vendredi 7 janvier 2022

Musique 2000 !

studio d'enregistrement

On a tiré le 2000ème article de Royal-Artillerie. Mais on ne va pas boucler la série sans dire merci à ceux qui nous ont suivi dans la section musicale de Royal-Artillerie (et de Steppique Hebdo). Ce sera donc en ouverture LE TUBE des eighties, Billie Jean de Michael Jackson, chimère insurpassable de la pop, extra-terrestre du circuit, à donf ! Il n'a jamais fait semblant.... jusqu'à la mort ! Nous avons choisi la version en live de Munich 1997 où il y a tout, sur un fond de scène noir. Respect !

Billie Jean



On enchaîne (il y en aura cinq) avec Amy Winehouse dont la psychopathie m'a toujours mis les poils. Pas étonnant qu'elle se soit foutu en l'air, elle devait se trouver insupportable, et pourtant !!!

You Know I'm No Good



C'est l'heure de Patricia Kaas. C'est perso, tordue en tout sens et désirable, en voix et corps. En boucle comme un Russe, deux heures, Kaas, je peux.

Une fille de l'Est



Pour finir, Steve Goodman et sa chanson-culte reprise par toutes les pointures de la country, de Johnny Cash à Willie Nelson, la country music, un genre qui restera pour moi le plus agréable divertissement musical autour d'un verre de 1792-Small Batch qu'on me rapporte d'Owensboro (c'est une commande) :

City Of New Orleans



Il y en aurait cent autres. L'encre de tes yeux de Cabrel, le tango de Leonard Cohen Dance me to the end of love, Horse de Patty Smith ou Fuir le bonheur, on n'a pas la place.

Voici la cinquième, russe, juive, tragique : Barbara dans la chanson française à texte, la plus classique et la plus au point qui soit ! Et ce jeu du regard à la caméra !

Ma plus belle histoire d'amour c'est vous



Merci quand même (eh oui !) aux diffuseurs de musique comme Youtube, Dailymotion, Sound Cloud, Deezer, Archives qui nous offrent un choix extraordinaire d'un claquement de doigt sur la souris. Voilà, c'est fini. Euh... non ! Bonus dédié à monsieur Mélenchon :

Santimantal, le top du zouk, au casque les yeux fermés



Tchao, à plus !

mercredi 5 janvier 2022

Nos sémillants connards

Conseil à l'Elysée

La triplette introuvable, agacée de la réfutation de ses injonctions par le souverain peuple en ses représentants, oublie la séparation des pouvoirs et tient à dicter sa loi aux élus du parlement ! Véran est le plus agressif qui lors d'un échange dans l'hémicycle du Palais Bourbon où il avait le dessous, avait osé un « ...c’est ça, la réalité. Si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici! »
Sortez d'ici ??? Les députés sont chez eux au Palais Bourbon depuis la tirade de Mirabeau aux Etats. Ils n'en sont pas moins pauvres en esprit pour n'avoir pas sorti les pancartes dès la reprise de séance :

[ VERAN DEGAGE! ]


Castex pour sa part a passé ses nerfs sur ses contradicteurs lors du débat sur le passe vaccinal, toujours à l'Assemblée nationale, après le refus de poursuivre toute la nuit par une majorité de circonstance sur les bancs : « Le virus galope et vous tirez sur le frein à main. Je pense, mesdames et messieurs les députés, à nos soignants qui eux ne s'arrêtent pas à minuit, comme vous l'avez souhaité. C'est purement irresponsable!».
Il oublie que charbonnier est maître chez lui et que les députés sont là chez eux, le règlement d'assemblée à la main. C'est la démocratie !
D'où notre préconisation :

[ CASTEX DEGAGE! ]


Mais le champion restera pour quelques semaines Miquet à la Houppe et son « J'EMMERDE ! » qui ne vaudra jamais le "j'accuse" de Zola mais fera le bonheur des meetings et manifs. Monsieur le Président de l'Europe ne se sent plus pisser. Il devrait consulter, même si l'urologie est plutôt dans les mains de l'opposition. D'ailleurs le Guardian n'hésite pas à écrire que sa vaccination strategy is to "piss off" people who have not had coronavirus jabs en leur rendant la vie quotidienne de plus en plus impossible.
Après insultes et avanies tout au long du quinquennat (traversez la rue!), voici qu'il compte achever son mandat sur "l'emmerdement" des non-vaccinés, et dans la foulée met en doute la qualité de citoyen des mêmes. Pour qui se prend ce petit monsieur à moumoutte et pattes "Village" ? On attend avec gourmandise les slogans de pancarte qui vont défiler samedi contre le passe vaccinal. Je propose, bien dans le ton :

[ CACAMAK AUX GOGUES! ]


amas de pancartes

Des esprits forts ont analysé l'insulte (préméditée, lue et relue avant tirage) comme une tentative de casser le camp électoral de V. Pécresse en enrôlant les citoyens raisonnables, excédés des mesures-barrières que le pouvoir justifie en boucle comme nécessaires pour faire front au danger que représente la cohorte très minoritaire des pelés et galeux antivax. Il n'est pas une heure sans que cette culpabilisation ne sorte sur les plateaux télé. Nous n'entrerons pas dans ce débat, mais il est clair aussi que mettre le projecteur sur les dissidents laisse dans l'ombre l'impréparation assumée de l'hôpital général public, comme les protocoles médicinaux qui marchent ailleurs. La gestion de la crise est politique, et en période électorale, elle ne pouvait que déraper. L'emmerdement des Français n'est que le début des provocations ciblées.

Des esprits moins forts mais plus fins, comme Valérie Lecasble, font la démonstration que toute la séquence 2021 est jouée d'avance à l'Elysée, que toutes les interventions du président et surtout le ton qu'il emploie, repentir, arrogance, fraternité, autorité, sont délibérés et le fruit d'analyses politiques de l'opinion dans les soupentes du château. Même la syntaxe utilisée est pesée ; le "je" est précis, impérial, à croire que M. Macron n'a ni empathie ni affect. Il manipule en permanence pour à la fin trancher sans discussion possible, mais le manteau de César est peut être un peu trop ample sur lui.

Peut-être que le salut viendra de Berlin quand Olaf Scholz et Christian Lindner enverront le mari de Brizitte se faire foutre sur les eurobonds. L'insulte scatologique pourrait hâter la censure allemande de la Chancellerie du reich qui n'a que faire des sauteurs.

mardi 4 janvier 2022

Clap 2000 !

nombre 2000 ensablé

Spécial royco ! Deux millième billet sur Royal-Artillerie, la psychothérapie rédactionnelle du Piéton du roi achève sa dix-septième année. L'usage est d'emplir le deux millième billet de statistiques* en tout genre montrant l'intérêt que le site a éveillé, ô combien il est "utile" et d'appeler aux dons. Que nenni ! Je remercie les lecteurs fidèles dont certains viennent ici depuis le début de l'aventure. J'aurais aimé plus de commentaires, mais bon ! Foin de la gloriole à deux sous qui ne feront jamais un franc, il en faut vingt, l'eulogie présumée du blogue monarchiste le plus décalé de la Toile (loin derrière le Lys Noir quand même) attendra. Mais l'occasion de faire le point sur des années et des années de royalisme ouvre droit à la nécrologie des prétentions dynastiques qui veulent occuper l'espace des rêves royalistes, à tout prix semble-t-il, à nul effet pour sûr. Quand on parle critique du royalisme c'est forcément ad hominem et sans débiner les personnes qui s'avancent comme légataires dynastiques universels, on peut légitimement les passer sous la toise de l'emploi, plus sûrement sous celle de l'accession.

Partant du principe discuté qu'une restauration monarchique devrait aboutir à la réinstallation d'une des dynasties ayant régné en France, l'attention (pour les jeunes lecteurs) serait directement captée par trois personnalités, dans l'ordre d'entrée en scène de leur revendication :
  • Louis de Bourbon (1589)
  • Jean-Christophe Napoléon (1804)
  • Jean d'Orléans (1830)
Un observateur arrivé de Sirius trouverait l'idée drôle : remettre en selle une dynastie battue dans le passé, plutôt que de préparer à l'emploi une famille ayant compétences et mérites d'y accéder, sans l'obligatoire ballade nécropolitaine. Vouloir reconquérir les fastes du passé à travers la transmission patrimoniale d'un royaume coulé à pic dans les abysses de l'histoire relève-t-il d'une pathologie ? Les royalistes qui s'émeuvent aux souvenirs imaginés d'un âge d'or intellectuel et moral n'ont pu avancer d'un mètre dans leur quête d'une restauration depuis deux siècles. C'est beaucoup et généralement ils ne veulent pas savoir pourquoi. C'est la faute au temps qu'il fait, aux circonstances, aux guerres, aux malveillants, aux traîtres, mais jamais aux insuffisances de la dynastie souterraine qui porte leur espérance. Et pourtant, ils seraient prêts à leur donner les clés du camion ! Pas sûr que l'idée soit si largement partagée.

Héritier moral de l'Ancien Régime, Louis de Bourbon descend du fils du Grand Dauphin, le duc d'Anjou que Louis XIV envoya en Espagne sur la demande du roi Charles II l'Ensorcelé, mourant sans postérité. Hériter de l'Empire français, Jean-Christophe Napoléon descend de Jérôme Bonaparte, quatrième frère de l'empereur Napoléon, roi de Westphalie durant l'épopée. L'empereur Napoléon III descend pour sa part de Louis Bonaparte, troisième frère de l'empereur Napoléon, cette branche est éteinte. Personne ne descend d'aucun des deux empereurs. Héritier de la Monarchie de Juillet, Jean d'Orléans descend de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV et plus directement du fils aîné de Louis-Philippe Ier, Ferdinand-Philippe duc d'Orléans. Les successions ne prenant pas les ponts, son héritage est brisé par le régicide de son ancêtre direct Philippe-Egalité. A part le Bonaparte, les deux autres buttent sur un plafond de verre : le Bourbon, celui du franquisme et de l'affairisme ; D'Orléans, celui d'une oisiveté sans vergogne revendiquant les fruits du travail d'autrui. Si rien ne prive les descendants des dynasties battues de prétendre revenir sur le trône de France, rien non plus ne leur donne l'exclusivité de cette démarche. Comme le disait un lecteur assidu l'an dernier en commentaire, on ne voit pas "le descendant de Philippe Auguste, Philippe le Bel et Charles V" dans cet échantillonnage. C'est du régime monarchique dont on doit se soucier après en avoir déroulé tous les avantages devant nos concitoyens. Pas tant que ça des impétrants !

Vient maintenant la question à cent mille dollars qu'il ne faut pas poser.

Qui serait le bon choix ?


La monarchie est un concept charnel et spirituel à la fois. Il y faut donc un titulaire de qualité offrant au bien commun le fruit de l'acquis et ses talents innés dans un environnement choisi. Royal-Artillerie a plusieurs fois évoqué la hauteur de la marche menant au trône. Explicitement cinq fois. Même s'ils sont longs, les cinq articles ci-dessous sont à relire impérativement aujourd'hui dans le lit de ce 2000è billet dont ils sont parties intégrantes (et archiver peut-être, des fois que l'hébergeur fasse faillite) :

Résumons-nous. Il n'est pas pertinent de rechercher dans le personnage qui initiera une restauration, le copycat d'un prince ancien, a fortiori le roi de vitrail de Jean Raspail, même si ça nous plairait bien. Il y faut du tempérament personnel, du caractère, une éducation au niveau de celle des alter ego du monde dirigeant et une formation préalable à l'emploi. Tempérament et caractère ressortissent à l'inné. Ce n'est bien sûr pas pour la raison qu'on n'y puit rien faire qu'il faudrait accepter n'importe qui. L'acquis pour sa part est tout le reste.
Nous avons en France des grandes écoles qui forment une vraie élite managériale disposant du plus large spectre de conscience et sciences contrairement aux universités étrangères qui réduisent le champ visuel du créneau pour accentuer sa spécialisation. Grandes écoles ne veut pas dire "grande école" mais les sept soeurs : Normale Sup, Polytechnique, CentraleSupelec, Navale, HEC, Mines ou Ponts, Saint-Cyr. On a oublié Physique & Chimie de Paris et SupOptique. C'est dans ce vivier qu'il faudra puiser le restaurateur de la monarchie, que l'on fera passer par l'ENA pour qu'il assimile tous les rouages du gouvernement d'un pays. Le tempérament devra donner la résilience et l'équanimité ; l'intelligence et la formation, la perception rapide de l'enjeu ; le caractère, l'intuition d'une décision pertinente. Le monde dans lequel nous continuons à vouloir vivre avant qu'il ne se transforme en four crématoire, ne laisse plus le temps aux "conseils" et autre réunion des licenciés en sciences molles. Le décideur interpelé doit décider, là, maintenant. En connaissez-vous ? Il n'y a aucun espoir de restauration monarchique en dehors de cet environnement.

clap 2000ème

De la monarchie absolue à la monarchie constitutionnelle


La royauté, flèche du progrès, s'oppose à l'Etat républicain obèse, éparpillé en autant d'emplois que de clients, manipulant une liberté abstraite, une égalité abstraite, une fraternité abstraite, jetant les vaincus idéologiques d'un jour sur les vainqueurs d'un autre dans un combat civil permanent sous la tyrannie du Nombre ! Un système à promettre condamné à la fuite en avant !
Agent commissionné de Dieu pour le bien de son peuple, le roi de France était empereur en son royaume. Il personnifiait l'unité du droit, était l'unique source du droit, et dans l'architecture pyramidale dont il était la pointe, toute loi, toute règle ne procédaient que de lui. De cette solitude impartagée est né l'adjectif "absolu" (ab solu) désignant un être existant par lui-même, parfait (dit le Larousse). Missionné par Dieu à la défense, l'harmonie et le bien commun de la nation telle que l'a forgée l'histoire et la géographie, il ne répondait de ses actes qu'à Dieu. Dans les Six Livres de la République, Jean Bodin théorise ainsi l'absorption de la société civile par l'Etat politique pour lui offrir une protection totale, créant le concept toujours vivace aujourd'hui de l'Etat-nation. Le droit régalien qui en découlait n'avait aucune autre limite que celles imposées par le Tuteur, la source primaire de toutes choses à laquelle le roi devait revenir continuellement pour y renouveler son immunité. D'où l'expression mal comprise de "droit divin".

Cet absolutisme qui ne pouvait compter sur aucune excuse, imposait une grande rigueur dans l'émission ou le retrait des lois, sinon plus encore dans l'organisation des fonctions de chacun attaché à l'Etat, le but ultime étant l'ordre, à défaut duquel rien ne tient. On se souviendra que Bodin vécut pendant les guerres de religion et que Bossuet, qui fonda le "droit divin", traversa la Fronde. Finalement, les clés de ce régime étaient le Droit de Dieu et la Morale naturelle propre à l'espèce civilisée, dans le souci premier du bien de l'humanité ainsi que le disait Bodin : "Il n’est de richesse que d’hommes". On voit que loin d'être maître de ses caprices, le roi d'antan était pris dans les fers du Droit de Dieu et que le soin qu'il devait prendre de ses peuples incluait celui qu'il réservait à ses ennemis ; d'où la leçon donnée au soir de Fontenoy par Louis XV au Dauphin : « Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire est de l’épargner.»

Sous l'Ancien régime la conversation du roi et de son créateur était permanente et plus tendue encore quand on approchait du terme de l'exercice pour déposer les comptes. Lieutenance du Christ sur terre, la charge suprême était écrasée sous le poids de la volonté divine. Le roi craignait Dieu autant qu'il pouvait être craint de ses sujets. Evidemment, pour les esprits forts d'aujourd'hui, cette sujétion du chef de l'Etat à une puissance surnaturelle est inimaginable puisqu'ils se prennent tous pour des dieux, avant de mourir comme des hommes et pourrir comme des bêtes. Mais la sujétion divine n'est pas adaptable. Toutes les monarchies l'ont conservée. Aucun roi n'est seul au monde. C'est dans le package. D'où la difficulté à intégrer le binôme Dieu-Roi dans une société décrétée laïque par ses élites jusqu'au point d'en faire une vertu. Si l'athéïsme actuel n'est pas un obstacle puisqu'il se cantone à la sphère privée, il sied de trouver le "frein" qui se substituera au droit divin dans le domaine public, et ce fut le défi des temps modernes. Les Anglais les premiers l'ont trouvé dans le régime constitutionnel - la démocratie de Westminster - une façon de faire atterrir les commandements surnaturels en les déliant de leur origine divine. La constitution prend à son compte le droit supérieur (positif et naturel) auquel le monarque devra se conformer s'il veut exercer librement sa fonction. La monarchie n'est dès lors plus vraiment "absolue" mais par la qualité supérieure de sa gouvernance, au quotidien comme sur le temps long, elle peut conserver l'autorité naturelle qui en aurait découlé. Un seul monarque dans l'histoire a su conserver l'absolutisme en niant la transcendance, c'est le despote éclairé dont l'archétype cynique est Frédéric II de Prusse. C'est sans le savoir celui qu'attendent les Français pour nettoyer la porcherie politique. Les monarchistes devront faire avec !

En conclusion, le roi de demain (mais si !) ne sera pas échappé d'un livre mais fait de chair et de sang. Prisonnier de la tunique cathare, il devra renouer la conversation métaphysique qui le transcende et le bride, et accepter les limites que lui imposeront ses sujets avant de lui rendre sa souveraineté au sein d'une constitution de l'Etat. Dans ce double encadrement, il exercera ses pouvoirs pour le bien commun et la pérennité de la nation. Selon la formule consacrée, elle gèrera les affaires subalternes en ses états ; le roi gèrera les affaires régaliennes en ses conseils ; et les peuples seront bien gardés.

De la mise à jour


Parlons-nous en l'air, pour les petits oiseaux qui pépient dans les arbres ? Que non. L'époque connaît un net recul du fantasme républicain au sens où les générations montantes dépassent le cadre de valeurs imposé par leurs aînés et s'abstiennent de remettre des pièces dans la machine démocratique en n'allant pas voter. Ils ont acquis une conscience planétaire et jugent étriqué le périmètre national que tant de leurs soucis débordent. Ils ne connaissent la nation que comme une brique d’un tout et non une finalité en soi, pas plus que l'enclos exclusif de l’exercice démocratique. A l'autre bout du champ de conscience, ils sont affairés à la réalisation du moi à travers moult réseaux d'échanges sans frontières qui les passionnent autant qu'ils les intoxiquent. Pour au final ne reconnaître aucun avantage à la République es qualité qui peut leur apparaître comme un régime hégémonique désincarné faisant tourner sans répit la crécelle de ses "valeurs" au bénéfice des thuriféraires qui en vivent. Leur conscience est purgée, la page est à écrire dans ce qui devient un désert moral. La mesure des préoccupations de l'opinion nous montre que les tenants d'une idéologie sont définitivement ringardisés. A nous de savoir convaincre avec les mots d'aujourd'hui, en commençant par bien comprendre le nouvel environnement politique de la cité. Quelque chose est au-dessus d'elle mais la "nation" n'y suffit plus.

Aux cœurs vaillants qui entrent en monarchisme, je souhaite d'en bien comprendre les enjeux et d'approfondir leur formation dans la perspective d'une conversion des idées en succès palpables, mesurables et mesurés, au sein d'un monde différent de celui qui reçut les écrits des grands maîtres, sans doute pas meilleur (ce monde), mais qui n'a plus rien à voir avec la République inquisitoriale des années 1900 contre laquelle se levaient les royalistes. Le "danger" actuel vient plus de la société que de l'Etat. Exigez de vos chefs l'aggornamiento et la gestion par objectifs avec quitus en fin de mandat ! Nourrissez-vous du fonds théorique des penseurs monarchistes, mais pensez aussi par vous-mêmes, proposez, soyez autonomes en esprit et faites vivre vos convictions dans la France d'aujourd'hui. Courage, il en faudra ! Mais serons-nous prêts au jour de l'insurrection qui vient ? C'est notre seul défi.



(*) Stats : [974400 visites sur onze ans (2011-2021), et env. 1200000 depuis le numéro 1. Nombre de commentaires: 4200]


Ce billet est le premier d'une séquence "Rénovation" qui forme la deux millième contribution du Piéton du roi au blogue Royal-Artillerie. Elle se compose des trois articles suivants :

dimanche 2 janvier 2022

Vœux du piéton du roi

 

BONNE ANNÉE, BONNE SANTÉ
UN PEU D'ARGENT POUR DES FLEURS !


serpentins

Meilleurs vœux aux aînés de France


C'est une position particulière dans une fratrie que d'être premier né. S'il en va différemment chez les princes et les manants, les aînés d'où qu'ils viennent portent sur leurs épaules une charge dont les suivants se délestent, celle de décider sans ouvertement compatir, de trancher au plus juste, puis de partir les premiers si la nature est douce aux poursuivants.

Eugénie de Bourbon en famille
- Eugénie de Bourbon en famille -

Longue et belle vie à Eugénie de Bourbon née le 5 mars 2007 à Miami et à Gaston d'Orléans, son cadet de deux ans, né le 19 novembre 2009 à Paris. Si les circonstances devaient les appeler un jour à de hautes fonctions, qu'ils puissent remercier leurs parents de les avoir formés à tenir leur rang, c'est le message que nous passerons ce soir.

Eugénie est certes plus une "menace" pour la couronne d'Espagne qu'elle ne le serait pour celle de France si d'aventure ce pays revenait à la monarchie... Et Gaston peut être appelé lui-aussi.

Gaston d'Orléans et sa fratrie
- Gaston d'Orléans , son frère et ses soeurs -

Souhaitons à l'un et à l'autre et bien d'avance, d'y être prêts. En attendant d'avoir grandi (façon de parler, sur les photos récentes Eugénie dépasse déjà sa mère), qu'ils profitent chacun de tous les instants au sein d'une famille aimante qui les soutiendra dans leur éducation, et qu'ils sachent juger des circonstances pour l'accomplissement de leur destin.


3 fleurdelis


Royal-Artillerie souhaite une meilleure année 2022 aux royalistes de France, qu'ils voient avancer vers eux leurs espérances comme avançaient jadis les étendards du roi !





[1992°]

samedi 1 janvier 2022

En attendant les meutes...

L'Insurrection-Qui-Vient rattrape son retard. Elle va même entrer en gare avec un peu d'avance. Le battement d'aile du papillon sera peut-être l'obligation du port du masque dehors en ville, parangon de la soif de pouvoir des petits marquis de la macronie, qui jouissent de se voir obéis selon leur humeur du matin. Ouvrez vos fenêtres en grand pour aérer plusieurs fois par jour - et les prescripteurs se gardent bien de laisser leur adresse où envoyer sa facture de gaz - mais si vous sortez de chez vous, mettez le masque, l'air est pourri de variants grecs et l'amende donnée vaut 135 euros !

émeute Paris

D'où viennent les pulsions de meurtre qui traversent la nation après que tout le possible ait été accepté par les gens pour passer les vagues de coronavirus chinois les unes après les autres ? Certains ont payé cher, surtout les confinés en appartement, les vieux séquestrés en EHPAD pour leur bien, les parents de jeunes enfants scolarisés et leurs rejetons responsabilisés à outrance, les télétravailleurs forcés déconnectés de leur boîte et la masse immense des petits entrepreneurs et libéraux lâchés en rase campagne avec quelque viatique, pour agoniser en silence sitôt les subsides retenus. Côté nation le contrat a été rempli, la proportion de gens vaccinés et le commerce des autotests le prouvent. Mais côté Etat, là, non ! J'entends encore les savants consentir à m'expliquer tant je suis con, qu'on ne forme pas un réanimateur en quelques semaines, et qu'il faut du temps pour armer les lits adaptés. MAIS ÇA FAIT DEUX ANS MAINTENANT QUE VOUS AVEZ DIT ÇA ! Où sont les lits nécessaires à surmonter les vagues épidémiques ? Vous recommencez à déprogrammer des opérations chirurgicales, prouvant par là que le secteur hospitalier public est toujours aussi indécrottable. Arrêtez vos réformes technocratiques arrogantes, donnez les clefs aux professeurs chefs de service ! Et pour commencer, débandez ces équipes administratives surnuméraires qui font vivre neveux obèses, salopes et malins aux dépens des soignants qui se crèvent ?

Nous subissons la présidence du verbe, de la réthorique, de la logorrhée, les voeux présidentiels nous l'affirment. Le foutriquet finissant, reteint en blond, monte à Bruxelles faire la roue, nous laissant aux bons soins de l'impayable monsieur Castex de Prades. Ce représentant en apéritif va finir par faire sortir tout le monde à l'assaut des sous-préfectures. A leur place, je me méfierais, les Gilets Jaunes n'étaient qu'un galop d'essai.


A comme anarchie

vendredi 31 décembre 2021

Perles de jazz

« Né à Yale (Oklahoma) le 23 décembre 1929, fils d'un banjoïste amateur, Chet Baker reçoit une formation musicale dans l'orchestre de son établissement scolaire. Il se produit dans des orchestres de danse et, engagé dans l'armée en 1946, joue dans le 298e Army Band en Europe et découvre le jazz moderne à la radio. Il rempile en 1950, entre dans le Presidio Army Band mais est réformé pour raisons psychiatriques après une désertion d'un mois. De retour à Los Angeles en 1952, il joue et enregistre avec Charlie Bird Parker et rencontre Mulligan. Le solo de Chet Baker dans My Funny Valentine du 2 septembre 1952 fait immédiatement de lui une vedette (il se classera un moment dans les référendums devant Miles Davis et Dizzy Gillespie). On décèle déjà l'incomparable délicatesse de son art, la pureté de son timbre, la finesse de son discours. Il forme ensuite un quartette avec le pianiste Russ Freeman, enregistre sous son nom et se manifeste en qualité de chanteur pour la première fois en février 1955, quelques mois avant son départ pour l'Europe. Au cours de cette longue tournée, il enregistre à Paris une série de chefs-d'œuvre avec des musiciens européens et français dont les pianistes René Urtreger et Raymond Fol (Chet Baker in Paris). De retour aux États-Unis en mars 1956, il enregistre beaucoup en compagnie, notamment, de partenaires tels que les saxophonistes Lee Konitz, Art Pepper, Bud Shank, Phil Urso, le pianiste Bill Evans, mais ses activités sont souvent interrompues par des arrestations pour usage de stupéfiants. Il séjourne en Europe pendant quelques années, de 1959 à 1964, tourne et enregistre, fait de la prison en Italie et en Allemagne d'où il est expulsé vers New York. Après son passage au festival de Newport, aux côtés du saxophoniste Stan Getz et de la chanteuse Astrud Gilberto, engagements en clubs et enregistrements se font plus rares. Chet Baker essaie de décrocher de la drogue mais, victime d'une agression à San Francisco en 1968, il a la mâchoire fracturée et perd de nombreuses dents. Au cours du silence de trois ans qui s'ensuit, désintoxiqué, il réapprend à jouer tout en travaillant dans une station-service et refait progressivement surface à partir de 1973 grâce au soutien de son confrère Dizzy Gillespie qui lui trouve quelques engagements, notamment au Half Note de New York (novembre 1973); il enregistre avec les saxophonistes Phil Woods et Lee Konitz et en grand orchestre avec cordes pour le label CTI (She was too Good to Me). Si la sonorité a pris quelque ampleur, son jeu conserve autant d'intensité, de gravité dans l'émotion distillée en de longues phrases d'une grande richesse mélodique d'où sont exclues tous les effets qu'affectionnent généralement les trompettistes. Chanteur, il transforme les ballades en confidences retenues d'une voix douce, éthérée, à l'émission minimale, sorte de prolongement vocal de son jeu à la trompette ou au bugle (The Touch of your Lips, 1979, Steeple-Chase). On évoque alors une désespérance résignée, la fêlure et l'envers du paradis exprimés dans l'œuvre de Francis Scott Fitzgerald, d'autant que Chet a renoué avec ses vieux démons. Revenu en Europe, il se produit en compagnie de nombreux musiciens dont les fidèles Philip Catherine (guitare), Michel Graillier (piano), le contrebassiste Ricardo del Fra (le disque Mr. B. de mai 1983); les enregistrements se succèdent au cours d'incessants voyages. Il joue pour la dernière fois à Paris, au New Morning le 14 mars 1988, en compagnie du saxophoniste Archie Shepp (le disque Archie Shepp-Chet Baker Quintet, In Memory Of). Un mois plus tard, il fait une chute mortelle de la fenêtre de sa chambre, au deuxième étage d'un hôtel d'Amsterdam (Pays-Bas).» C'était le 13 mai 1988.

 



Bonne Saint-Sylvestre !



Rye coktail

jeudi 30 décembre 2021

Le râle afghan

De tous côtés montent les malédictions qu'adressent aux Occidentaux les rationnaires de la conscience universelle. La disette afghane tourne à la famine ; l'incurie des barbares au front de taureau qui ont repris pied à Kaboul et dans les capitales régionales empêche de nourrir une population en grand danger depuis qu'on a détruit ses moyens de subsistance et le tissu économique du pays.

Route de Kandahar

On savait Allah absent de ces séquences de malheur, on savait les Talibans incapables d'autre chose que de se battre contre tout ce qui n'est pas eux ! On sait aujourd'hui qu'ils prennent en otage tout un peuple pour attendrir les cœurs d'occident et faire débonder les subsides internationaux qu'ils sauront "gérer".

Vingt ans d'occupation furent vingt ans de progrès, quoiqu'en disent certains laboratoires d'analyses géopolitiques qui nous sont systématiquement hostiles. Tous les témoignages concordent pour une fois. Avant sa submersion par la crasse islamiste, le pays, certes abonné aux agences de développement, arrivait à joindre les deux bouts et les gens mangeaient, se vêtaient, étudiaient, travaillaient. Il y avait un "projet". Il n'y a plus de projet, que la misère déjà et la mort derrière !

L'affaire va-t-elle être portée devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies ? Il serait temps que les deux membres permanents ayant ouvert des relations amicales avec l'Emirat islamique d'Afghanistan dévoilent maintenant la position des trains de vivres russes et chinois qui se dirigent vers Kaboul. Sans doute aussi que l'Organisation de Coopération Islamique qui s'est réunie à Islamabad le 20 décembre, saura mettre un peu de coercition dans son programme d'incitations pacifiques ? Finalement non. Les participants se sont séparés sur un accord de mobilisation des finances internationales qui évitera à chacun d'en mettre un peu plus de sa poche. Peut-être devrions-nous passer par les idiots utiles Fillon, Mélenchon, Depardieu et les sino-béats décorés comme JP. Raffarin, pour débloquer les convois humanitaires stoppés aux postes frontières ? Parce que nul ne doute que les empires émergents ont déjà déstocké le blé dont leurs clients ont aujourd'hui besoin !!!

rue de Kaboul en 1970
Jours tranquilles à Kaboul dans les années 70

mercredi 29 décembre 2021

Génies

Dans la forêt des produits dérivés de la série Star Wars émergent des pépites comme cette boîte à musique ultra-sophistiquée "MusicMachine 3" de marque suisse Reuge, créée par la firme MB&F (Maximilian Büsser and Friends). C'est un chasseur prototype TIE Avancé V1 produit par l'arsenal Sienar Fleet Systems, utilisé par les Inquisiteurs de l'Empire durant la Guerre civile galactique.
Avec seulement 9m20 de long, le prototype TIE V1 est plus petit que le TIE X1 de Dark Vador (11m05) ; il dispose d'un hyperdrive un peu différent de classe 4.5, et d'ailes courbes qui peuvent se rétracter une fois le vaisseau posé. Propulsé par des moteurs à ions jumeaux pouvant atteindre 1600 km/h contre 1200km/h pour le X1, le TIE Avancé V1 est armé de deux canons laser et d'un lance-missiles. Contrairement aux chasseurs TIE classiques, l'extérieur des ailes du V1 sert de bouclier avec un alliage renforcé au lieu des traditionnels panneaux solaires.
Approvisionnez ! Armez !

En 2015, la MM3 de MB&F/Reuge valait 18500 dollars des Etats-Unis, soit 3.08$ le gramme. Limitée à trois finitions de 33 unités chacune, on n'imagine pas le prix actuel.

 




Oeil de minion

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