lundi 16 mars 2009
samedi 14 mars 2009
Colloque AF à SciencesPo
Le site indispensable Maurras.net annonce au détour de sa rénovation le troisième colloque de SciencesPo sur L'Action française. Ayant goûté la production des deux premiers, j'invite tout lecteur francilien de ce blogue à prendre la peine d'assister à une demi-journée au moins de cet évènement exceptionnel. Le thème général de ces colloques est "L'Action Française - culture - société - politique" et la troisième tenue s'intitule :« Le maurrassisme et la culture »
Le colloque piloté par Olivier DARD, Michel LEYMARIE et Neil McWILLIAM, est organisé au 56 de la rue Jacob à Paris dans le cadre du Centre d'histoire de Sciences Po avec le concours de l'Institut de Recherches Historiques du Septentrion de Lille, du Centre Régional Universitaire Lorrain d'Histoire de Metz et de la Duke University de Caroline du Nord.Voici un abrégé du programme que vous pouvez consulter in extenso en ligne en cliquant ici.
Mercredi 25 mars après-midi : "Avant le premier conflit mondial"
Thèmes : De Drumont à Maurras, une veine pamphlétaire ; Léon Daudet pamphlétaire ; Bainville, une critique culturelle éphémère ? Autour de la Revue critique des idées et des livres ; L'Indépendance avec ou sans Maurras ? Les chroniques de la vie ordinaire dans L’Action française.
Jeudi matin 26 mars : "Philosophie, politique et esthétique (1)"
Thèmes : Les philosophies bergsonnienne et blondélienne face au maurrassisme ; Les maurrassiens et Péguy ; Gide, un « anti-Maurras » ? Maurras et la notion de race ; Against Kant and Kultur: The Cultural Criticism of the Action française in the Great War ; Les germanistes français et le maurrassisme : le cas Louis Reynaud.
Jeudi 26 mars après-midi : "Philosophie, politique et esthétique (2)"
Thèmes : Maurras lecteur de Rousseau et de Chateaubriand ; Discordances dans l’interprétation du classicisme maurrassien ; L'anti-romantisme des maurrassiens ; Maurras et l’Antiquité ; Maurras, les maurrassiens et Jeanne d’Arc ; Maxime Réal del Sarte (1888-1954), sculpteur engagé.
Vendredi matin 27 mars : "Figures et acteurs"
Thèmes : L’Action française et la question de l’art national ; Henri Massis ; Thierry Maulnier ; Trois enquêtes et un hommage ; Les Camelots du Roi, une jeunesse engagée dans la fiction romanesque.
Vendredi 27 mars après-midi : "Sous Vichy et après la Deuxième Guerre mondiale"
Thèmes : Du classicisme réactionnaire à celui de la Résistance française : l’Action Française, “The Wagner problem”, et le compromis idéologique de Vichy ; Des maurrassiens aux prises avec le nationalisme intégral (1941-1948) : rupture résistante ou coexistence ? Maurrassiens et gaullistes en revues ; L’Action française, l’histoire et les historiens après 1945 ; Boutang/ Maurras : relecture ou révision ?
Conclusion des travaux.
Aux pupitres (par ordre d'entrée sur l'estrade) :
Michel Leymarie, Michel Grunewald, Grégoire Kauffmann, Philippe Secondy, Christophe Dickès, Laurent Joly, Thomas Roman, Priscilla Parkhurst Ferguson, Neil McWilliam, Michael Sutton, Jérôme Grondeux, Jean-Michel Wittmann, Carole Reynaud Paligot, Martha Hanna, Robert Kopp, Gaetano De Leonibus, Christian Amalvi, Gerd Krumeich, Agnès Callu, Michela Passini, Olivier Dard, Ludovic Morel, Francis Balace, Pierre Nora, Jane Fulcher, Bénédicte Vergez-Chaignon, Rodolphe Lachat, Guillaume Gros et Jean-François Colosimo.
INSCRIPTIONS
S'inscrire sans tarder par e-mail à : contact.centre-histoire@sciences-po.fr
ou par fax au 01 58 71 71 96

ARCHIVES
I.- Compte-rendu du premier colloque L’Action Française : culture, politique, société (I)
Paris — 21, 22 et 23 mars 2007
Une recension par Tony Kunter chez Maurras.net en cliquant ici .
II.- Compte-rendu du deuxième colloque L'Action Française : culture, politique, société (II) : Charles Maurras et l'étranger.
Metz - 15 et 16 mai 2008
Un ouvrage d'Olivier Dard et Michel Grunewald présenté chez le même.
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La mitre à pointe
« La loi de Dieu est au-dessus de n'importe quelle loi humaine. Alors, quand une loi promulguée par des législateurs est contraire à la loi de Dieu, cette loi n'a aucune valeur » (Mgr Sobrinho, Recife (Pernambuco). Bravo ! Le prélat tropical a excommunié la mère d'une fillette de neuf ans enceinte des œuvres de son beau-père qui la violait depuis l'âge de 6 ans, parce qu'elle l'a fait avorter. Le chirurgien qui a opéré la gamine - qui risquait de succomber avant le terme impossible d'une grossesse gémellaire dans des organes à peine éclos - a été excommunié de même. Une décision aussi grave pour les prévenus est-elle le résultat d'une audience, sinon ressortit-elle à l'oukase ? Il n'y a que les abrutis des régimes totalitaires qui jugent sur les dispositions sèches du Code. Nul n'attendait que le porte-flamme de l'invincible charité se change en bourreau de l'âme.
Ce diocèse est celui du défunt Dom Helder Câmara ...
Si la mère est une catholique messalisante, l'excommunication équivaut à la mort mystique car elle est désormais non seulement retranchée de la communauté des fidèles mais encore barrée du Paradis. A se demander si l'archevêque est bien conscient qu'il est là pour guider le troupeau effrayé de son destin comme le signale à tous la crosse de sa fonction, ou au contraire pour juger ex-cathedra et condamner avec exécution immédiate de la sentence dans la grande tradition de terreur théocratique que l'on croyait engloutie dans un passé oublié. Ni appel, ni cassation comme au bon vieux temps de Dom Bernardo.
Si la vie est sacrée parce que cadeau de Dieu, comme nous le rappelle le Vatican dans cette affaire, il n'est écrit nulle par qu'elle doive aussi emprunter l'urètre d'un salopard qui abuse régulièrement d'une enfant. A faire justice et croire en même temps en la sagesse divine, autant tuer sur le champ tous les protagonistes de ce drame en adressant le nœud gordien à ce Jésus Christ des derniers jours qui Lui saura démêler les attendus que nous ne savons pas hiérarchiser (codex des Albigeois, dit de Béziers).
Mais voilà, les hommes ne sont pas tous d'accord pour s'en remettre aux puissances invisibles, aussi ont-ils inventé cette sorte de justice imparfaite et provisoire qui sert de garde-fous ici-bas à l'espèce la plus féroce de la planète Terre.
Mgr Sobrinho a atteint et franchi son seuil d'incompétence au moins comme obstétricien. Il est temps de le retirer du circuit avant le manège aux chapeaux rouges. Il n'y a pas qu'à la FSSPX qu'on doive revoir les tableaux d'avancement.
Terminons par un commentaire "neutre" : « Il y a des fois où il faut se taire. C'est tout. Ne rien dire. Bien sûr cela reste grave des choses comme cela, mais il y a un moment où il y a la loi et où il y a l'application de la loi. C'est ce qu'on appelle l'épiquie¹ » (Mgr Genoud, Lausane (Suisse).

Note (1): Vertu par laquelle on se relâche de la rigueur de la loi par principe d'humanité et d'équité naturelle.
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jeudi 12 mars 2009
L'exode à défaut de réforme
Pour les économistes Pierre Cahuc de Polytechnique et André Zylberberg du CNRS, les réformes économiques et sociales du président Sarkozy ont échoué et placeront la France d'après-crise dans une position pire qu'auparavant. Erreurs d'axes, profusion de projets mal ficelés destinés d'abord à noyer l'opposition, projets retirés d'ailleurs au premier cran sauté de la cote de popularité, aucune réforme de fond qui ne soit compensée en sous-main pour acheter le silence des catégories touchées, lesquelles paradoxalement voient in fine s'améliorer leurs positions parasitaires, comme les syndicats et les cumulards. Quoi de neuf, docteur ?Ces messieurs de l'intelligentzia universitaire iront-ils jusqu'à nous dire que le brouillard politique actuel participe de la crise systémique du régime démocratique qui par essence sert de marchepied aux plus malins des hommes de pouvoir, camelots de Noël et bateleurs de foire, avides de gloire, de parades motorisées comme le Béchir du Soudan, impatients de se voir à la une des journaux du matin, dans des reportages critiques ou louangeurs, ou des photos volées, n'importe quoi dès lors qu'on écrase ses pairs par le matraquage médiatique avec le faux espoir de laisser en prime une page d'Histoire.
De ses deux premières années de présidence ne resteront du petit reître que Carla Bruni à poil et le retour dans les commandements intégrés atlantiques !
Notre démocratie d'images est devenu un jeu vidéo et notre maître à sauter le Super Mario de la Galaxie. Ou le barbier de Séville, figaro-ci, figaro-là ! Les résultats apparaissant catastrophiques aussitôt que les stations de ski se seront vidées, les prochaines élections (européennes cette fois, mais ce pourraient être n'importe lesquelles) seront la soupape périodique des humeurs d'un électorat en pleine errance idéologique ; ce même peuple qui accorde aujourd'hui 71% d'opinions favorables à Jacques Chirac, président inutile de l'Immobilité et du Salon de l'agriculture ! Seraient-ils bons les résultats qu'ils ne le seraient pas été assez, et le zapping fonctionnerait de même, pour changer d'écran. Au suivant, au suivant ! Le peuple des veaux clique !La crise mondiale nous convoque à la piqure de penthotal. Le château de sable de nos retraites, l'impéritie de nos banquiers, le mélanome syndical, l'intoxication de l'industrie par l'énarchie, la flibuste politique qui campe dans les allées parlementaires - ces fameux connards de M. Villepin - la bureaucratie universelle qui ronge libertés et ressources rétreintes, et les faux-semblants de solidarité gagés sur la banqueroute promise, tout cela peut s'écrouler demain si d'aventure les payeurs de dernier ressort, nos enfants et leurs enfants, s'en vont !
La mondialisation qui sert de bouc émissaire au désert de nos projets, ouvre un champ inédit aux générations montantes, celui de l'exode facile. Grâce à la démobilisation douanière et la dérégulation générale, il suffit de parler la langue du pays cible pour s'y rendre et y faire son trou. Si les pays francophones ne sont pas dans le top-50 en dehors du Canada et de quelques pays d'Afrique, avec l'anglais ou l'espagnol on couvre presque tout le spectre.Le mouvement a commencé. Dans la dernière décennie, c'est l'entreprise qui expatriait ses collaborateurs pour développer ses marchés étrangers. Ainsi croisait-on en Chine des "expat" anglicisants qui couraient d'un hôtel à l'autre engoncés dans l'uniforme réglementaire bleu et gris. Puis vinrent les "Chung Kuo-thru"¹, souvent juifs d'ailleurs, qui traçaient leur route en polo et caterpillars, parlaient mandarin ou cantonais et vivaient seuls à la chinoise, dans la grande tradition des Missions de Paris. Leurs sous dépendaient des succès de leur intermédiation entre les usines chinoises et occidentales, activité désignée par le "trading". La plupart en fin de carrière s'établissent "consultants" dans un appartement de la côte chinoise et deviennent des "moins de 6 mois"²
Mais le phénomène récent est l'immigration "vulgaire", celle des commerçants ou artisans un peu gonflés qui apprennent le chinois pour ouvrir boutiques ou ateliers ou restaurants au coeur même de la capitale nationale ou provinciale, et ... risquent d'y faire fortune. Leurs enfants arrivent déjà dans les écoles françaises ou occidentales des grandes villes avant que, dans peu de temps, ils ne les mettent à l'école chinoise parce que son niveau monte. Leurs cursus universitaires se dessinent au sein de la compétition internationale. La Chine a aujourd'hui des facs de premier choix comme celle, entre autres de Zuhai où professe un des lecteurs américains de ce blogue. Le top évidemment est d'intégrer l'Université Qinghua de Pékin ou l'Université de Hong Kong, mais l'examen d'entrée est assez difficile. Les Français se cosmopolitisent plus rapidement qu'à l'époque de l'empire.Incrustés ailleurs, ils sont déjà nombreux puisqu'ils font vivre 667 agents du Quai d'Orsay en France et 2000 agents consulaires expatriés. L'usine à papier traite 6 500 copies d’état civil et délivre 800 passeports par jour ouvrable. Combien sont-ils nos compatriotes ?
Au 31 décembre 2007 : 1.326.087 inscrits sur les registres du Quai. Les non-inscrits sont estimés à 900.000, ce qui ferait donc 2.200.000 ; le chiffre progressait de 4% par an jusqu'ici. Malgré ou à cause de la Crise, il s'accélère, et les non-inscrits progresseront plus vite que les autres, du moins dans les activités économiques individuelles ou familiales, pour des raisons fiscales et de police aussi.
Tous ces gens proviennent des forces vives de la Nation, ils en sont même la crème pour réussir comme ils le font sans diplômes souvent. Jusqu'ici on parlait de la fuite des cerveaux pour se flatter un peu, mais les populations de "savants" n'étaient pas énormes. Le drainage actuel de M. Toutlemonde-un-peu-courageux posera les mêmes problèmes bientôt que ceux provoqués par l'immigration choisie sarkozienne dans les pays d'émigration où les meilleurs partent.
Pour nourrir la Bête qui ne crèvera pas tant qu'il restera l'épargne des ménages à dévorer, resteront les poissons d'eau douce, les entrepreneurs de beau temps, les petits miquets de la Haute et ces couillons d'épargnants qui auront tout mis dans la Rente et le Livret A.
Ceux qui sont partis savaient que le pays ne se réformerait pas sauf cataclysme mondial. Même pas ! La crise financière et économique d'aujourd'hui leur donne plus que raison si ces messieurs de la haute intelligentzia ne se sont pas trompés dans leur diagnostic professionnel. Et j'ai bien peur que non !
Réfléchissez pour vos enfants, ouvrez vos yeux dans votre sphère de conscience sociale, et achetez un atlas. Vous reviendrez en touriste riche "faire" nos réserves d'indiens, nos bantoustans et visiter nos caves blindées et nos mosquées neuves.
Le bouquin "Les réformes ratées du président Sarkozy" de Cahuc et Zylberberg sort chez Flammarion. Présentation ici.

Note (1): terme anglo-chinois de Hong Kong signifiant littéralement "traverseurs de la Chine".
Note (2): expression désignant les ressortissants français établis à l'étranger pendant six mois et un jour par an, le passeport faisant foi, et dont les revenus extérieurs ne sont pas imposables en France comme le veut le Code des impôts. Johnny Halliday est le cas-type, mais ils sont des centaines de milliers.
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mercredi 11 mars 2009
Du Tibet à la Mer de Chine
La militarisation actuelle de la province himalayienne et de ses marches historiques au Qinghai, Gansu et au Sichuan n'a d'autre but que de ne pas faire perdre la face à l'Etat central vis à vis de son propre peuple. L'ordre règnera quoiqu'il en coûte, à la réserve près que son maintien s'exercera à huis clos pour prévenir tout "détournement" d'images mal-intentionné. Et c'est bien ce qui met en rage la presse internationale, littéralement kidnappée dans la zone précitée.
Si le couvre-feu médiatique au Thibet était attendu par un moyen direct (refus des sauf-conduit) ou détourné (carence de sièges dans les transports), la chasse aux journalistes en périphérie de la TAR (Tibet Autonomous Region) contredit les assurances données en 2008 par le Ministre des Affaires étrangères à Pékin pour apaiser alors la bronca internationale avant les Jeux olympiques. Elles stipulaient que tout le territoire chinois (sauf la TAR) était accessible sans préavis ni préalable par les journalistes étrangers.
Edward Wong et Jonathan Ansfield du New York Times, ont été détenus le 27 février par la police anti-émeutes au bureau de sécurité du Gansu pendant 20 heures sans boire ni manger, puis mis dans l'avion de Pékin. Un cliché pas assez rapide leur a valu un bras démonté et l'appareil photo en miettes. Beniamino Natale de l'agence italienne ANSA a été détenu 2 heures à Guinan (Gansu) pour avoir visité un monastère le 9 mars. La veille, Isabel Hormaeche de TVE Madrid et son équipe ont été arrêtés par la police de Ganzi (Sichuan), leurs enregistrements détruits, et pour finir, eux-mêmes convoyés pendant 200 kilomètres hors de la province.
Katri Makkonen de la télé finnoise a été arrêtée plusieurs fois et son véhicule escorté sur la route de Tongren à Xiningin (Qinghai). Son permis de conduire chinois lui a été enlevé jusqu'à ce qu'elle fasse sur le capot de la voiture une déposition sur son emploi du temps des derniers jours.
(source FCCC - Foreign correspondents' club of China)
L'agence Associated Press a rapporté le même genre de misères faites à ses équipes au Sichuan et au Gansu. Inutile d'ajouter que les assistants chinois de toutes ces agences se sentent très menacés. Des collabos !
Nous savons que l'empire céleste ne fonctionne pas avec nos codes et que l'insurpassable supériorité chinoise sur tout ce qui marche ou rampe sur terre ou dans les mers, n'acceptera jamais les codes étrangers sauf à s'en émerveiller. Contrairement à notre perception, l'époque des "traités inégaux" qui vit le vieil empire dépecé comme un vulgaire bantoustan, reste en mémoire et s'apprend dès l'école primaire.

Mais la semaine ne se passe pas dans les brumes du printemps himalayen. La semaine est "navale". L'affaire des bronzes volés d'Yves Saint-Laurent est un épiphénomène, la revendication de souveraineté chinoise sur les Îles Spratleys, réitérée ces jours-ci, présage, elle, d'un engagement naval sans retenue si les riverains s'avisaient de broncher.
Cette semaine, le chasseur de sous-marins américain USS Impeccable a été "poussé" hors de la zone économique exclusive chinoise par cinq patrouilleurs lancés de la base de Yulin (Haïnan). Ils ont même envoyé le pavillon de beaupré qui est une marque agressive. Que l'Impeccable navigue dans les eaux internationales à 120 km de l'île chinoise ne les a pas émus, puisqu'ils se disent souverains de toute la Mer de Chine du Sud jusqu'à l'archipel des Natuna, qu'ils disputeront un jour à l'Indonésie. Le temps des jonques armées est révolu, leur navires de guerre atteignent la capacité occidentale même s'ils restent en retard sur la conduite d'opérations combinées et la manoeuvre d'escadre.
Toujours à l'effet de propagande, la marine chinoise fait plus que sa part dans le convoyage de navires marchands autour de la Corne d'Afrique, et sa disponibilité est très appréciée des armateurs, autant sans doute que son manque de scrupule à tarir la piraterie somalienne en ouvrant le feu. Un navire taïwanais a transmis un message de compliments au renfort apprécié du "grand frère".Si la mission du contre-amiral Zhang Deshun est d'abord d'escorter les navires chinois, ses deux destroyers sont aussi appelés par les allemands, les italiens, les singapouriens et même les chypriotes. Est-ce cette hyperactivité qui a motivé le détachement de deux destroyers nippons afin que les porte-containers japonais ne soient pas escortés par la marine céleste ? Sans doute aucun, l'image ferait un triomphe incroyable !
Pour marquer leur espace ils doivent "démilitariser" la Mer de Chine en expulsant la 7th Flotte américaine du détroit de Formose. Tout sera bon, y compris l'enrôlement de leurs voisins dans cette croisade nautique, pour marquer la limite de fourniture de la démocratie étrangère qui dérange là-bas tout le monde. Car au fond il s'agit bien de cela. La démocratie est un virus dont on n'a pas le vaccin, et le PCC n'entend pas chopper cette maladie médiatiquement transmissible capable d'abaisser un pays aussi puissant que l'impérial Japon, sans parler même de la sainte Russie !
Je ne crois pas qu'Obama puisse les convaincre du contraire, d'autant qu'ils détiennent la poche de perfusion en bons du Trésor américain, ce que le vice-ministre Yang Jiechi est venu dire aujourd'hui à Timothy Geithner, le nouveau secrétaire au Trésor.

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mardi 10 mars 2009
Qui commémorera l'esclavage ?
Les foules antillaises portent des calicots dénonçant la rémanence de l'esclavage. Le mot est devenu un slogan de récupération politique. En ces temps de flagellations, l’Etat français qui avait commandé un rapport d’enterrement au Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, a dû décréter en 2006 le 10 mai comme journée nationale commémorative. Finalement la pie Taubira et le terroriste Dieudonné auront eu gain de cause, et c’est très bien. La seule question qui vaille est : pourquoi ? pour qui ?Les régimes qui ont précédé le nôtre, ont tour à tour réglé et aboli l’esclavage pour des motifs essentiellement économiques. Ces régimes se sont annulés l’un l’autre et il va être difficile de faire souscrire le bon peuple à l’expiation générale, lui qui n’en peut mais, étranger complètement à cette abomination. Trois ordres toujours établis mais qu’on ne dispute pas, sont parties prenantes dans la question nègre :
Le premier ordre est la bourgeoisie négrière qui amassa des fortunes considérables par la traite des noirs. Cette bourgeoisie, qui fit la richesse de villes comme Nantes, a des héritiers qui pètent dans la soie loin du fumier ancestral qui au dire de certains fumerait encore. Ces gens-là portent la marque indélébile de l’ignominie. On veut des noms ! Facile, mais attentatoire à la sûreté de l’Etat ; passez muscades et bronzez donc aux tropiques, y a rien à voir.
Le second ordre est l’aristocratie des plantations qui a mis en culture le Nouveau Monde en investissant tout dans la sueur à bon marché. Celle-là aussi a des héritiers qui pour certains profitent encore des retombées financières des exportations de denrées qui ont enrichi leurs familles. Sans discernement, on va se venger sur les seuls Békés de Martinique qui malgré tout ont positivé l'Histoire en prenant les risques commerciaux ou industriels pour lancer des entreprises qui se développent encore aujourd'hui et emploient beaucoup de monde. Le groupe béké martiniquais Bernard Hayot par exemple, rémunère 6000 collaborateurs sur douze pays. OK?
Le troisième ordre est la réunion des églises qui se réclament de l’Ancien testament et qui ont accompagné dans la plus parfaite hypocrisie compassionnée la souffrance des esclaves, leur promettant quelque repos dans une vie meilleure. Leur acceptation de la traite provient d’un simple texte qui remonte au déluge et que nous citons ici sans le sectionner.
Genèse 9
«18 Les fils de Noé, qui sortirent de l'arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.
19 Ce sont là les trois fils de Noé, et c'est leur postérité qui peupla toute la terre.
20 Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.
21 Il but du vin, s'enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.
22 Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères.
23 Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.
24 Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.
25 Et il dit: Maudit soit Canaan! Qu'il soit l'esclave des esclaves de ses frères!
26 Il dit encore: Béni soit l'Eternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave!
27 Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave!»
Sem fonda la lignée des peuples sémitiques dont l’un d’eux fut l’élu de Dieu.
Japhet fonda la lignée des peuples aryens.
Cham donna à travers son fils Canaan la lignée des peuples noirs.
Pourquoi se poser plus de questions ? Les souffrances sont choses communes sur cette terre, et si le patriarche Noé a maudit son cadet un soir de cuite, qu’y pouvons-nous, se dirent les clercs.
Et le bon peuple de France dans cette querelle ? Libérée très tôt, la paysannerie française perdit le goût de cendre de la servitude et ne l'aurait pas acceptée plus tard ni pour elle ni pour autrui. A part les matelots des flottes nantaises, le peuple ne s’est commis ni de près ni de loin dans la question nègre, et je ne vois pas en quoi on déciderait de le convoquer maintenant lui, au jour de l’expiation. Il ne s'y trompe pas vraiment quand il offre à 51% l'indépendance aux DOM-TOM. Enfoncé dans la Dette jusqu'au cou, envahi, sans projet d'avenir, il découvre une solidarité à sens unique et voudrait "larguer les problèmes" comme l'ont fait avant lui tous ses voisins européens.
Marchera-t-il chaque 10 mai contre un esclavage lointain cessé depuis cent soixante ans ?
En lieu et place de ces défilés grotesques qui s’estompent au milieu de tant d’autres - on défile chaque jour à Paris - pourquoi ne pas graver dans le marbre l'ignominie et laisser s'y déposer la mousse du temps ?
(1) Dans chacune des mairies des ports du commerce triangulaire, sceller une plaque d’indignité dénommant les familles de la ville qui ont tiré un profit direct de la traite. Direct, car on épargnera les charpentiers de marine, les voiliers, cordiers, etc. sinon toute la commune y passerait. Les noms de marranes qu’on y retrouvera parfois interpelleront certaines communautés, d’autant plus que leurs activités de traite remontent à des siècles. On peut prévoir aussi des jumelages à l'étranger, jusqu'en Afrique.
(2) Dans nos départements et territoires d’outremer, mais dans les DOM surtout, érection de stèles expiatoires sur les quais d’honneur des ports d’entrée, mentionnant non pas le nom de tous les malheureux survivants de l'atroce voyage – d’autant qu’ils n’avaient pas de nom – mais celui des propriétaires fonciers qui les ont accueillis dans leurs riantes plantations, où bien sûr se dressait quelque chapelle ou église pour la communion du dimanche. D'accord, il faut retrouver les factures !
(3) Et finalement, soumettre une requête au Vatican mais pas seulement, à Cantorbery aussi, et dans les églises réformés d’Europe et d’Amérique qui nous font la leçon, pour l’instauration d’une cérémonie œcuménique expiatoire le même jour chaque année en tous lieux de culte chrétien, non pour arracher des larmes aux fidèles qui s'en moucheront, mais pour flageller les pontifes qui ont laissé faire, sans parler même de celui qui lança la traite comme on l’aurait fait d’une croisade (cf. la bulle de 1452 de SS Nicolas V).
Pour finir, la République pourrait donner un jour de congé outremer, où l’on fêterait dans la joie et la bonne humeur de ne plus être aujourd’hui la chose des puissants. On peut bien se leurrer un jour par an ! Mais qu’on laisse le peuple de France hors du coup, il n’y est pour rien et a le droit terrible de s'en étonner !
Et à l'occasion, s’il lui reste du temps sur son agenda chargé, le grand Kouchner du Quai d’Orsay devrait demander aux émirats de la péninsule arabique et aux héritiers de l'Empire ottoman d’en faire autant qu’à Nantes, et de clouer des listes à la porte des palais princiers. Non, c’est une blague ! Déjà qu’on a un mal de chien à leur vendre les chars Leclerc et les avions Rafale !
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dimanche 8 mars 2009
Conférence Chauprade Gouguenheim
Lors du colloque universitaire organisé par les Amis de Guy Augé le 2 avril 2005, Claude Rousseau rappelait que « Pilate avait deux belles vertus, la lucidité et la force. La première lui avait permis de résister aux persuasions des pontifes ; la seconde de résister aux cris d’un peuple mutiné. Elles n’ont pu cependant empêcher de crucifier l’Innocence ».La lucidité est convoquée par Lys de France pour une double conférence le 28 mars à Paris. S'ils sont innocents au fond de leur coeur, seul vrai juge du dernier ressort, Aymeric Chauprade et Sylvain Gouguenheim savent l'effet des crucifixions médiatiques ! Le premier a pulvérisé la thèse du relais arabe dans la tradition grecque dans son bouquin "Aristote au Mont St Michel", le second n'a pas mesuré assez minutieusement ses empathies discrètes à la résistance. Ils vont nous expliquer tout cela...

Le 28 mars il présentera son dernier livre « Les relations mariales des chevaliers teutoniques » que l'on pourra acheter sur place et faire dédicacer par l'auteur.

Dénoncé par Le Point pour complaisance envers la thèse du complot établie par Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard, il a payé sa "lucidité" de son éviction récente de l'Ecole de Guerre par le ministre de la Défense Morin.
Il nous présentera son livre « Le retour des civilisations dans la géopolitique mondiale ». Achat sur place et dédicace.
Conférences Lys de France
174 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris
(entrée au fond de la cour)
M° St Philippe-du-Roule
le samedi 28 mars 2009
à 20h00 précises
(soyez ponctuels)
Participation aux frais : 5 €
et verre de l'amitié
S'inscrire sur le site sinon chez
Lys de France
BP 80 434
75327 Paris Cedex 07
(places limitées)
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vendredi 6 mars 2009
Paradis fiscaux

Les gouvernements paralytiques des démocraties occidentales, agacés de ne pouvoir faire aux yeux de leur opinion publique rien de plus spectaculaire que d'afficher des milliards en masse, se méfient de l'obscénité de leur posture au travers des verres grossissants que portent les soutiers dessillés de leurs économies en péril. Cette posture vaniteuse à compte d'autrui, nourrit l'insurrection qui vient, et ils s'en rendent compte. Aussi partent-ils en guerre pour distraire le benêt et noyer le poisson.
Les moulins de cette Mancha moderne qu'est la nouvelle mondialisation s'appellent "paradis fiscaux". Haro sur les moulins ! Le duumvirat constitué de l'Allemagne et de la France forme le nouvel Axe (hache au rosbifland). Et ça va chier aux Iles Vierges britanniques !...
Il ne fait pas de doute que le couple infernal Merkel-Sarkozy va s'exciter terriblement à taper sur les petits pays sans défense au G20 de Londres le 2 avril prochain, l'Angleterre mesurant une fois encore le bonheur promis par le Grand Large. En ligne de mire les trois paradis alpins : Autriche, Liechtenstein et Suisse. Mais les intérêts en jeu sont d'une taille telle que leur réduction ne peut pas être appréhendée par les politiciens de rencontre impécunieux (en CDD) qui les affrontent. Après les moulinets médiatiques, après les résolutions d'entreprendre un jour quelque chose quelque part, les mêmes rentreront dans leur palais chauffé au gaz russe chercher un nouveau sujet qui tienne en haleine leur auditoire, l'oeil rivé à la cote de popularité.
Voudriez-vous définir les paradis fiscaux¹ que vous ne pourriez que le faire en creux, par rapport à l'orgie fiscale des ogres bureaucratiques qui tirent inlassablement le sang des pierres au profit premier de leur accroissement sans fin. Même si tous les paradis fiscaux n'ont pas le soleil - surtout les meilleurs -, y pénétrer laisse couler sur le visage l'inimitable brise de la liberté. Je les reconnais au premier coup d'oeil sans lire leur règlement douanier : il suffit de demander cent mille dollars au guichet de la banque qui tient son compte. Si l'employée, sans un sourire, vous demande d'abord "en quelle coupure (elle essaie toujours de refiler les 100 et plus)", vous êtes au bon endroit. Essayez en euros ... à Bordeaux, Besançon ou Brive pour ne citer que les "B" ... vous aurez le sourire d'impuissance avant les explications filandreuses du comptoir sans le sou ; un pays de gitans.Les docteurs de la loi qui ont écrit cent tonnes de rapports accablants depuis quinze ans, me rétorqueront que l'évasion fiscale met en péril le fonctionnement démocratique des nations, fondé sur la contribution universelle des citoyens aux débours de l'Etat ; leur consentement étant de droit. A quoi je réponds que d'une part, les débours ne me semblent limités par rien de plus qu'un vote typiquement politicien du parlement une fois par an ; que leur contrôle, s'il est conduit souvent avec rigueur, n'exige pas de réparations sous contrainte judiciaire. La gabegie democratique ne trouvant sa sanction que dans la fuite en avant et le creusement des déficits que l'on déplace d'un secteur à l'autre, l'évasion illégale n'est pas moins légitime que celle qui vous fait sauter le barbelé d'un camp clos.
Réaction d'anarchiste de droite !

Et si le paradis fiscal obéissait tout simplement comme un organisme humain à l'urticaire de l'anarchiste, allergique aux pollens règlementaires ? Et à la redistribution impérative du travailleur débiteur de devoirs, en minorité, au travaillé créancier de droits, majoritaire, tout simplement !
La City de Londres vient de publier son Global Financial Centres Index N°5. Tout ce que vous vouliez savoir sans jamais oser le demander à l'employé de banque de peur de l'humilier.
Il n'y aurait qu'une mesure à prendre qui respecterait la souveraineté essentielle des nations libres : interdire aux établissements financiers de mettre un pied dans un paradis fiscal et l'autre dans un purgatoire fiscal car la loi d'amorçage des pompes à phynances assèche le mauvais. Ainsi les Etats-Unis n'ont-ils pas tort de dire à UBS (l'Union des banques suisses de Zurich) que le secret bancaire derrière lequel ils s'abritent n'est pas fairplay s'ils conservent en même temps des succursales d'amorçage en Amérique.
Mais l'effet secondaire serait le renforcement des flux parallèles entre zones favorisées, s'amorçant dans des pays bon chic bon genre mal contrôlés ou corrompus.
Pas simple.
Les paradis se vengent toujours à la fin car ils sont sympathiques aux peuples qui voyagent. Pour les autres, scotchés sur place, il reste le Livret A.
Note (1): L'OCDE vous dit tout (clic)

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