mardi 7 janvier 2020

Bagdad Barnum

La lettre** du commandant américain William Seely à son homologue irakien au Ministère de la Défense à Bagdad n'est pas un fake. Elle est la réponse prématurée à la notification officielle de la demande de retrait des troupes étrangères émise par gouvernement, notification qui n'est pas encore parvenue à l'ambassade des Etats-Unis, si tant est que le Premier ministre par intérim s'y résolve. Le couac en est bien un, à moins qu'il ne s'agisse de faire savoir par avance aux autorités irakiennes que les Alliés sont prêts à faire mouvement. Pour le moment, ils cessent leurs opérations contre Daech pour laisser refroidir les fûts.
** (voir en pied de billet)

Contre les Deux Occupants

Un article de Radio France internationale que vous lirez ci-dessous avec son autorisation expresse, nous dévoile que le vote de la Chambre basse a été une mascarade. Seulement la moitié des députés ont répondu à la convocation du président de la Chambre et la résolution a été "adoptée" sans vote. Ce pouvoir en liquéfaction ne peut être pris au sérieux, et l'exécutif qui doit statuer sur la pseudo-résolution est démissionnaire sous la pression de la rue. Voici la situation et l'explication de la thèse des Deux Occupants :



Il est peu utile de se lancer dans le pronostic comme s'y jettent les "experts" médiatiques qui courent les jetons de présence sur les plateaux télévisés (pas de noms, ils font vivre leur famille). Deux raisons à cette retenue : à l'aube d'une guerre, le renseignement est la mère du succès, et il serait extravagant qu'on puisse arracher les vérités détenues par les services américains, britanniques ou français. Deuxièmement, même si Donald Trump est dans le secret, son impulsivité peut à tout moment dévier la trajectoire tactique du Pentagone. Par contre, on a le droit de formuler un souhait :

- Que cesse la dictature sanglante des mollahs iraniens !

Les images des funérailles de Kassem Soleimani diffusées en boucle sur les chaînes de complaisance ne doivent pas masquer l'hostilité du peuple iranien au régime islamique sévère et sa coercition meurtrière sur les gens. On torture et on pend avec grand entrain en Iran. Puisse le défi américain hors d'atteinte du régime iranien provoquer l'effondrement de la charpente théocratique ! C'est tout le mal que nous souhaitons à ce peuple sage et instruit, venu du fond des âges.


**Lettre prématurée du commandement US sur zone

dimanche 5 janvier 2020

La Charte se rebiffe

Dans son chapitre extraordinaire du mois de novembre de l'an passé, la Charte de Fontevrault a soldé les comptes de la Biennale Blanche 2019 qui a fait un four retentissant dans les salons de l'Hôtel Mercure à Tours le 12 octobre dernier. Plusieurs raisons ont concouru à cette contre-performance, excentricité du lieu, routine des présentations, mais c'est plus sûrement le fond même de l'affaire qui était en cause, comme nous ne nous étions pas privé d'en prévenir les organisateurs dans un billet spécifique titré Œcuménisme providentialiste. Ce qui ne les avait pas émus.


La démarche œcuménique visant à l'organisation d'une conversation de tous les mouvements royalistes s'est avérée au final peu suivie, malgré quelques succès d'estime des éditions précédentes à Paris, dus surtout à l'entregent inlassable et l'empathie du président Texier. Si le projet n'a pas percuté, les raisons en sont assez simples : les groupes royalistes, quand ils se parlent, n'écoutent que ceux qui défendent le même prétendant qu'eux : si vous n'en avez pas, vous n'êtes pas royaliste. En ce sens la Charte de Fontevrault qui attend un signe du Ciel pour choisir le sien, est ailleurs, comme aurait dit Michel Jobert. Chaque chapelle étant convaincue de détenir le seul vrai Graal, la position d'attente de la Charte est lue comme un retrait du champ de bataille. Cela n'est plus le cas.

La Charte de Fontevrault a décidé sa refondation autour de son axe majeur que nous expliquerons dans un billet à venir. Elle ne promouvra désormais que le royalisme providentialiste et cessera de faciliter un dialogue inter-chapelles qui s'avèrent quasiment impossible. La Biennale statique est annulée. Elle sera remplacée par une manifestation annuelle de propagande élargie avec conférences instructives, stands et débats. Y seront conviés tous les Français, convaincus et curieux, royalistes déjà ou futurs, etc. La première de ces Rencontres Blanches aura lieu à Pontmain (Mayenne) le samedi 16 mai 2020, la veille de "La Supplique à Dieu pour le retour du Roi". Les autres organes de propagande sont à découvrir par le truchement du blogue de La Charte de Fontevrault et du royalisme providentialiste

Ça repart !

mercredi 1 janvier 2020

Meilleurs Vœux


Royal-Artillerie souhaite la bonne année aux royalistes de France et de partout, mais particulièrement à ceux de Serbie, de Bulgarie et de Roumanie pour lesquels se dévouent les héritiers statutaires des familles autrefois régnantes avec un zèle inlassable. C'est la Roumanie qui semble la plus proche du moment où elle retrouvera une pointe de pyramide permanente, à voir combien les institutions, l'armée et le peuple manifestent d'affection à la princesse Margareta et au prince Radu, en toutes circonstances et chaque semaine de l'année. Respects !
Nous aurons aussi une intention spéciale pour le prince Louis de Bourbon qui est allé au bout de ses convictions et de sa fidélité en portant à l'épaule à la face du monde le cercueil de son arrière-grand-père Francisco Franco lors de la translation des cendres du caudillo espagnol de la Vallée de Los Caidos au cimetière de Mingorrubio. A lui et sa famille nous souhaitons une année de moindre souci même s'ils restent une cible de l'establishment républicain. C'est annoncé.
Un mot d'encouragement aux sections territoriales de l'Action française qui élargissent leur visibilité dans le champ du combat quotidien, et un salut fraternel au Groupe d'action royaliste de Paris qui, se départant de la doxa figée de la vieille maison, consolide un audit du mouvement monarchiste en France et promeut depuis dix ans un militantisme trans-partisan dans le champ social.
Comme l'an dernier, Royal-Artillerie souhaite tous ses vœux de succès aux unités françaises déployées à l'étranger sur nos zones d'intérêt, qui nous protègent des représailles déclenchées par le reflux général de l'Occident. Et puisque sur le tard nous en fûmes, Vive la Coloniale en souvenir de l'Union française qui ne fut pas un crime, n'en déplaise aux jeunes culs serrés de la nomenklatura algorithmique en faveur au Château.


(Quand Jésus-Christ créa la Coloniale)

Quand Jésus-Christ créa la Coloniale
Il décréta qu’fallait des hommes costauds,
N’ayant pas peur du feu, de la mitraille
Et sachant boire le vin et le Pernod.

Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con-ghaï annamite lin-thaï
Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con---ghaï annamite lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Haï haï, môut, haï, baï !
Derrière la cagna bambou
Casser caï-dit, payer nuom-su.

O chu-duot-hoï, mon Capitaine
L'a tout cassé, n’a pas payé.

A Sahigon la ville principale
Où les Marsouins tenaient leur garnison,
Les officiers en pousse-pousse se baladent
S’faisant traîner com'de vulgaires cochons.

Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con-ghaï annamite lin-thaï
Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con---ghaï annamite lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Haï haï, môut, haï, baï !
Derrière la cagna bambou
Casser caï-dit, payer nuom-su.

O chu-duot-hoï, mon Capitaine
L'a tout cassé, n’a pas payé.

Les officiers se payent les Japonaises
Tandis que nous, pauvres Marsouins fauchés
Nous nous payons c’qu’on appelle la terre glaise
Spécialité de nos girons niakoués.

Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con-ghaï annamite lin-thaï
Lin-thaï, môut, haï, baï !
Con---ghaï annamite lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Haï haï, môut, haï, baï !
Derrière la cagna bambou
Casser caï-dit, payer nuom-su.

dimanche 29 décembre 2019

Fin décembre

Pour aller jusqu'aux vœux de bonne année, je vous propose Miles Davis ce soir, Chet Baker demain et après demain Charlie Bird Parker, ou Santy Runyon si je le trouve. Au casque c'est meilleur.


jeudi 26 décembre 2019

Boxing D.

Boxing Day ! Le Piéton du roi remercie du fond du cœur messieurs les présidents de la République, du Sénat et de l'Assemblée nationale ainsi que notre Premier ministre pour la chaleur des vœux de bonheur qu'ils ont adressé à la nation à l'occasion de la Fête de Noël. Comme dans d'autres Etats européens, il eut suffit de ceux du Chef de notre Etat pour satisfaire aux canons de l'élégance morale et intellectuelle, mais trop fort n'a jamais manqué. Merci. Nous souhaitons qu'un soupçon de réciprocité illumine aussi les fêtes musulmanes, juives et bouddhistes. On me dit dans l'oreillette que ça se fait déjà pour la rupture de jeune du Ramadan et aussi au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ; seul Matthieu Ricard n'a pas reçu sa carte pour l'anniversaire du 14° dalaï-lama. J'ignorais. Dont acte !

Chacun aura compris que les petits messieurs, arrivés où ils sont par la vertu d'une médiocrité habile - des chiqueurs ! aurait dit Boutang - n'ont pas les burnes pour souhaiter un Joyeux Noël aux Français. Puisque le Bedeau de Dreux n'a rien dit non plus et son cousin espagnol si peu, nous nous contenterons des vœux de la reine d'Angleterre qui était souveraine de France il n'y a pas si longtemps, en foi de quoi d'ailleurs, M. Guy Mollet avait, en 1956 lors de la crise de Suez, demandé à la Couronne britannique de prendre sous son aile la République française agonisante, empêtrée dans une décolonisation coûteuse. Vieille histoire certes, mais qui montrait combien la République branlait déjà dans le manche. Soixante ans plus tard, elle a tout envahi mais est de partout corrodée, endettée à mort, ridicule et semble ne plus tenir debout que par la violence de la répression des mécontents. L'image qui restera de la République de 2019 est l'éventration de la cathédrale Notre-Dame de Paris !

Ecoutons maintenant Sa Gracieuse Majesté qui parle à nos cœurs du haut de ses 93 ans :


"As a child, I never imagined that one day a man would walk on the moon. Yet this year we marked the 50th anniversary of the famous Apollo 11 mission.

"As those historic pictures were beamed back to Earth, millions of us sat transfixed to our television screens, as we watched Neil Armstrong taking a small step for man and a giant leap for mankind - and, indeed, for womankind. It's a reminder for us all that giant leaps often start with small steps.

"This year we marked another important anniversary: D-Day. On 6th June 1944, some 156,000 British, Canadian and American forces landed in northern France. It was the largest ever seaborne invasion and was delayed due to bad weather.

"I well remember the look of concern on my father's face. He knew the secret D-Day plans but could of course share that burden with no one.

"For the 75th anniversary of that decisive battle, in a true spirit of reconciliation, those who had formally been sworn enemies came together in friendly commemorations either side of the Channel, putting past differences behind them.

"Such reconciliation seldom happens overnight. It takes patience and time to rebuild trust, and progress often comes through small steps.

"Since the end of the Second World War, many charities, groups and organisations have worked to promote peace and unity around the world, bringing together those who have been on opposing sides.

"By being willing to put past differences behind us and move forward together, we honour the freedom and democracy once won for us at so great a cost.

"The challenges many people face today may be different to those once faced by my generation, but I have been struck by how new generations have brought a similar sense of purpose to issues such as protecting our environment and our climate.

"My family and I are also inspired by the men and women of our emergency services and armed forces; and at Christmas, we remember all those on duty at home and abroad, who are helping those in need and keeping us and our families safe and secure.

"Two hundred years on from the birth of my great, great grandmother, Queen Victoria, Prince Philip and I have been delighted to welcome our eighth great-grandchild into our family.

"Of course, at the heart of the Christmas story lies the birth of a child: a seemingly small and insignificant step overlooked by many in Bethlehem.

"But in time, through his teaching and by his example, Jesus Christ would show the world how small steps taken in faith and in hope can overcome long-held differences and deep-seated divisions to bring harmony and understanding.

"Many of us already try to follow in his footsteps. The path, of course, is not always smooth, and may at times this year have felt quite bumpy, but small steps can make a world of difference.

"As Christmas dawned, church congregations around the world joined in singing It Came Upon The Midnight Clear. Like many timeless carols, it speaks not just of the coming of Jesus Christ into a divided world, many years ago, but also of the relevance, even today, of the angel's message of peace and goodwill.

"It's a timely reminder of what positive things can be achieved when people set aside past differences and come together in the spirit of friendship and reconciliation. And, as we all look forward to the start of a new decade, it's worth remembering that it is often the small steps, not the giant leaps, that bring about the most lasting change.

"And so, I wish you all a very happy Christmas".


Et comme le Premier ministre Boris Johnson préfère nous adresser son message de Noël depuis le 10 Downing Street plutôt que de déclamer l'Illiade en grec antique, profitons-en :

mercredi 25 décembre 2019

Joseph de Nazareth

Cette nuit est venu au monde dans le cœur des Chrétiens, Jésus de Nazareth, l'enfant des anges et de Marie, le fils de Dieu. A part son incapacité à loger son épouse dans les douleurs de l'enfantement, le peuple ne sait de Joseph que son métier. Et pourtant que serait devenu le Christ enfant sans ce tuteur au quotidien ? Ce billet de Noël vous parle de Joseph de Nazareth tel qu'en parlent les Evangiles canoniques, et apocryphes un peu. Joseph serait né à Bethléem, fils cadet de Jacob, lui-même descendant de Matthan, d'Eléazar, Elioud, Akhim, Sadok, Azor, Abioud, Zoroabel, Salathiel, Jéchonias à Babylone. La lignée issue des harems du roi David est de sang royal. Son frère aîné Alphée avait quatre fils dont deux étaient mariés. Ainsi parlera-t-on des "frères" de Jésus à la mode du temps : Jacques, Jude, Simon et Iosseph. Les deux épouses, "sœurs du Seigneur", suivront Jésus dans son ministère public.

Le métier de Joseph était la charpente et la menuiserie ; ce qui lui permit de survivre en Egypte où ils restèrent quatre ans. Il s'agrégeait donc aux corporations de bâtisseurs, carriers, tailleurs de pierre, forgerons, qui forment des êtres robustes, durs au mal, solides dans leur tête. Sans doute travaillait-il plus souvent qu'en atelier chez les particuliers qui lui passaient commande et prit-il son fils avec lui comme apprenti dans la tradition juive qui voulait qu'on enseigne un vrai métier aux garçons à défaut de quoi on élevait des voleurs. Jésus vécut comme le fils d'un artisan du peuple, pas nécessairement pauvre, mais de bonne famille et réputation. Avec sa mère, ils furent invités à un mariage traditionnel de plusieurs jours chez une famille aisée de Cana, ce qui marque un certain rang.

L'acceptation de l'enfantement divin est expliqué parfois de manière simple : le songe* lui donnant sa mission. Notons qu'à l'annonce des espérances de Marie, Joseph ne rompit pas publiquement les fiançailles mais demanda à la jeune étourdie de s'éloigner de lui pour ne pas encourir les foudres familiales. Les fiançailles étaient une situation pré-matrimoniale bien plus sérieuse qu'aujourd'hui. Tout laisse à penser que le songe* l'intéressa à deux titres : la fidélité de Marie et autre chose. Naziréen disent certains, Joseph aurait fait vœu d'ascétisme et aurait répondu à la convocation du Grand Prêtre. Ce vœu de chasteté temporaire à cette époque pouvait plus rarement devenir perpétuel. La situation nouvelle l'arrangeait dans sa piété.
Voici le songe chez saint Matthieu :
*Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit saint ; elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (1, 21-22).


Joseph qui ne s'approcha jamais de Marie avant l'accouchement, fut le père nourricier et l'éducateur du Christ qu'il envoya à l'école rabbinique où il apprit par cœur les versets de la Torah qu'il régurgitera plus tard devant les maîtres du Temple. Joseph protègera courageusement ce fils spécial et s'effacera dans la saga christique avant que celui-ci n'entame sa vie publique, après toutefois le jour de la fugue au Temple où Marie le mentionne tellement inquiet. Ce qui n'empêchera pas Jésus de le remettre à sa place de manière cavalière. Cette séquence est très bizarre mais subit-on peut-être la brutalité d'une traduction littérale de l'araméen. On ne sait quand et où mourut Joseph et cette absence est une injustice.

D'aucuns, après de savantes recherches et conjonctures, lui donnent soixante ans passés et une agonie douloureuse que seule la récitation de psaumes par son fils apaisait. Une très ancienne tradition dit que Jésus avait atteint l'âge de dix-neuf à la mort de son père. Ceci induit que jusqu'à son entrée dans le monde à trente ans pour y accomplir ce pourquoi il était né, il travailla pour nourrir la famille comme Joseph le lui avait appris. Et Marie qui devait avoir trente-cinq ans resta veuve à servir ce fils que l'ange Gabriel lui avait confié.

Le croyant peut regretter le silence des écritures canoniques sur la vie de Jésus chez son père, car on a besoin de modèles et Joseph fut vraiment l'archétype d'une vie exemplaire, de foi, d'intelligence (il évite les pièges du pouvoir sanguinaire hérodien) et d'abnégation. Son déclassement par l'Eglise primitive reste un mystère. Aussi finirons-nous par cette prière que nous récitait ma mère :


Je vous salue Joseph
Vous que la grâce divine a comblé
Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux
Vous êtes béni entre tous les hommes,
Et Jésus, l'Enfant divin de votre virginale épouse est béni
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu
Priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail
Jusqu'à nos derniers jours
Et daignez nous secourir à l'heure de notre mort
Amen !




Avèm ausit las aubadas
Que se'n venon de sonar
Sus de trompetas dauradas
Dison qu'un Daufin serà
L'una fa : "Tarara tararèra
Lintampon ladèri tampon"
E l'autra li fa lo respon :
"Tarara tarara tararèra
Lintampon ladèri tampon"
Novèl vengut pichon popon.

Quand dintrarem dins l'estable
Li tirarem lo capèl
Li direm : "Enfant aimable
Venèm vos cantar Noël"
Un farà : "Tarara tararèra
Lintampon ladèri tampon
E l'autre farà lo respon :
"Tarara tarara tararèra
Lintampon ladèri tampon"
Novèl vengut pichon popon.

Sonatz pifres e trompetas
Timbalas e caramèls,
O vos claras campanetas
Ambe lo còr dels angèls
Digatz-li : "Tara tararèra
Lintampon ladèri tampon"
E cadun farà lo respon :
"Tarara tarara tararèra
Lintampon ladèri tampon"
Novèl vengut pichon popon.

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