jeudi 2 juillet 2009

Plaisir du texte

balai volantLe Monde a fait le meilleur scoop quand il a interviewé les "épiciers" de Tarnac, ceux qui feraient du roller la nuit sur les caténaires de voies ferrées. Ces gens-là savent écrire ... et ça fait trop longtemps qu'en politique on nous repasse le bouillon tiède du consensus où flottent les yeux cupides des prébendes promises pour que nous ne soyons pas, comment dire ... rafraîchis et choqués à la fois.
L'anarchie fait du beau texte, proche des gens en plus. Tant mieux, ça me convient les gens qui parlent vrai même s'ils ont tout faux. C'est la sincérité qui compte. Une denrée de plus en plus rare, qui vous fait passer pour bizarre. Oui, mon cousin ! Les interviews n'étant pas libres de droits surtout en reprises intégrales, je ne cite pour chacun que le passage qui m'a le plus accroché, et je vous engage à télécharger ces pages sur le site du Monde avant qu'elles ne passent en archives payantes. C'est leur combat, pas le mien. Pour tout le reste, rien à battre ... il y a des gens payés au mois pour traiter ces questions intelligemment. Où se cachent-ils ?......

[Yldune Lévy]
YlduneL'appareil d'Etat dans tous ses organes se dévoile peu à peu comme une monstrueuse formation de ressentiment, d'un ressentiment tantôt brutal, tantôt ultrasophistiqué, contre toute existence collective, contre cette vitalité populaire qui, de toutes parts, le déborde, lui échappe et dans quoi il ne cesse de voir une menace caractérisée, là où elle ne voit en lui qu'un obstacle absurde, et absurdement mauvais.
Mais que peut-elle, cette formation ? Inventer des "associations de malfaiteurs", voter des "lois anti-bandes", greffer des incriminations collectives sur un droit qui prétend ne connaître de responsabilité qu'individuelle. Que peut-elle ? Rien, ou si peu. Abîmer à la marge, en neutraliser quelques-uns, en effrayer quelques autres. Cette politique de séparation se retourne même, par un effet de surprise : pour un neutralisé, cent se politisent ; de nouveaux liens fleurissent là où l'on s'y attendait le moins ; en prison, dans les comités de soutien se rencontrent ceux qui n'auraient jamais dû ; quelque chose se lève là où devaient régner à jamais l'impuissance et la dépression. Troublant spectacle que de voir la mécanique répressive se déglinguer devant la résistance infinie que lui opposent l'amour et l'amitié.
(grand format ici)

[Julien Coupat]
CoupatQ.- Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de mouvance anarcho-autonome et d'ultragauche?
JC.- Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.
Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.
Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner ...
(la totale ici)

La lecture du bouquin anarchiste "L'Insurrection qui vient" est recommandée par l'Action française étudiante dans le cadre de son université d'été. Il est accessible en ligne par courtoisie de l'éditeur, en cliquant ici.


Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

mercredi 1 juillet 2009

C'est un secret ... éventé ...

lumières sur la ville
Ne le dites donc qu'à une seule personne à la fois !


» Un nouvel hebdomadaire monarchiste «


masque
« Certes, il existe déjà une presse monarchiste, qu’elle soit électronique ou papier. Certes, cette presse est variée, souvent partisane, parfois indépendante…

Notre objectif n’est ni de recommencer ce qui existe déjà, ni de le concurrencer, ni de le critiquer. Nous saluons par principe toutes les initiatives ne serait-ce que parce qu’elles ont le mérite d’exister…

Pour autant, nous ne nous reconnaissons ni dans les combats d’un autre temps de certains, ni dans l’esprit partisan d’autres, ni dans l’intellectualisme de quelques uns… Pas plus que dans l’idolâtrie princière qui semble tenir lieu de programme comme de solution à d’autres encore…

La communauté SYLM/monarchiste.com est très présente sur le Web. Certains s’en félicitent avec raison considérant que l’investissement dans le champ du virtuel est la clef de l’engagement de demain. D’autres nous le reprochent à juste titre jugeant qu’on ne défend pas l’idée d’un pouvoir politique incarné en désincarnant sa propre action…

Ces remarques pertinentes nous ont menés à penser qu’il existait en France un espace pour un journal papier monarchiste, libre et indépendant.

SYLM/monarchiste.com a donc le plaisir de vous faire part de la naissance, avant la fin 2009, d’un nouveau titre dans le paysage des publications monarchistes.

Hebdomadaire (48 numéros/an) imprimé noir et blanc.
8 pages, point agrafe, format A4.
Disponible uniquement sur abonnement.

D'autres informations ultérieurement. »

SYLM/CMI


masque noir
Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

mardi 30 juin 2009

L'étoffe du chef

lionLa monarchie royalisante ou consulaire (celle que nous avons depuis 2007) est fondée sur l'incarnation du pouvoir, à la différence de la théocratie qui n'est guidée après Dieu que par un lieutenant général des puissances célestes sur terre, leur contremaître. Il existe aussi des monarchies contemplatives, au sens où les peuples sujets admirent le monarque qui s'en contente, et le pays avec ; c'est la dérive affective des monarchies du Nord.
A regarder tous ces princes qui traversent nos revues pipoles, je me suis souvent posé la question de savoir en lequel se cachait le nouveau Frédéric II. La question prise autrement : que puis-je attendre d'un prince en position de gouverner ? Les principales qualités sont largement connues, les indispensables "conseils" de la formule aussi, mais par ces temps d'orages économiques et sociaux, j'ai trouvé cinq trames secondaires à l'étoffe, qui peuvent faire toute la différence.

le Sphynx(1)- Etre psychologue pour savoir s'entourer, et distinguer chez autrui ambition et talent. Le clé qui tourne facilement est celle des antécédents. Elle s'usine d'abord dans les services de police. Qui dit antécédents dit bien évidemment histoire, donc quelque chose de mort. La nature humaine s'use à l'abrasion de la vie. Tel premier économiste de France peut muter en comptable besogneux s'abimant dans les chiffres qui sont comme chacun sait, les chaînes de l'esprit français.
Tel grand entraîneur de rugby fort en gueule sera tétanisé par la mélodie d'un raisonnement implacable délivré d'une voix douce qui le clouera au mur de sa vulgarité.
Il est des exemples de grands psychologues, celui qui me vient en premier à l'esprit est Talleyrand.

ballons(2)- Faire mieux que dire. Les programmes proclamés sont très républicains. On peut même soutenir que la République n'est que programme et proclamation. On désigne même les discours par la localité où ils ont été prononcés : le discours de Dakar (CDG), le discours de Verdun-sur-le-Doubs (VGE), le discours de Versailles (NS).
S'il n'est pas interdit au prince d'expliquer sa politique, mieux vaudrait qu'il s'en tienne aux procédés ou projets en cours de réalisation qu'aux effets d'annonce dont tout le peuple a soupé. Mais la devise comprend le verbe "faire" qu'il ne faut pas traduire par "gérer". On attend d'un chef de l'efficacité et de la production. Si Childéric III avait lu RA, nous aurions tous les cheveux longs.

mental(3)- Surveiller l'essentiel. Les nations sont comme des corps vivants puisqu'elles sont faites de corps vivants. Leur physiologie agrègent de nombreuses fonctions vitales réglées par d'autres fonctions ancillaires, mais il est seulement deux organes maîtres du jeu qu'est la vie : le cerveau et le coeur.
Pour une nation, le "cerveau" est son niveau mental et sa résilience aux crises et aux guerres. Les pouvoirs ne doivent pas jouer avec le bonheur intérieur brut du peuple en le débitant en mensonges jusqu'à lui faire croire que tout est déjà dû à la naissance. Ce n'est pas la question des droits de l'homme, que cet avachissement général au prétexte de solidarité. Etre une merde sociale par son propre laisser-aller n'est plus dirimant de nos jours. Les bonnes âmes ramassent les merdes comme les nippons de Paris le font sur les crottoirs de la capitale. Comparativement à d'autres pays de notre sphère occidentale, on peut évaluer l'avachissement mental des forces de production à l'explosion des revendications en temps de crise, contre quoi, je ne saurai trouver quoi. La chaleur, cette semaine ?

L'autre organe, le "coeur", est l'économie générale du pays qu'irriguent les flux financiers. Un prince doit être capable de "lire l'économie" et très attentif aux dérives par rapport aux principes, même s'il ne peut démonter les plus ultimes subtilités. Exemple, les 30 glorieuses de la république : c'est un gag ! Marc de Scitivaux m'explique dans le poste que le développement fut obtenu en brûlant la richesse accumulée¹ et que la marche forcée a provoqué l'inflation d'une redistribution échevelée qui, une fois atteint les taux insupportables de prélèvements, s'est nourrie à crédit sur les générations à naître. Cet état de choses participe de l'essentiel et le Fonds monétaire international ne s'est pas privé de nous le dire hier.

calamar(4)- Evaluer le risque majeur. Le pire risque est toujours celui qu'on se cache parce qu'il n'est pas un danger immédiat. Les acteurs économiques et sociaux n'ont pas vocation à mesurer les risques majeurs, embringués qu'ils sont tous dans la vie quotidienne. C'est au prince qui dans sa fonction bénéficie du temps long (avantage premier de la monarchie), à garder l'oeil sur la remontée en surface des remous du Kraken². Le gros problème est le développement créé par la mondialisation. Les échanges planétaires de gens et biens en sont une conséquence moindre que la redistribution rapide des forces planétaires entre d'une part des autocraties impériales détenant des matières premières indispensables, et de l'autre des démocraties transformatrices éparpillées dont le chef de file est au plus mal.
Le prince, le chef, ne peut pas se tromper ou jouer à la roulette russe avec la nation. Nous ne contiendrons les empires qu'en leur faisant peur. La force prime le droit. Déduisez de cela la bonne politique de contention.

escalier(5)- Nourrir sa réflexion de ses sujets. Quand il est nécessaire d'améliorer la compétitivité d'une entreprise, les Japonais ont la bonne idée de commencer par ceux, nombreux, qui savent où ça coince. Des milliers de petites réparations sont ainsi possibles avant déjà de "repenser" les procédures. Pareil pour les Etats.
L'administration d'une nation superpose des structures locales, régionales, globales dont la réflexion est nourrie par des collèges d'experts, des agences d'évaluation en tout, des comités théodule et autres groupes de travail. Il est indispensable qu'un pouvoir libre prête l'oreille aux doléances et suggestions individuelles sans tout laisser remonter par le crible étatique. Cela exige un solide bon sens, ce dont nos princes ne manquent pas, qui serait très sûrement renforcé si le kaizen³ était appris à tous sur les bancs de l'école.


Note (1): l'épargne a été dévorée par l'inflation qui fut toujours supérieure au taux obligataire moyen dans un pays fermé par le contrôle des changes, par une dévaluation de 75% contre la seule monnaie continentale de référence, le DM, et ensuite par le débridage des déficits publics quand la ressource se contracta. On ne peut pas gérer plus mal
Note (2): calamar gigantesque des sagas scandinaves
Note (3): perfectionnement permanent de soi-même, méthode japonaise d'amélioration des procédures



Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

lundi 29 juin 2009

CMRDS 2009... Go !

fille rougeVotre blogue favori soutient chaque année de quelques articles l'effort d'organisation qui permet cette convergence de talents pédagogiques exceptionnels vers le château de Lignières. Le camp Maxime Réal del Sarte est un exemple unique en France de formation intensive en "physique sociale" comme aurait dit Maurras.
Bien des partis ont tenté de monter des structures estivales éphémères mais ils n'ont pas le matériau en quantité suffisante, et quand ils parviennent à structurer une doctrine qui fera sérieux auprès des participants, ils arrivent vite à l'Assommoir de Zola et aux toiles d'araignées socialistes des temps jadis. A l'ouest des communistes, et sauf catalogues électoraux spécialisés par scrutin, vous ne rencontrez plus personne sur un plan doctrinal construit que l'Ecole libérale autrichienne (avec Bastiat) et l'Action française. Alors profitez-en dans la tranche d'âge des tintinophiles (7-77). Passé 30 ans, vous devenez "conférencier" !
Le cru 2009 du CMRDS s'annonce particulièrement riche.
(Les commentaires de RA sont en italique)...

THEMES QUOTIDIENS
déclinés en cercles d'études par niveaux au nombre de trois : théorie, philosophie politique & perspectives ; et en quinze conférences monothèmes :

# La Sécession (démontrer qu'elle est nécessaire en théorie est relativement aisé pour un esprit délié, si on laisse de côté la praticabilité de ce choix).

# La Nation (arrive vite la définition des périmètres de conscience nationale qui deviennent flous entre l'appartenance indéracinable à sa vraie patrie (terroir) et l'image identitaire que nous renvoient les étrangers à notre continent : nous sommes européens. Puis la question posée en Europe et sur d'autres continents des nations sans états).

# L'Etat (fort avec les faibles, faible avec les forts, l'Etat pachydermique est devenu le premier problème du pays qu'il dévore de ses déficits structurels abyssaux. Repenser un Etat durci, absolu et strictement limité à ses pouvoirs régaliens, est l'enjeu de ce siècle pour un pays moyen comme le nôtre qui a d'abord besoin de libération).

# Du Prince au Roi (la fonction crée-t-elle l'organe ? Pourquoi les princes en position d'accéder n'ont jamais poussé leurs études politiques ? Le Conseil y pourvoira, mais la décision demeurera au roi et sa responsabilité sera seule engagée. Evitera-t-il la faute ? Comment ?)

# Les Communautés politiques (tout le débat des niveaux de démocratie et du champ individuel de conscience politique est là ! Les communautarismes inévitables par l'immigration vont-ils muter en communautés politiques comme en Grande Bretagne ?).

# Libertés & Résistance (beau titre orwellien ! Les pouvoirs invasifs de la République normative rongent chaque jour nos petites et grandes libertés. On va désormais lire nos emails à je ne sais quel prétexte. Le précepte fameux va devenir : "tout ce qui n'est pas autorisé est interdit").

# Les Totalitarismes technicistes (c'est aussi vieux que la Chicane byzantine que les Croisés ont rapportée. Tout commence par le jargon ... le reste vous sera expliqué à Lignières).

Pendant la semaine, vous pourrez circuler dans des ateliers dédiés et compléter votre formation.

SIX ATELIERS VESPERAUX :
*Politique locale
*Expression orale
*Juridique et Administratif
*Sport
*Etude de textes
*Militantisme

Lever à 8h, coucher à 23h30 : Demandez le programme complet !

Pratique :

Le camp se déroule au Château de Lignières (18160), site classé, engagé dans cette manifestation annuelle par son propriétaire le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme, du vendredi 21 août (12 heures) au dimanche 30 août (soir) ; arrivées à partir du 20 août.
Le prix est de 180€ par personne.
Tous les détails sur le site du CMRDS : www.cmrds.net.

La journée "Portes Ouvertes" grand public se tiendra le samedi 29 août. Nous y reviendrons.


tract_Cmrds09
Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

samedi 27 juin 2009

Bye bye Michael !

MJUn petit mot quand même...
La foudre est tombée sur l'icône¹ de la pop music et l'onde de choc a fait le tour du Monde. Elle a pour nom : Demerol² ! Demerol®, un titre retiré de l'album "Blood on the dance floor" et remplacé par "Morphine" pour éviter l'assignation par le laboratoire de l'Utah qui produit cet opiacé. Anti-douleur total en injection, il permettait au chanteur de supporter tous les bricolages faciaux qu'il avait endurés.
Ruiné par son entourage et ses caprices d'homme-enfant, il avait préparé le solde de tous comptes de ses créanciers par une tournée d'adieu. L'assurance des concerts avait été obtenue après une visite médicale sévère, vu le niveau de risque financier...
(vidéo de "Morphine" page suivante)


... mais du jour au lendemain, il s'était réveillé avec cinquante concerts dans cette tournée ultime que l'organisation n'avait lancée que pour douze tant le succès était promis. Sans doute trop pour l'état de grand épuisement dans lequel il les finissait chaque fois. A 50 ans, chargé de médicaments pour la douleur, le sommeil, de polyvitamines pour la forme sur scène, une mauvaise hygiène de vie cloîtrée à l'hôtel, pas de sport, pas d'air frais, il est probable que le King n'aurait pas terminé la tournée vivant. Sa perfection pathologique lui interdisait de décevoir ses fans, le moindre ratage sur scène déclenchait la culpabilisation : neuf cent mille tickets avaient été réservés en trois heures ! Du jamais vu. L'homme au 750 millions d'albums vendus dans le monde surpasse tout ce qui s'est fait dans le showbiz jusqu'ici.

Les ronchons hermétiques à la pop brandissent sans vergogne l'accusation de pédophilie alors que ce demi-dieu à demi-fou fut lavé de tous soupçons par la justice californienne. Mais ça ne leur suffit pas ! Si la justice n'a pas répondu à "leur intime conviction" c'est bien sûr qu'elle est mauvaise, vendue, américaine quoi ! Comme la justice de Mexico qui a osé condamner la sous-commandante Cassez, vierge agnelle sacrifiée à la politique sécuritaire du narco-état ! Ce qui est assez drôle ma foi, est que ces attaques maintenant posthumes proviennent beaucoup du milieu catholique, sans doute traumatisé par les enc.leurs d'Irlande qu'on ne jugera pas, depuis que l'église locale a obtenu le condé de la chancellerie de Dublin.

Mickael Jackson était une sorte de "rejet manquant" de la branche des hominiens et ne ressemblait à personne. De tous bords on lui reconnaît une première qualité : celle d'être avant tout un gentil garçon. L'article de la Wikipedia est très bien.
Etant son propre producteur, il détenait dans son coffre tous les masters de ses enregistrements. On estime que beaucoup de produits finis inédits y sont encore, qui au moment ne correspondaient pas au ton de l'album commercialisé. Il nous reste dix ans de Michael Jackson inédits devant nous, plus les rééditions. L'avenir de ses enfants est assuré ... par la tutelle publique qui les sauvera des vautours nombreux et bien remplumés qui volent déjà en escadrille.

Paroles initiales et prémonitoires de Morphine (il y a un patch sur le Demerol) :

He got flat baby
Kick in the back baby
A heart attack baby
I need your body

A hot kiss honey
He's just a bitch baby
You make me sick baby
So unrelying

I'm such a swine baby
All down the line daddy
I hate your kind baby
So unreliable

A hot buzz baby
He's one of us baby
Another drug baby
You so desire

Trust in me
Trust in me
Put all your trust in me
You're doin' morphine

Hoo !

They got place baby
Kicked in the face baby
You hate your race baby
You're just a liar

Your every lick baby
Your dog's a bitch baby
You make me sick baby
You soul survivor

She never cut from me
She never cut baby
I had to work baby
You just a rival

Always to please daddy
Right up and leave daddy
You're throwing shame daddy
So undesirable

Trust in me
Just in me
Put all your trust in me
You're doin' morphine

Go'on babe

Relax
This won't hurt you
Before I put it in
Close your eyes and count to ten
Don't cry
I won't convert you
There's no need to dismay
Close your eyes and drift away

Demerol
Demerol
Oh God he's taking Demerol
Demerol
Demerol
Oh God he's taking Demerol


He's tried
Hard to convince her
To be over what he had
Today he wants it twice as bad
Don't cry
I won't resent you
Yesterday you had his trust
Today he's taking twice as much

Demerol
Demerol
Oh God he's taking demerol
Hee-hee-hee
Demerol
Demerol
Oh my Oh God it's Demerol
Hee
Oooh

Oh!

He got shit baby
Your dog's a bitch baby
You make me sick baby
You are a liar

Is truth a game daddy
To win the fame baby
It's all the same baby
You're so reliable

Trust in me
Trust in me
Put all your trust in me
She's doin' morphine

Hoo!

You just sit around just talkin' nothing
You're takin' morphine
Hoo!
Go'on baby
You just sit around just talking about it
You're takin' morphine
Hoo-hoo!
Just sit around just talking nothing about it
You're takin' morphine
You just sit around just talking about it
You're taking morphine
You just sit around just talkin' nothin'
And takin' morphine

Hoo-hoo
Something going down baby
You're takin' Morphine

Go'on baby !
Hoo !
Hoo !
Morphine !
Do it !
Hoo !
He's takin' morphine
Morphine !
Morphine !


Note (1): site officiel : Michael Jackson
Note (2): CAS 57-42-1



Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

jeudi 25 juin 2009

27° Lien Légitimiste

Lous XVLe Lien Légitimiste continue son bonhomme de chemin au tournant de l'été. Intéressant ? mieux, très bon cru le 27. On déchire l'enveloppe et on lit sans attendre. L'article choc de cette livraison est de François d'Orcival qui nous explique par le menu que la Révolution commença en 1774, à la mort du Bien-Aimé. Elle enterra la révolution royale que lui et ses ministres avaient lancée, trop tard en fin de règne. Ils avaient su guérir le royaume de la lèpre parlementaire des charges achetées, et dans l'année, réformé de fond en comble l'institution judiciaire : « En huit mois, tout fut cassé, démoli et rebâti ! » (Pierre Gaxotte dans le Siècle de Louis XV). On avait ensuite remanié le système fiscal et simplifiant les contributions directes et en sabrant dans les niches fiscales, jusqu'à faire applaudir Voltaire...

A la mort du roi, la bataille politique contre les privilégiés était gagnée, par la réforme. Il eut fallu poursuivre et éradiquer l'engeance du désordre sans trembler car la Révolution, qui n'était pas encore programmée, se ferait par la tête et non par le peuple. L'aristocratie avait des "idées avancées" sans savoir qu'il y avait plus malin qu'elle. Le jeune roi n'était pas au calibre. Grave erreur de casting de la Providence¹. A chaque choix, il fit la faute. Mais il faut lire les treize colonne de l'article pour comprendre le désastre, ou acheter le Gaxotte.

Le journaliste anglais Young venu faire un reportage sur l'agriculture française en 1788 passa par le Palais Royal,... une cour des miracles, des orateurs et des stands par dizaine où se distribuent journaux , brochures et tracts contre le régime ; partout aux murs, des affiches aux proclamations incendiaires : « Une telle violence et hardiesse contre le gouvernement dépasse toute commune mesure. Je suis tout étonné que le ministre permette de tels nids de subversion et de révolte, qui propagent parmi le peuple, à chaque heure, des principes qu'il lui faudra bientôt combattre avec vigueur, et dont par conséquent il semble que ce soit une folie de permettre à présent la propagation.» Young ignorait-il que le ministre Necker était vendu et que le Palais Royal appartenait au duc d'Orléans, futur Philippe-Egalité, qui avait créé là son "anti-Versailles" ?
Glissons !

Actu : Gérard de Villèle revient sur la démarche électorale de l'Alliance Royale. Il n'est pas plus content que Royal-Artillerie² des résultats, et en vient à douter de la pertinence de cette exposition. collageA dire vrai, son doute n'est pas d'hier. Il tourne le couteau une seule fois et en footnote encore, mais là où ça fait mal, en relevant que lors du retrait d'Yves-Marie Adeline du parti, la stratégie électorale ne fut pas remise en cause, ou même simplement abordée. Aussi propose-t-il de bouger différemment, et je le cite in extenso :
Sous peine de faire disparaître l'idée royale du paysage politique, il faut certes conserver ce qui s'est révélé positif au sein de l'Alliance Royale - la réflexion de la plateforme politique, les différentes études politiques en les réactualisant en permanence, les contacts singuliers avec les électrons libres de composantes royalistes françaises ancrées dans leurs certitudes, les accords encore balbutiant entre monarchistes européens et notamment avec nos amis italiens - mais surtout, il va falloir imaginer une stratégie qui tiennent compte d'une autre cible, à la fois plus précise (les vrais catholiques ?) et moins ambitieuse sans doute (les républicains, puisque les royalistes sont caillebotés), en profitant du renouveau catholique dû à Benoît XVI, qui paraît être la principale barrière aux évènements géopolitiques à venir.»

J'ai relu trois fois. Peut-être les bons résultats de la circonscription du grand Est, obtenus dans un esprit ouvertement catholique, découvrent-ils une cible nouvelle. Quoique ! Le peuple de l'Eglise que finalement je connais mal est réputé très divers. Un fort pourcentage avoue ne pas croire en une vie au-delà, et la plupart obéissent sans le savoir à Confucius qui, fin connaisseur des limites de l'âme humaine, obligeait ses ouailles à obéir d'abord aux rites. Sauf un coeur dur de quelques pourcents qui pourrait être qualifié de "vrai", les catholiques ont abandonné le catéchisme pour s'accommoder des valeurs sociétales dans le vent. Les réactions épidermiques sur les déclarations maladroites du Saint-Père fleurissaient aussi dans la presse catholique, toute convertie au Sillon et emballée par l'oecuménisme. Pour ce que j'en lis, le pape allemand est sur le bon axe, mais peut-être seul en ce qui concerne l'Europe où il trouve bizarrement ses plus durs contradicteurs. Retournera-t-il la situation ? Langue au chat, le temps peut lui manquer comme à Louis XV.

Prince Louis-Alphonse de B.Dans ce numéro, on trouve aussi la recension d'Hervé Pinoteau de divers écrits sur les princes Alphonse et Louis-Alphonse ; la chronique de Jacques Rolain qui interprète à sa façon ce qu'il a trouvé dans le numéro précédent , l'exercice est assez décoiffant ; et le quatrième volet des annales du "règne" d'Alphonse II par Gérard Guillotel.
En page une, j'ai bien aimé la déclaration d'Olivier Tournafond contre l'absolutisme démocratique qui mute par essence en escroquerie. Court mais grand texte sur lequel nous reviendrons et qui nous économise par son talent une pénible rédaction de cette absurdité qu'est la démocratie d'étage national.

Abonnez-vous. En ligne, il n'en coûte que dix euros pour les six numéros bimestriels livrés dans votre boîte email, une misère !

Le Lien Légitimiste
10 place Foire-le-Roi
37000 Tours



Note (1): Certains persistent à lui faire confiance malgré tout, ses voies étant impénétrables.
Note (2): Le Lien cite le billet de résultats du 8 juin : Oooups.



Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

Cercles vicieux

Notre pays est enchaîné aux cercles vicieux des quatre déficits¹ et de la Dette. Jetons le coq au fumier et prenons pour emblème national les anneaux Coubertin en les coloriant de rouge. Pourquoi ne pas dès lors accroître les impôts et taxes en gageant cet effort "national" sur une gouvernance assainie ou tout simplement honnête ? C'est d'ailleurs ce que réclame les socialistes, qui pensent dans la foulée rallier à eux tous ceux qui sont sous les radars fiscaux.
Et bien non ! C'est impossible en France et dans d'autres pays addictés à "l'Etat-je-suis-partout", pour la bonne raison que la seule façon de diminuer les dépenses de l'Etat (et de ses collectivités locales) est d'assécher les caisses. Y aurait-il un euro dans le tiroir qu'il serait réclamé par l'un ou l'autre. Rappelez-vous la "cagnotte de Jospin" dans un budget en déficit. Ce déficit-là était moindre que prévu que déjà il fallait distribuer la différence, même si elle restait au moment une "perte d'exploitation"...

mammouthL'hypertrophie de l'Etat dont nous réclamons chaque matin l'urgente intervention est la cause comptable de ce "malheur". Mais elle répond à l'abâtardissement de la Nation qui a fait dévolution de son courage et de son futur à l'utopie socialiste que nous poursuivons depuis 1920. C'est cette cause morale qui est la plus redoutable quand elle a provoqué le désarmement mental. Il n'y aucun raisonnement qui puisse convaincre le secteur public d'organiser lui-même sa réduction pour sauver l'Etat . Même poser des doutes sur son efficacité est très mal pris. Prenons l'exemple de l'Education nationale, premier budget gouvernemental après le service de la Dette. La moins affutée des sociétés d'audit pistera en quinze jours les gaspillages, les doublons et le bois mort de cette vénérable institution de la République, tant dans le secondaire que dans le supérieur. Et ce fut fait plusieurs fois. Mais l'argument de l'efficacité reste impuissant à faire bouger les mentalités de la majorité des effectifs et d'aucun syndicat, pour la simple raison que l'efficacité est quelque chose qui se mesure, qui s'étalonne, qui se compare à une structure analogue.
Or dans sa grande majorité, le corps professoral n'a pas de points de comparaison et se juge "moralement" efficace. Les classements internationaux assez sévères pour le secteur éducatif français sont réfutés sur critères : ces barbares ne choisissent jamais les bons. Jusqu'à bien sûr qu'ils nous mettent dans les trois premiers - on peut rêver - auquel cas ils seront encensés par M. Aschieri comme prouvant définitivement la compétence exceptionnelle des structures qu'il défend.

gérard aschieriUn "prof" rentre à l'école à 2 ans et demi (3 si sa mère ne travaille pas) et, depuis que le service militaire a été supprimé, il n'en ressortira qu'à 60 ! Dans beaucoup de cas il se mariera dans le milieu éducatif, par amour et quelquefois par commodité. Comme les trappistes, il mourra sans avoir vraiment connu le Siècle qu'il traverse, décorant sa vie des histoires, peines, déboires ou succès d'autrui qu'il va piquer dans des synthèses admirablement fouillées par ses propres collègues. Il a tout étudié mais n'a rien vécu. Le trait est grossier, mais s'applique aussi à certains corps d'ingénieurs de la strate moyenne qui sur le tard s'inquiètent de n'avoir pas la dernière Rolex et se vautrent dans le trading pour accéder à la Première Classe. En vain car ils sont comme des poissons de rivière que l'on rejette à la mer : ils liquident vite leur pension à la caisse des cadres et retrouvent une sérénité sous-estimée ! Le stress ! Trop de stress !

Après avoir usé pendant deux ans sa détermination à réduire l'Etat, le gouvernement de M. Sarkozy a bien vu l'écueil de l'impôt. D'autant que les cautions bancaires et les crédits de relance ont déclenché immédiatement des revendications sociales, du secteur planqué en plus (GRDF) ! Et ce ne sont pas les calculs savants entre bon et mauvais déficits qui le feraient changer d'idée. Ces distinctions sont de pure "com" adressée à l'Opinion. De leur côté, ses adversaires ont vu pareillement qu'il pouvaient mourir de soif budgétaire - les réductions de poste se font quand même au ralenti - et hurlent au charron devant l'annonce d'économies décidées pour des motifs budgétaires, espérant entraîner toute la fonction publique menacée d'efficacité, plus une partie des salariés du privé, désorientés par la Crise qui les poste sur les tableaux vides de l'ANPE. D'où l'emprunt national ! Comme au sortir d'une guerre, que nous nous serions déclarés à nous-mêmes.
« Donne ton or pour reconstruire ! »
Moi jamais ! Le tonneau des Danaïdes est dans mes classiques.

Note (1): déficit budgétaire, déficit des comptes sociaux, déficit commercial, déficit de la balance des paiements.



Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

mercredi 24 juin 2009

Culture au carré

Frédéric MitterrandCeux qui m'aiment prendont le Thalys, aurait dit la Fille du bédouin en montant dans la voiture place Vendôme. Depuis ce matin la chancellerie brûle de l'encens et du papier d'Arménie dans ses couloirs, ordre articulé du nouveau garde des sceaux pour chasser les paillettes vénéneuses de l'eurodéputée mutée.
De son côté, l'endive de Savoie a fait dans la discrétion et se félicite in petto qu'il lui ait fallu deux successeurs pour tenir le pré commun de la ruralité.
Des six autres qui partent, je n'en regretterai aucun, et prie le distingué lectorat de s'inquiéter des nouveaux venus : le plus intéressant est le neveu du Commandeur, fils de Robert M. qui conviait à sa table de sympathiques gentlemen, réprimandables aujourd'hui en application de la loi Estrosi en discussion au Palais Bourbon...

Au moins aurons-nous dans le premier cercle du pouvoir un homme qui aime les rois, ce qui nous fera oublier le côté obscur du personnage qui le fait tant souffrir. Welcome home , Freddie M. !
What next ? L'emprunt ! Sous son calme olympien, le ministre du budget est aux cent coups. Des déficits nous avons parlé hier.

En guise de friandise on peut décortiquer le buzz Allègre. Il apparaît maintenant qu'il n'ait jamais été dans les intentions du cabinet noir de faire entrer le contempteur direct du ministre d'Etat Borloo sans même que soit déroulés les motifs de son oubli en fin de procédure.
Claude AllègrePar contre le buzz créé par les soupentes de l'Elysée a accru la déstabilisation du parti socialiste avant les Européennes, puisque il suscita des vocations de transfuges au sein du parti, pour d'autres que le bouillant copain de Lavabo Jospin. On en vint jusqu'à faire courir le bruit que Jack Lang ne "pourrait" pas refuser la Culture tant il est resté dans l'esprit du Village Global le second ministre valoisien de la V°République avec le flamboyant Malraux. Aussi fit-il répondre sur le domaine de sa compétence académique - il est agrégé de droit public et sciences politiques - et laissa dans l'ombre le reste, au motif que la présidentialisation du quinquennat obligeait tout ministre à la solidarité totale vis à vis du premier ministre.
Même le frétillant Manuel Vals n'a pas crié très fort quand le vent du remaniement s'est rapproché pour un secrétariat à la Ville par exemple ; et Bernard Tapie, s'il n'était pas affairé à pourrir la vie de Riton d'Estaing au Club Med, serait venu de bon coeur, il a mangé quatre fois à l'Elysée.

Fillon reste le seul capable de remplir cette fonction altérée de premier ministre, adjudant major. Il en retire un mérite certain qui lui profitera quand viendra son tour en 2017, contre le prince Jean sans terre.

Le vrai traître, puisqu'il en fallait un dans la pièce jouée, est à Bayrou. Le Béarnais l'a bien cherché, qui se vautre dans une contradiction enfantine qui fait rire tout le monde, à l'exception de sa critique virulente et juste des déficits publics. C'était Michel Mercier, le financier de l'équipe. Dommage pour le MoDem.

Pour finir nous vous offrons le portrait d'un Inconnu : Nora Berra.
Fille de tirailleur algérien, la quarantaine et docteur en médecine de la faculté d'Oran, elle est entrée en politique par le canal gaulliste au bas de l'échelle (conseiller municipal) qu'elle a gravie jusqu'à saisir un poste d'eurodéputé sur la liste Sud-Est de Mme Grossetête, en passant par l'opposition au maire socialiste Gérard Collomb de Lyon, sa ville natale.


Elle va s'occuper des vieux, la seule réserve de consommation de l'économie française. Bienvenue dans l'oued aux caïmans, Madame Norra. Pour l'agrément on gagne au change, bye bye Albanulle et Boutinette.

Rama Yade a été sauvée par sa popularité et sans doute aucun :) par le soutien indéfectible de Royal-Artillerie.


Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez aussi le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

Articles les plus consultés

Compteur de clics (actif)