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lundi 16 mai 2011

L'euro et le satyre

Que faisait M. Strauss-Kahn dans une suite du Sofitel de la 44ème est une question qui viole l'intimité de la personne humaine libre d'aller et venir ; mais c'est une question, sachant qu'il a un pied-à-terre à Manhattan. Pourquoi avait-il réservé un vol AF New York - Paris pour faire Washington - Berlin où l'attendait le chancelier d'Allemagne ? Ca ne nous regarde pas.

La police de Harlem (unité spécialisée dans les affaires sexuelles) travaille sur une plainte, preuve en devenir jamais achevée sans tiers témoin. La défense du directeur général du FMI fonde son argumentaire sur des horaires. Par chance, le monde technologique a ses propres horodateurs indépendants des parties, carte-verrou de la porte de la suite, cartes visa, journal des appels au standard de l'hôtel, caméras de sécurité du hall.
Malgré cela, la police newyorkaise défère le prévenu au procureur.
Tirez en vos conclusions.

La carrière de grand vent de M. Strauss-Kahn est terminée, qu'il soit blanc comme neige ou noir comme le freux. L'image le poursuivra !

La France a des problèmes plus graves à régler¹.
Son image à elle n'en pâtira pas, elle n'en a plus grâce à la berlusconisation des pouvoirs. Par contre, l'effet papillon peut encore dévaster l'Europe par un battement de cil au Sofitel de New York, si les pays-fourmis retirent leurs billes du rachat des péchés des PIIGS-cigales, lors de la réunion de l'Eurogroupe ce soir à Bruxelles. On va très vite le savoir. L'euro est en baisse chez les cambistes.
Sur l'écume des faits, la préoccupation des grands pays est désormais l'état de préparation du FMI à terminer la crise financière, suite à sa décapitation, comme l'indique un communiqué sybillin de la Maison-Blanche².

Note (1): par exemple, une désindustrialisation fatale pour notre société (Clic).
Note (2): "We’re confident that the IMF will continue to function effectively" White House spokesman Jay Carney, on board of Airforce One, May 16 2011
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4 commentaires:

  1. Sans me prononcer sur les dessous d'une histoire de cul, j'estime regrettable que le fonctionnement d'une institution financière internationale en dépende. Quant aux bureaucrates new-yorkais, leur attitude s'est avérée égalitaire. La New-York FMI party.

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  2. Les flics du NYPD en ont sous la pédale comme on dit, mais l'accusation lue hier à l'arraignment décrit un fou furieux, ce qui ne colle pas vraiment à ce qu'on m'en dit. C'est pourquoi je privilégierais les preuves techniques comme les horodatages et l'ADN.
    L'affaire va nous faciliter la compréhension des séries télévisées américaines, c'est déjà ça.

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  3. La défense de Mr Strauss-K. a glissé vers le rapport consenti devant la menace de preuves techniques. Sauter une femme de chambre à midi avant le déjeuner avec sa fille n'est pas dans le style des hauts fonctionnaires américains.
    The French Rabbit est perdu pour ses pairs. En fait il n'en faisait pas vraiment partie.

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  4. La remise en liberté du prévenu confirme bien qu'à New York la présomption d'innocence est la règle et la détention provisoire l'exception réservée aux assassins, fous dangereux etc, contrairement aux cris d'orfraie de la gauche caviar parisienne, tout affairée à l'image intacte de son champion le plus accommodant avec elle plus tard. Ainsi, manant ou prince, attend-on dehors son procès (qui arrive plus vite qu'ici) sauf à rompre le contrat. Dans la patrie revendiquée des droits de l'homme, la détention provisoire qui peut être fort longue est par contre un étau d'expression de l'aveu, dans le droit fil du Manuel de l'inquisiteur du regretté Dom Bernardo. Et il se trouve des "profs" de droit de gauche pour débiner le système américain ?

    En outre, incidemment, mais quelle importance n'est-ce pas Monsieur Lang, on voit l'Etat du capitalisme sauvage et vagabond le plus décrié à l'étranger prendre sous son aile la plaignante dans un dossier "la bonniche contre le maître du monde". Pas si mal que ça les magistrats élus !

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