuvrer dès demain les Trésors grec et espagnol qui sont au bord de la faillite et ont perdu la cote auprès des agences de notation.


Note (1): Cette transmission par la justice, assure Bercy, rend l?exploitation de ces informations légale: "Elles nous ont été transmises par la justice, il n'y a donc pas recel de données volées". De plus, "elles sont désormais exploitables comme base pour des contrôles fiscaux, dans le cadre d'un fichier autorisé par la Commission nationale informatique de l'informatique et des libertés (Cnil)". (The gag !)



falciani
Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

Articles les plus consultés