vendredi 15 janvier 2010

Royal extrême

affiche FalangeOn ne peut dissimuler que les royalistes aient cultivé dans le passé une certaine proximité avec l'extrême-droite. Sans remonter jusqu'au soutien à la croisade franquiste que dénonçait Georges Bernanos, nous avons jeté des passerelles vers ce bord de l'échiquier politique au moment de l'Algérie française en même temps qu'on attendait Monk (?!). Puis quand nous eûmes enfin "notre" président - il proposera la croix de la Légion d'honneur au comte de Paris qui refusa et la fit donner à sa bonne - nous suivîmes Tixier-Vignancourt chez son héritier, le cyclope républicain qui alors moissonna le blé de l'Observatoire, que nous avions nous-mêmes semé, en obtenant la proportionnelle aux législatives.

Président MitterrandAllez savoir pourquoi le nouveau champion de la "nation française" est allé foutre la tête dans les fours à juifs de Pologne ! Pourquoi est-il allé se pavaner dans les thés dansants de la Waffen-SS en Allemagne ? Qu'avait à faire la France dans ces Courlandes glacées ? Strictement rien de plus que le caprice du satrape. Son républicanisme était dès lors ordinaire et patent.
La décrédibilisation - que solda son meilleur lieutenant, Bruno Mégret, en quittant la Nef des fous¹ avec tous les cadres du parti - entama notre propre crédibilité. Pour moi, Le Pen est un âne du même poil que le colonel de La Rocque. Mais si nous avons pissé ensemble, même sans nous regarder, nous en avons emporté l'odeur.

Aussi les jeunes s'interrogent. Sur le forum de l'Alliance Royale, il en est un qui pose la question habituelle : « Quelle est la différence entre l'Alliance Royale et l'Action Française ? Seriez-vous moins marqués à l'extrême droite ?»

L'Action Française est en train de se défaire des oripeaux du compromis nationaliste qui l'ont plombée à mort, pour penser par elle-même, et dans vingt ans, on ne lui posera plus la question de son "extrémisme" puisqu'elle sera remontée "au-dessus". Bien qu'ils laissent de côté l'AF dans leur propos, les gens de l'Alliance ont donné la bonne réponse pour ce qui les concerne. La voici :

tract AR
Le "moins" n'est pas du tout à sa place. Cela signifierait que l'A.R. est à l'extrème droite tout de même. Est-ce que souhaiter une démocratie de proximité, par et pour le peuple qui pourrait diriger lui même sa vie, et non se laisser diriger, quels que soient ses particularismes régionaux, professionnels, etc... de la même façon que son voisin, ou celui qui vit à des milliers de kilomètres de lui, par des énarques hors des réalités, ou autre politiciens professionnels qui trustent le pouvoir en accusant leurs copains de promo de l'échec de leur politique, et ce à tour de rôle, c'est être d'extrême droite?

[Notre "démocratie" c'est :]
- Un Individu, qui vote pour des élus communaux, pour le quotidien de très grande proximité.
- Un Individu qui vote pour des gens le représentant REELLEMENT, (ouvrier, mère de famille, etc... le corporatisme en clair), pour constituer un parlement régional ayant un VRAI pouvoir d'orientation de la vie au sein de sa région indépendamment d'un pouvoir centralisateur, et non la parodie actuelle de régions asphyxiées, si elles ont le malheur d'appartenir à l'opposition.
- Des parlementaires régionaux qui élisent les membres d'un Conseil supérieur, mais là encore bien plus représentatif que ce rassemblement d'avocats, de médecins et d'énarques auquel nous assistons...
- Et enfin, le Roi en ses conseils, incarnation de la France et de SES peuples avec leurs si belles diversités, et non un président de parti en face de Français tellement lissés qu'ils n'en ont plus de saveur, de beauté !

logo JR
A l'heure de tous ces beaux discours sur la mixité, mais aussi sur l'identité nationale, preuve de la schizophrénie républicaine qui ne sait plus à quelle branche se raccrocher, le Roi est la seule solution.
Seul un Roi, détaché du tiraillement électoraliste, attaché à l'histoire de la France, et "jaloux" de la France comme de sa propre vie, car il devra la donner "la plus belle possible" à ses descendants, saura unir LES peuples de France !

Il n'y a pas d'extrême droite possible dans le royalisme, car si dans la République on voit l'immigré différent, c'est qu'il ressort du lot, du troupeau des moutons créé par deux cents ans de Jacobinisme, par deux cents ans durant lesquels la République n'a eu de cesse de créer un modèle unique, juste utile pour consommer et travailler, à la gloire de l'argent et de ceux qui en profitent. Comme par hasard, ceux qui dirigent !

Dans une France Royale, l'immigré, si tant est qu'il se décide pour la France, sera alors choisi par la France, parce que chaque région, chaque individu retrouvera la fierté de ses différences, POUR la France et PAR le Roi, TRAIT D'UNION de TOUS les peuples.
Il n'aura plus besoin de se créer une espèce de culture nostalgique de ses racines, puisqu'il pourra s'identifier à une culture locale réelle, et non à l'espèce "d'a-culture" généralisée actuelle, où la seule gloire est de ne ressembler à personne et surtout pas à soi-même, mais au final à tout le monde ! Un monde aseptisé!
drapeau fleurdelisé de leopardsNe croyez pas que je sois à la masse (quoique, un peu sans doute), je sais bien que cela ne prendra pas deux ans, il y a plusieurs générations de retard, de désinformation et de lavage de cerveau à rattraper, mais :

Le ROI, c'est LA LIBERTE !!!


Après, bien sûr qu'il y a des extrémistes dans tous les mouvements politiques, mais, à l'inverse d'un président CHEF DE PARTI, et donc obligé de SUIVRE ses partisans pour garder son travail (sans responsabilité d'ailleurs, puisque même avec un bilan calamiteux, pour peu qu'il ait été un minimum honnête, un président s'en ira à la fin de son/ses mandats avec une jolie retraite à vie, sans comptes à rendre) ; le Roi, lui, a les coudés franches pour décider du cap à suivre pour le pays, en bon PERE DE FAMILLE , en fonction de ce qui est bon pour l'ensemble de la Nation dans le long terme, et pas seulement pour ses "électeurs" immédiats.

Ce qui simplement veut dire que le Roi est le Roi, il n'est pas ce que sont les royalistes !

Le Roi en place, ce ne seront pas les royalistes qui décideront de la vie et du quotidien, mais les Peuples, peu importe leurs origines, leurs couleurs, leurs croyances, du moment qu'ils se reconnaissent dans le Roi, et donc dans la France !

Pour la France et Le Roi !


Signé : Quentin


toile de maître, le roi boit

Pas mal ! C'est enlevé, ça vient du coeur. Extrême-droite ?
C'est où la Droite déjà ?


Note (1): ... dit le Paquebot.

Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler ? Contactez le piéton du roi à l'adresse donnée en bas de page et proposez votre correction en indiquant le titre ou l'url du billet incriminé. Si l'article vous a plu ou déplu, vous pouvez le faire suivre à un ami en cliquant sur la petite enveloppe ci-dessous :

jeudi 14 janvier 2010

1793 en Cévennes

médaille L16 et MACe dimanche qui vient nous marcherons pour le roi. Le roi Louis XVI fut un roi bon et bien plus instruit que les princes de son temps, mais dont on ne trempa pas le caractère comme il convenait à un futur roi de France.
Or l'un des atouts de la monarchie successible est de "préparer" très tôt et à fond le successeur pour qu'il fasse l'écart. Qu'on ne l'oublie pas...

La République fut accouchée dans le sang des innocents - on ne le dira jamais assez - même si le roi fut imprudent autant qu'irrésolu dans son face-à-face avec elle. Son procès fut le prototype des procès politiques modernes, il ne m'intéresse en rien d'en publier les minutes¹ puisque le roi était condamné à mort d'avance par les députés les plus menaçants de la Convention, qui "terrorisaient" ceux des autres les moins résistants. On saluera en passant le courage des trois avocats et en particulier celui de Lamoignon de Malesherbes, qui firent leur possible au milieu du lynchage, et on ne s'attardera pas sur l'impiété meurtrière du duc d'Orléans qui déconsidéra sa famille à jamais dans la fonction. Qu'il ait payé de sa vie l'imbécillité de sa longue conspiration ne le rachète pas sur Terre. Au Ciel ce peut être différent.
tract
Que se passait-il en baronnie d'Hierle² à ce moment-là ?
Sumène avait une mauvaise réputation révolutionnaire même si son curé constitutionnel était à la pointe de l'innovation, à telle enseigne que sur ses conseils le Procureur de la Commune cherchait à débusquer les sympathisants de Chassier qui levait, disait-on, une armée royaliste en Lozère tout proche. Au moindre soupçon ou sans aucun soupçon fondé, on emprisonnait les gens en vue pour faire un exemple, ce qui n'altérait en rien l'humeur frondeuse du populaire qui chantait des chansons inconstitutionnelles interdites et abominables dans les cabarets, jusqu'à s'y battre comme des chiffonniers et, saouls comme des cochons, se mettre à parler français. La Grande panique de Danton débarqua en baronnie d'Hierle le 16 juillet 1792 comme partout. Les brigands signalés sur le territoire déclenchèrent la levée de la Garde nationale qui fut postée dans tous les quartiers pour repousser ces ennemis imaginaires. On paya les gardes en assignats car le numéraire manquait, sur les vingt mille livres de "billets de confiance" que la commune avait émises, ce qui atténua légèrement l'enthousiasme des forces de l'ordre. Survint alors le Dix Août.

arbre de la liberté
Les royalistes suménois révoltés par la prise des Tuileries menacèrent le Procureur des pires représailles, qui se réfugia auprès du Conseil municipal pour en obtenir une délibération de "bon patriote digne d'estime". Le procureur muté au Vigan, les révolutionnaires resserrèrent leurs rangs derrière le curé qui dénonçait à tout va, et en dépit du renfort d'agitateurs, échouèrent à prendre la Municipalité au 1er janvier 1793. Le nouveau Maire fut un roturier, traiteur de son métier, le Procureur de la commune était ci-devant seigneur-justicier du Rey, un hameau de la commune sur l'Hérault. Un modéré et un exalté. C'était le traiteur le modéré. Cette Municipalité dura tout le temps de la Terreur, et aussi rude qu'elle ait pu être vis à vis des insoumis, elle épargnera l'échafaud à tous. Le fond cévenol sans doute, ce pays avait beaucoup saigné dans le passé.

caricature de lepeletier de StFLe 21 janvier 1793, le roi fut exécuté à Paris. Il n'y eut aucune célébration publique même si les exaltés demandaient à tremper le mouchoir dans le sang du tyran. Par contre l'assassinat de Lepeletier de St Fargeau dont la nouvelle arriva le lendemain, donna lieu à un grand cortège funèbre derrière une bannière où avaient été inscrites les dernières paroles du premier martyr de la Révolution. Les Annales avouent que le cortège traversa la commune dans un morne silence et que le panégyrique du Procureur ne fut pas applaudi. La "fête" coûta 33 livres et 10 sols au budget. L'étranger se mobilisant dès lors contre nous, on décréta la conscription générale au mois de mars.

Sumène comptait 186 hommes de 18 à 60 ans mobilisables, et la commune devait fournir trente soldats à l'Armée du Var. Les 186 furent réunis le 15 mars pour choisir le mode de désignation, au scrutin ou au sort. Le mode du scrutin fut adopté par 123 voix pour et 63 contre. Le conseil siégea alors pendant quarante jours ! On va voir pourquoi :
Les 123 qui avaient tout compris de la démocratie militaire, votèrent sur les conseils d'un notaire de leurs amis par 123 bulletins uniques désignant pour l'Armée du Var les trente meilleurs "patriotes" ou protestants de la commune. Le scrutin fut cassé par la Municipalité qui exigea que les bulletins soient écrits ou dictés séance tenante sur le bureau de vote. Les 123 apprirent la liste par coeur et le résultat fut le même ! Fureur des patriotes, menaces du Procureur, transport du chef de district à Sumène pour constater le vote. Après une harangue épuisante sous les quolibets, les citoyens trop contents de voir partir à la guerre les perturbateurs ne voulurent bouger d'un pouce. On cassa le vote pour la seconde fois et on décréta le tirage au sort. Restait à parfaire les réquisitions pour équiper la troupe.
assiette 1793Ce ne fut pas triste non plus. Les "colonels" de la Garde nationale rechignant à contribuer furent promus "caporal", on brûla les drapeaux de l'Ancien régime, prit ce que l'on put chez le particulier, et les trente partis à Nîmes, l'ordre vint d'Alès de désarmer les communes de la baronnie dont les citoyens avaient marqué largement leur hostilité aux nouvelles moeurs. La Terreur était en route.

Les registres du temps montrent qu'à partir de ce moment-là les protestants et certains affidés catholiques qui les servaient avaient acquis toutes les premières places. A choisir son camp, les Cévennes, fédéralistes de toujours, avaient pris celui des Girondins. Ça n'était pas le bon ! Les notables de Nîmes, si acharnés contre les Emigrés dont ils convoitaient les "restes", émigrèrent à leur tour, et les vengeances commencèrent à tous les niveaux d'une société en chaos qui mêlait en permanence le ridicule au tragique. Comme partout ailleurs en France. A la réserve près qu'on ne décapita personne en baronnie, une certaine solidarité intime et la crainte d'une vendetta infinie ayant fait reculé les plus excités.
Il est d'autres pays du Midi où l'on se vengea jusque très tard, en Rouergue par exemple, où le procureur Fualdès³ fut saigné comme un porc en pleine ville de Rodez, le 19 mars 1817.

guillotine



Note (1): Procès et mort du roi chez Diagnopsy
Note (2): la baronnie d'Hierle correspond à peu près à l'arrondissement du Vigan (département du Gard)
Note (3): l'affaire d'un emballement médiatique

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mardi 12 janvier 2010

Avis de mutation

Ce blogue est en cours de refonte pour améliorer les accès aux archives.
Pendant quelques jours, les lecteurs subiront des modifications du template qui va passer au modèle Béta Blogger.

Veuillez excuser le désagrément.

L'export, un art plus qu'une science

logo made in chinaLa Chine est devenue le premier exportateur de la planète. On attend qu'elle en devienne à court terme (comme le refroidissement du fût, on ne sait pas combien ça fait) son premier producteur. A partir de là, si aucun accident systémique ne détruit l'Empire du Milieu revenu, bonjour les diplomates aux cols empesés, nous ferons où Zhongnanhaï nous dira de faire !
Cette annonce tombe au milieu d'une série noire de revers industriels français à l'exportation qui laisse croire que les glandeurs de Polytechnique, échappés peut-être de la SNCF, ont repris en main les grandes causes. M. le président de la République peut bien faire des pieds et des mains pour placer nos productions - et nous devrions l'en féliciter plus souvent - si les "états-majors" payés au mois restent dans leur gros sabots du Plan, rien n'aboutira. La liste la plus récente commence à faire peur, surtout que les domaines impliqués sont ceux de notre excellence :

- Quatre réacteurs atomiques perdus par EDF-AREVA-TOTAL-SUEZ-VINCI aux Emirats, au profit de Westinghouse emmené par le chaebol sudcoréen Hyundaï. Vingt milliards de dollars, plouf !
- Programme de transport militaire aérien A400M dont l'Allemagne ne paiera ni les rallonges ni les retards, autant dire qu'il est enterré, la France n'ayant pas les moyens de se substituer au cousin germain. M. Forgeard avait des obsessions boursières à l'époque qui le distrayaient de son commandement. L'Amérique fournira !
- Quatorze satellites Galileo perdus par EADS Toulouse au profit d'une PME anglo-allemande qui les fait à moitié prix. Six cent millions d'euros, plouf ! Sans doute économisent-ils sur les frais d'état-major.
miss Univers 2009- Trente six Rafales brésiliens mis en péril par les chasseurs suédois, moins performants sans doute mais tellement moins chers, et vendus par des commerçants adroits et modestes. Vu le niveau de la menace (Colombie, Argentine) l'armée de l'air brésilienne n'a peut-être pas besoin du top gun, même si deux moteurs sont utiles pour franchir la forêt amazonienne. L'affaire sera-t-elle quand même enlevée sur des motifs politiques, ou corrompra-t-on au bon endroit ? Comme la vente de 390 chars Leclerc aux Emirats, contrat perdant qui a coulé le GIAT de Roanne ? Ou comme les frégates de Taïwan ?
- Chloé Morteau n'a fait que cinquième dauphine à miss Univers 2009 laissant passer la belle venezolana Stefania !!!

Notre commerce extérieur est déficitaire depuis 2004. Ce commerce est une des conditions essentielles à l'arrêt du déclin économique qui, s'il se poursuit, nous fera disparaître un jour des enceintes de pouvoir du globe. Or nous ne sommes pas en prise sur les pays de croissance, sauf dans le traitement de l'eau, et tous efforts de conquête aujourd'hui affrontent déjà les nouvelles productions locales. L'Inde produit sa petite voiture et ses progiciels informatiques, la Chine lance son propre TGV, son propre avion régional, demain matin ses propres centrales nucléaires, etc... et pour le vignoble c'est déjà parti : quatre cent mille hectares¹ sont en production ; la qualité monte, à mesure que passent les oenologues européens. Un milliard de cols sont étiquetés chaque année dont une bonne partie s'exporte en Asie.
(1) raisins de cuve et de table confondus

réacteur EPR
Notre commerce se fait essentiellement avec l'Europe, zone solvable certes, mais qui pâtit d'une atonie sévère de la demande et où le différentiel technologique n'est pas plus grand que l'avantage concurrentiel, pour ainsi dire nul. Que faisons-nous que nos voisins ne savent pas faire, ou ne saurons pas faire à brève échéance ?
A parité d'innovation, nous sommes plombés par un "modèle social" très coûteux pour l'industrie qui la pousse à délocaliser. La Clio part en Turquie ! Mille euros d'écart à l'unité.

Quand on aura fini de tout essayer, la production dirigée, le Plan, le colbertisme, les pôles de recherche, d'excellence , il restera à s'inquiéter des mentalités. Du haut en bas de la pyramide de production. D'individu à individu nous ne craignons personne. Nous aurions même tendance à être foutrement plus intelligents que nos interlocuteurs, jusqu'à pourrir notre génie dans la quête inlassable de la perfection. L'ingénieur français est un évolutif, il améliore sans cesse. A peine livré, le client est toujours sûr de ne pas recevoir le dernier modèle ! Mais c'est en escouade que ça se gâte.
L'esprit gaulois n'est pas fédérateur, pas plus dans l'industrie que chez les royalistes. Il faut à chacun montrer son propre génie et gagner les lauriers pour soi-même. Les émirs d'Abou Dhabi ont vu passer une foule de mecs géniaux qui débarquaient, qui de chez Areva, qui de chez EDF, qui de chez Suez, Vinci (les ponts) et même Total (le seul vraiment connu sur la zone d'effort). Programme de cirque complet, jusqu'à ce que le petit reître sente l'odeur de la sciure et envoie son missi dominici Guéant pour faire moins pagaille auprès des towel heads ! Trop tard.

Au Brésil, la délégation française annonce le contrat de Rafales en faisant comprendre que l'avis des aviateurs brésiliens est une formalité. Ceux-ci se cabrent et font le maximum pour couler le projet sarkozien-louliste. L'arrogance dans le commerce international ... c'est fini depuis les guerres de l'opium au Cathay.

gripen
Quand nous perdons des contrats en Chine par suite des zigzags tibétains de la présidence, nous envoyons une ambassade à Zhongnanhai comme aux temps de la reine douairière Tseu-Hi. C'est aller à Canossa. Tous les Français vivants en Chine le savent, le disent, mais ni le quai d'Orsay, ni le cabinet noir du faubourg Saint-Honoré, ne semblent avoir compris le pas de clerc. On perd des marchés sans plus pouvoir dire quoique ce soit, et les Chinois pouffent. Hi hi hi !

Que faire ? Tout reprendre à zéro. Notre système éducatif secondaire est inadapté au monde d'aujourd'hui - au bout de sept ans, nos enfants ne parlent couramment aucune langue étrangère - et le segment supérieur, dispersé entre deux cultures irréconciliables (l'université et la grande école), fabrique à la fois la compétence, l'arrogance et la puérilité. La destruction de l'industrie asséchera le champ d'opérations des vaillants diplômés et nos petits génies exerceront leur supériorité dans l'économie molle ou virtuelle ; ce qui accélèrera encore plus notre disparition car tous nos concurrents sont mieux organisés socialement que nous dans ces domaines immatériels qui convoquent un plus grand effort personnel. Il n'y a pas de pointeuse pour phosphorer, ni de RTT.
Aux Etats-Unis, un diplôme permet de pénétrer dans une entreprise à un certain étage. Cette indication pour le DRH a une validité de un an, voire deux ; après quoi seuls les résultats comptent. En France, un X-Mines est patron en viager !

calendrier AubadeReste la question du tissu industriel des PME. C'est le seul tissu de régénérescence. Je pense que nous serions bien avisés d'avoir la modestie d'étudier à fond les industries allemande et japonaise et d'en importer l'organisation, sans trop chercher à l'adapter, mais plutôt de forcer chez nous l'adaptation au modèle étranger, en requérant autoritairement toutes les conditions ancillaires qui nous font défaut, à commencer par un système bancaire impliqué et des organisations professionnelles éprouvées. Nous n'avons ni l'un, ni les autres. Nos banquiers ne sont que des "employés" de banque, et nos chambres de commerce ou de métiers de véritables fromages à feignants.

A moins d'un Buonaparte, c'est une affaire à trente ans, ...si on s'y met demain matin.


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lundi 11 janvier 2010

Éric le dessouché

Arlequin de PicassoEric Besson a dit au 4000 de La Courneuve : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage » (AFP).
Ça m'a cloué dans le voltaire !
J'avais ressenti une certaine empathie avec ce socialiste jospinien qui, sur ordre du prince, lançait l'opération politicienne la plus casse-gueule du quinquennat, l'identité nationale. Il fallait être sacrément couillu ou sensible au martyre politique pour attaquer le fonds de commerce du Front National du vivant de l'ogre de Montretout. Aussi, après un premier Byrrh, ai-je relu posément la déclaration bessonnienne faite en terre d'islam. J'ai dû remettre ça !

La France, un peuple ?
Le roi parlait des peuples de France. La République en a fait "un peuple" après la défaite de 1870 pour cimenter la future levée en masse. La revanche était programmée au même moment que se signait le traité de la Galerie des Glaces, ce que le comte de Chambord avait très bien anticipé.
Le matriçage sera confié à l'Instruction publique et à l'Administration. La mission était accomplie en 1914 puisque tous les voltigeurs de pointe comprenaient les ordres en français, alors que leurs camarades flamands de Belgique n'entravaient rien aux ordres des officiers wallons. A noter que les Alsaciens et Mosellans qui avaient été privés de ce matriçage, furent considérés après la victoire comme de nouveaux Français, un peu "spéciaux", parfois carrément suspects.

Ce peuple fait de peuples très anciens est resté un peuple malgré tout. A preuve, on le reconnaît facilement à l'étranger parmi dix autres : il ignore la géographie, abhorre les courants d'air et redemande toujours du pain. M. Besson aurait pu dire par exemple que le peuple de France devait (dans son esprit) accueillir ceux des peuples voisins qui le souhaitaient. Il aurait exprimé un choix politique, sans insulter la vieille Gaule qui l'emmerde !

tract
Que la France ne soit pas une langue m'exaspère au plus haut point car c'est le signe distinctif le plus prestigieux que nous ayons encore dans le monde. Que pour des raisons diverses nos guichets administratifs fassent l'effort de comprendre les dialectes des rastaquouères qui y courent, c'est faire preuve de charité, mais il en est encore de nombreuses gens parmi ces malvenus qui parlent le français grâce à l'empreinte impériale que nous avons laissé sur le globe. C'est pourquoi d'ailleurs je suis personnellement bien moins sévère avec "nos" africains qu'avec les pouilleux de l'Est qui déferlent chez nous comme des doryphores. Même s'il pensait aux langues périphériques comme le basque ou le breton, ou aux langues romanes (aujourd'hui académiques) comme le provençal ou le gascon, Besson a dit une connerie. Il est pourtant de la Drôme et pas des Vosges (le fameux "crétin des V." de nos leçons de choses).

Pour la question de la religion, je dirais que si le substrat reste catholique romain et que le patrimoine immobilier renforce cette empreinte, et comment ! la France est de tous les pays d'Europe celui qui a aujourd'hui le moins de religion. Les gens sont majoritairement athées ou indifférents, 4% vont à la Messe, 4% à la Prière du vendredi, et c'est peut-être de ce côté (les 92 autres pour cent) que viendra la réaction à l'islamisation, puisque le camp catholique proclame l'oecuménisme aux religions du Livre. Ceux qui, avant d'entendre ça ont lu le Coran, savent qu'on se fout d'eux. Le seul barrage qui tienne est la laïcité. La France n'est plus une religion ? Presque plus !

canard pékinoisLe conglomérat métissé fait un peu peur car on y voit un immense bordel ethnique. Certes, on touche du doigt ce désordre sur tout le territoire et le communautarisme est en marche. Attendons-nous à ce que notre société s'organise progressivement sur le modèle américain. Ceux qui se "sentent" faisant partie d'une minorité visible cherchent plus à protéger leur spécificité qu'à se fondre dans le moule national.
Franchement, je ne vois pas comment l'éviter et c'est une des raisons qui me poussent à freiner mon impatience d'analyses sur tout et rien.
La France du métissage de Besson est en marche. Le métissage stricto sensu est une affaire personnelle ; quand il s'institutionnalise, il indique une mutation. Sans doute serait-il plus utile de mieux organiser son futur que de brandir des revendications identitaires qui ont si peu d'écho dans le "peuple". Du métissage, le veau national s'en tape, s'il a son livret A, une bagnole et une retraite convenable. A quoi bon le harceler ! Il est sourd, sauf pour faire une audience d'enfer aux émissions de télé les plus cons !

Il reste donc à choisir pour le cas Besson entre la constatation d'une "réalité" du 9-3 ou l'affirmation d'une volonté politique. Je n'en sais rien, mais le "pays réel" est pour sûr bien différent du modèle original, et l'identité, ça ramassera des voix qui pourraient manquer aux régionales.

Quand même, j'aimais mieux avant.


Europe sans la France
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samedi 9 janvier 2010

Vichy-sur-Dives

Gonneville-sur-merLa Ligue en délire était-elle en retard sur son plan de presse du mois ? Battue par la neige et la grippe dans les préoccupations des Français, la Licra vient d'assigner le maire de Gonneville-sur-Mer pour pétainisme exhibé. Il a un portrait du chef de l'Etat Français dans la mairie. A tous les coups, un bobo parisien a racheté une chaumière dans le bled et s'est dit choqué auprès d'amis sûrs de la capitale, peut-être après avoir essuyé un refus de faire taire les coqs et les cloches.
Pétainisme ? Ce dont se défend complètement le malheureux inétiqueté, Bernard Hoyé pour ses cinq cents administrés, au motif que le "pétain" est dans le trombinoscope de chefs d'état qui orne la salle des mariages depuis des lustres. Le maréchal ayant été installé dans sa fonction le plus régulièrement du monde, et sa condamnation subséquente ne prévoyant pas de le rayer des registres historiques, il participe à la galerie des monstres.
« C'est du révisionisme !» clame-t-il.

Mais le pitbull anti-antisémite n'en démord pas. Dans un communiqué ronflant, la Licra nous la baille sévère : Malgré la demande de la LICRA, M. Bernard HOYE, maire de Gonneville-sur-Mer, a décidé de maintenir en salle des cérémonies de sa mairie un portrait de Philippe Pétain au côté du Général de Gaulle et d’autres présidents de la République française ou présidents de conseil. Ce qui pourrait passer pour une erreur regrettable est malheureusement assumé par le premier magistrat de la Ville lequel réhabilite Philippe Pétain en affirmant que son portrait appartient à une "collection entière de portraits de personnes qui ont dirigé notre pays". Qu’un représentant de l’Etat, avocat de surcroît, se permette ainsi d’omettre les condamnations et les pertes de tous titres ayant frappé Philippe Pétain ne peut que nuire aux intérêts nationaux dont il devrait être le garant. Cela porte atteinte au respect de la mémoire des victimes et de leurs familles qui ont eu à souffrir de décisions politiques prises par Philippe Pétain sous le régime de Vichy. La LICRA demande aux autorités de tutelle du maire de mettre fin à ce trouble à l’ordre public qui nuit à la République. (5.01.10)

Pétain à Nancy
Le maire d'une petite commune est donc garant des intérêts nationaux. Mazette ! Le trouble à l'ordre public est ici le trouble à la mémoire des victimes du régime de Vichy. Il faut relire lentement. Nuire à la République ? Mais Monsieur Licra, tout ça est le vin du même tonneau. La République socialiste s'étant liquéfiée par l'inéluctabilité de son évolution, a convoqué la tyrannie pour raccomoder le vase de Soissons, pour lui passer sur le ventre ensuite avec le renfort des grandes démocraties capitalistes, et se refaire une virginité à bon compte. Depuis lors, tous les discours des édiles, élus, présidents, machin-trucs à micro, se terminent par "Vive la République" dès fois qu'on n'y penserait pas ! C'est fragile ce système sans un luxe de précautions.

A tout prendre, il serait avisé de recenser dans nos mairies les portraits de personnalités condamnées, comme Robespierre par exemple, vous savez, le révolutionnaire qui a donné son nom à la promo ENA d'où sortit Philippe Séguin. Une pétition circule d'ailleurs contre ce "serial-killer".
Vive la République ! (j'allais oublier)
Que disait Céline ?
Le monde, une entreprise à se foutre du monde ?


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mercredi 6 janvier 2010

Divorces, un sport royal

H.4Nous sommes entrés dans l'année Henri IV. Une messe fut dite à Rome le 12 décembre à St Jean de Latran en présence de SE l'ambassadeur de France auprès du Saint-Siège et des princes Jean d'Orléans et Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme. La légende en a fait un roi paillard qui roulait les "erre", n'utilisait d'eau ni en usage interne ni externe, et qui chargeait ses ennemis sur un cheval tout blanc. Collectionneur de femmes comme aujourd'hui il le ferait de Ferrari, il restera pour l'éternité le grand baiseur à panache de la dynastie bourbonienne.
Pas sûr ! Si la "dynastie" est supposée survivre au royaume... qui lui n'est plus, à ce qu'il me semble certains relèveraient le défi ancestral.

Un peu de généalogie laisse constater les résurgences irrépressibles du sang chaud de Bourbon dans la grande famille capétienne. Les âmes pieuses se risquent à croire que le prestige de la lignée convoque au partage de sa gloire des aventurières de tous calibres, de vraies briseuses de ménage. Mais ces assauts - ce lâcher de salopes, disait Bigard à B.16 qui le recevait avec Sarkozy - justifient-ils un si grand nombre de divorces ? Les princes sont-ils si faibles pour les choses du sexe faible ? Même des prétendants ayant toutes leurs chances d'accéder "un jour peut-être", s'y sont abandonnés, entamant gravement le pronostic du pavois gaulois.
cerf bramantLa loi d'exemplarité n'existe pas, serait-elle la Huitième qu'on cache ? et le vieux précepte "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" couvre de son manteau d'indulgence une réalité qui peut en déranger beaucoup, à commencer par ceux du commun retranchés de la communauté des fidèles et jetés au parvis, alors que le Vatican déroule le tapis rouge sous les pas de grands pécheurs et pécheresses des familles royales.
A noter que les remariages dans ce monde ne génèrent pas d'enfants, la brisure de bâtardise restant forte. Les vieilles lois fondamentales en impressionnent encore, surtout celle de catholicité qui est la "sine qua non" imparable, autant demain que jadis. Henri IV nous l'avait confirmé, qui apostasia moult fois selon le vent de l'histoire immédiate.

De nos jours, on dirait que l'extinction (provisoire) du royaume a quelque part allégé le poids des règles et débondé le rut du cerf qui n'a plus de Parc. D'aucuns répudient même comme des sultans.

Après l'abdication d'Alphonse XIII qui "éteignait" le royaume et ses lois, les aînés d'Espagne ont tous divorcé :
- Jacques-Henri de Bourbon, de Emmanuelle de Dampierre qui elle-même se remariera pour se séparer à nouveau de son côté.
- Son fils, le prince Alphonse, de Carmen Martínez Bordiú qui elle-même se remariera deux fois. La fin tragique du prince à Beaver Creeks le privera de se remarier de son côté comme il en avait le droit sous licence pontificale.
- Le frère cadet d'Alphonse, Gonzalve de Bourbon, divorcera de Carmen Harto Montealegre et se remariera deux fois sans faire d'enfants légitimes.

Dans la branche de Séville qui vient juste après :
- François de Paule de Bourbon & Escasany, est divorcé de Béatrice d'Hardenberg et se remariera deux fois.

Chez les Bourbon-Parme :
- Charles-Hugues, aîné de la maison, est divorcé d'Irène des Pays-Bas.
- Pour mémoire :) les quatre enfants du prince Louis de Bourbon-Parme (1899-1967) divorceront !

Les Deux-Siciles se sont tenus tranquilles jusqu'à maintenant. La médaille pontificale du zouave !

Chez la maison d'Orléans :
- Henri d'Orléans, prétendant en titre, est divorcé de Marie-Thérèse de Wurtemberg, puis remarié religieusement sous licence expresse de la Rote romaine.

Dans les maisons concurrentes, on n'est pas en reste non plus :
- Charles Napoléon est divorcé de Béatrice de Bourbon-Deux-Siciles, et remarié, ce qui permet à son fils Jean-Christophe de contester ses "droits".

fontaine au sapèque
Il faut souhaiter aux jeunes princes du moment la sérénité nécessaire à leur vie privée, même si l'environnement familial est "inquiet". Leur dire aussi qu'on peut être un vrai Bourbon de tradition sans sauter sur tout ce qui bouge, et qu'au pire moment du démon de midi, il est sage ou rusé de prendre une "bonne amie" de circonstance, révocable ad nutum, comme le font les "gueux", voire de méditer la sentence de Sacha Guitry :"les femmes les moins chères sont celles que l'on paie".

Pour le démon de minuit, tout reste permis puisqu'il n'y a plus d'espoir. Un peu d'indulgence quand même ! Le gotha sans couronne fait aussi partie de l'espèce humaine.


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lundi 4 janvier 2010

Démocrate, peux pas !

le joueur d'HamelinA défaut de "routiers", j'ai passé le week-end de l'Epiphanie avec un "démocrate sympa". Le tour d'horizon géopolitique inévitable m'assura que je n'avais pas été mordu par la vipère démocrate, sauf peut-être dans mon sommeil, auquel cas elle en mourut. Le clou de la dispute fut le vénérable Pie XII de Benoît XVI.
- Quelle bévue ! Béatifier le pape pro-nazi après avoir interdit le préservatif en Afrique !
- Est-il prouvé ou simplement colporté que Pie XII ait eu de l'indulgence pour les nazis ? Il semble que des rabbins italiens aient classé l'affaire dès l'après-guerre et que sa mort fut déplorée universellement.
- Alors qu'on nous explique tout !

- Pourquoi devrait-on savoir ? Pour peser les faits mis à jour, juger, approuver ?
- Exactement. L'opinion doit être d'une certaine façon consultée. Surtout quand le faux-pas pontifical est une quasi-insulte à la Shoah.

Devinant le piton dialectique où devrait s'accrocher l'antisémitisme maurrassien condamné par l'Histoire, j'esquive l'holocauste.
- Ai-je le droit de me foutre de la guerre de Pie XII tout en restant citoyen, ou même simplement abonné au gaz et à l'eau ?
- Vivre en société nous convoque inévitablement à se saisir de questions graves. Nous ne sommes plus au Moyen Âge et l'Etat est aujourd'hui sous contrat.
Pie XII- Je préfère exercer plutôt mon "jugement" dans des domaines que je maîtrise et à des niveaux où je connais les cartes en mains, les miennes et celles des gens qui me font face. Dans l'histoire de Pie XII je ne suis pas "compétent" même si je suis "informé" de force, et je me sentirai ridicule d'émettre un avis sur les convictions, le comportement factuel, a fortiori la sainteté du pape Pacelli. Un oeil jeté sur des sites Internet¹, sinon avis pris auprès de François Miclo² (Causeur), m'a confirmé dans l'idée que la Crasse médiatique emmenée par des pourrisseurs rémunérés comme... [censuré], tient encore les manettes de la machine à croire qui bat le tambour des Ligues.
Que Pie XII ne soit pas le salaud que disent les littérateurs obscurs révélés par le scandale, et c'est toute la voûte de la "responsabilité occidentale indéniable" qui se fissure au détriment du fonds de commerce du CRIF et de la LICRA, et de tous les "damnés de la Terre".
Même Israël, pourtant premier intéressé à la consolidation de ses fondations, laisse le Saint-Siège et les historiens en finir avec Pie XII en guerre. Demandant que les archives vaticanes soit ouvertes déjà, plutôt qu'en 2013, afin de faire litière de toutes les accusations qui courent, le gouvernement juif est enrôlé par les anti-papes qui s'en servent pour exalter l'insulte, alors qu'il s'agit surtout de la part de Bibi Netanyahou de ne pas ouvrir un troisième front. Palestiniens et Radicaux lui mènent déjà la vie dure.

Plus royaliste que le roi ? Plus juif que les héritiers du roi David ?

Je sens mon démocrate légèrement irrité de ma démonstration de la main gauche alors que je promeus le jemenfoutisme de la main droite. Et encore ignore-t-il que ce maudit Pie XII a rapporté l'interdiction de l'Action Française du pape Pie XI !

raisin blancOn peut tout à fait réfléchir aux mouvements des idées autour de soi, sans pour autant s'arroger le "droit" d'en juger leurs acteurs. Sauf quand le niveau étudié est de plein pied avec le sien. Je peux proclamer que Polanski est un "enculeur" sans excuses sociétales "béhachéliennes" parce que j'ai deux petites filles et suis entouré de jolies nièces que je ne supporterai pas de voir souillées par ce genre de crapaud glauque.
Mais déjà, je suis gêné de critiquer le fondement même de la politique de contention des assauts américains que le président Chirac a mené en Irak, car je sais ignorer (ben, oui !) certaines cartes déterminantes. En fait, je me le suis fait dire assez vivement par un directeur de cabinet de l'époque. J'en tiens compte et depuis, je me borne à "juger" les effets explicites que je peux organiser et mettre en relation, et je délaisse les causes réelles dont la recherche sera confiée à des historiens (étrangers) ...
C'est pourquoi aussi, dans certains billets de Mémoire, je limite ma contribution à l'histoire locale que j'appréhende assez bien - merci à la Société des Arts & Lettres - et laisse à plus gonflé que moi le soin de "généraliser" l'ingénéralisable. C'est un vrai métier !

Mais comme chacun des lecteurs assidus de ce blogue le sait bien, je n'aurai de répit que lorsque le roi sera revenu et que les piétons pourront retourner à leur exploitation antérieure derrière la charrue de Cincinnatus. Quel bonheur alors, de pousser mes connaissances dans l'arcure Solen, la vigne en espaliers de Virgile, les vendangeuses andalouses ou les citrouilles à carrosse !

Au roi et vite !



cul de lampe charrue

Note (1): comme Pie12.com
Note (2): qui disait dans Causeur : " Notre époque porte sur l’histoire un regard insensible. Elle considère le passé non pas tel qu’il a été, mais tel qu’elle voudrait qu’il fût. Elle sermonne les morts, leur dicte une conduite, ne rechigne pas à l’anachronisme pour les juger au nom de principes qu’elle ne s’applique jamais à elle-même, mais qu’elle leur demande rétroactivement de respecter. Notre époque n’est pas historienne : elle est vindicative."



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