samedi 9 janvier 2010

Vichy-sur-Dives

Gonneville-sur-merLa Ligue en délire était-elle en retard sur son plan de presse du mois ? Battue par la neige et la grippe dans les préoccupations des Français, la Licra vient d'assigner le maire de Gonneville-sur-Mer pour pétainisme exhibé. Il a un portrait du chef de l'Etat Français dans la mairie. A tous les coups, un bobo parisien a racheté une chaumière dans le bled et s'est dit choqué auprès d'amis sûrs de la capitale, peut-être après avoir essuyé un refus de faire taire les coqs et les cloches.
Pétainisme ? Ce dont se défend complètement le malheureux inétiqueté, Bernard Hoyé pour ses cinq cents administrés, au motif que le "pétain" est dans le trombinoscope de chefs d'état qui orne la salle des mariages depuis des lustres. Le maréchal ayant été installé dans sa fonction le plus régulièrement du monde, et sa condamnation subséquente ne prévoyant pas de le rayer des registres historiques, il participe à la galerie des monstres.
« C'est du révisionisme !» clame-t-il.

Mais le pitbull anti-antisémite n'en démord pas. Dans un communiqué ronflant, la Licra nous la baille sévère : Malgré la demande de la LICRA, M. Bernard HOYE, maire de Gonneville-sur-Mer, a décidé de maintenir en salle des cérémonies de sa mairie un portrait de Philippe Pétain au côté du Général de Gaulle et d’autres présidents de la République française ou présidents de conseil. Ce qui pourrait passer pour une erreur regrettable est malheureusement assumé par le premier magistrat de la Ville lequel réhabilite Philippe Pétain en affirmant que son portrait appartient à une "collection entière de portraits de personnes qui ont dirigé notre pays". Qu’un représentant de l’Etat, avocat de surcroît, se permette ainsi d’omettre les condamnations et les pertes de tous titres ayant frappé Philippe Pétain ne peut que nuire aux intérêts nationaux dont il devrait être le garant. Cela porte atteinte au respect de la mémoire des victimes et de leurs familles qui ont eu à souffrir de décisions politiques prises par Philippe Pétain sous le régime de Vichy. La LICRA demande aux autorités de tutelle du maire de mettre fin à ce trouble à l’ordre public qui nuit à la République. (5.01.10)

Pétain à Nancy
Le maire d'une petite commune est donc garant des intérêts nationaux. Mazette ! Le trouble à l'ordre public est ici le trouble à la mémoire des victimes du régime de Vichy. Il faut relire lentement. Nuire à la République ? Mais Monsieur Licra, tout ça est le vin du même tonneau. La République socialiste s'étant liquéfiée par l'inéluctabilité de son évolution, a convoqué la tyrannie pour raccomoder le vase de Soissons, pour lui passer sur le ventre ensuite avec le renfort des grandes démocraties capitalistes, et se refaire une virginité à bon compte. Depuis lors, tous les discours des édiles, élus, présidents, machin-trucs à micro, se terminent par "Vive la République" dès fois qu'on n'y penserait pas ! C'est fragile ce système sans un luxe de précautions.

A tout prendre, il serait avisé de recenser dans nos mairies les portraits de personnalités condamnées, comme Robespierre par exemple, vous savez, le révolutionnaire qui a donné son nom à la promo ENA d'où sortit Philippe Séguin. Une pétition circule d'ailleurs contre ce "serial-killer".
Vive la République ! (j'allais oublier)
Que disait Céline ?
Le monde, une entreprise à se foutre du monde ?


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1 commentaire:

  1. Très intéressant, surtout les deux derniers paragraphes, qui, en remettant Vichy dans son contexte et à sa place, feront peut-être grincer quelques mâchoires nationales-catholiques?

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