mardi 13 juin 2017

Nos oignons royalistes

 

Recentrons-nous. Ignorant tout des dispositions retenues par l'Alliance royale pour les législatives 2017, je suis allé sur le site du parti et, cachée derrière deux pages, j'ai trouvé une liste (clic) de seize candidats (avec des erreurs de circonscriptions !).

Résultats du 11 juin 2017 (base Le Monde):

- 0,44% pour De Prévoisin (AR/3°Indre et Loire)
- 0,34% pour Paillard (DVD/8°Hauts-de-Seine)
- 0,20% pour De la Dorie (DVD/7°Haute-Garonne)
- 0,19% pour Brière-Saunier (AR/1°Eure et Loir)
- 0,18% pour Alexandre (DVD/3°Loiret)
- 0,18% pour Dufourg (AR/2°Indre-et-Loire)
- 0,08% pour Lelys (AR/2°Paris)
- 0,06% pour Lebreton (AR/8°Rhône)
- 0,05% pour Camus (DVD/3°Rhône)
- 0,03% pour Chabanet (DVD/17°Paris)
- 0,02% pour Devin (DVD/2°Yvelines)
- 0,02% pour Fautrad (AR/10°Loire atlantique)
- 0,01% pour Bélenguier (DVD/5°Bouches-du-Rhône)
- 0,01% pour Lamand (DVD/18°Nord)
- 0,01% pour Levavasseur (AR/1°Paris)
- 0,01% pour Petit-Galland (AR/1°Charente)

Précisons que les candidats n'avaient pas donné de bulletins de vote aux bureaux (nécessité pour l'électeur de l'imprimer chez soi) et que la campagne fut partout faite sans grands moyens d'affichage, aucun remboursement des frais n'étant prévu, évidemment. Reste le pourquoi : la démarche électorale lancée par Yves-Marie Adeline visait à profiter du tapage de la campagne pour diffuser à haute voix l'offre politique de l'Alliance royale. L'élection était un prétexte pour booster la communication. Devaient s'y agréger des moyens financiers de propagande suffisants au fil des adhésions provoquées par ce procédé.

Le parti a seize ans, les moyens de son insertion dans le paysage politique français ne sont toujours pas acquis. Après plusieurs essais, ça ne marche pas. Ne cotisant pas, je ne pose pas la question de savoir à quoi sert ce parti dont on n'entend jamais parler. Mais la question se pose aussi pour d'autres structures confidentielles qui survivent sans objectifs ni influence, mais font sans doute le bonheur de leur dirigeant par la position sociale qu'elles procurent dans les sous-préfectures. Tant que ça ne mange pas de pain dit la sagesse populaire... et c'est bien le cas, les velléités politiques ressortissent plutôt au domaine du romanesque et après tout, chacun a bien le droit de s'occuper comme il veut.
Entre-temps, deux supports de communication cessent leur activité. Le Lien légitimiste est stoppé et cherche un repreneur, le rédacteur en chef ne voulant continuer ; le site web du Conseil dans l'espérance du roi a arrêté son bulletin climatique quotidien. Les autres publications royalistes sont à l'étiage, à voir les appels fréquents et répétés à secours financiers. Ce n'est pas le jour d'épiloguer sur les raisons de ce patinage sur place - nous l'avons fait cent fois - mais il y a quelque chose qui ne marche plus dans le microcosme. Les chiffres d'audience de Royal-Artillerie ne sont pas enthousiasmants non plus, plutôt en pente.
Les fora sont morts, bien des blogues aussi qui s'adonnaient à la présentation d'idées personnelles. Aujourd'hui on recopie beaucoup des billets rédigés ailleurs ou recyclés, même sur LaFauteARousseau. Facebook et Twitter permettent encore de saillir l'intelligence du lecteur mais à petit jet et vite fait.

Manque l'argent et un chef charismatique pour tirer le char et réveiller tout le monde. Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
« Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie ».


9 commentaires:

  1. Votre constat est bien pessimiste, mais il est surtout réaliste. L'offre royaliste, telle qu'elle est présentée, n'intéresse personne. Seulement les convaincus.
    Qu'y faire ? Hélas, je ne vois rien venir, pour le moment.
    Vous parlez d'argent. Certes, c'est le nerf de la guerre. Mais on a avoir tout l'argent du monde, si on a pas un renouvellement des idées et SURTOUT un chef, ça ne servira à rien.
    En ce qui me concerne, je suis et demeure royaliste de cœur, mais suis républicain de raison. Mon blogue ne se veut pas essentiellement royaliste, mais généraliste. C'est un choix.Institutionnellement, je suis royaliste, mais politiquement, je suis social-conservateur et dans ce dernier domaine, je ne vois pas d'offre non plus.
    Pour en revenir au sujet, tant qu'un prince ne mouillera pas sa chemise, les troupes suivront de moins en moins. Je crois que l’émiettement du courant royaliste, vient principalement du fait, que les princes sont aux abonnés absents.
    Qu'y faire, là aussi ? Pas grand chose. On ne peut forcer les impétrants à prendre la tête d'un mouvement qui en reste aux perruques poudrées et aux Lois fondamentales du Royaume, vues comme les tables de la loi mosaïques.
    Courage, malgré tout. Et comme les scouts le disent: "Sursum Corda !"

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    1. Dépasser le jeu de cour pour entrer en politique au sens noble revient peut-être à se compromettre socialement pour nos princes. C'est comme acheter une vieille guimbarde bariolée pour sortir le dimanche et faire rigoler tout le quartier.
      Les avez-vous entendus de manière audible durant la campagne électorale sur les sujets de fond que débattent les partis ?

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  2. Mon cher Catoneo. Je sais qu'on ne choisi pas son roi, mais je trouve que le duc de Vendôme, mouille un peu plus sa chemise que son cousin "Anjou". Je m'explique. j'ai vu sur certains sites, que le prince Jean, s'investit en emmenant par exemple, des jeunes de quartiers défavorisés, visiter le patrimoine français. Son cousin "Anjou", que fait-il pendant ce temps-là ? Il reste en Espagne et vient deux fois par an pour des messes et des commémorations.
    Qu'en pensez-vous ? Je suis peut-être naïf. C'est vrai que promener des jeunes, n'engage pas vraiment sur les destinés de la France.

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    1. Personnellement, je leur demanderais de s'investir en politique comme le prince Alphonse l'avait fait en son temps en créant et en nommant à toutes les fonctions régalienne utiles.
      L'accident de Beaver Creek débanda tout le dispositif.
      La Légitimité est vite revenue au mémoriel, confortable et peu onéreux. On prend la pose.
      Chez les D'Orléans, c'est plus compliqué puisqu'ils désirent être partie prenante de la République et en recevoir une sorte de vénération. Ce que fait Vendôme est très bien pour se faire élire un jour maire de Dreux, mais ça n'ira jamais plus loin parce que les capacités sont mesurées et qu'il n'a pas d'allant ni de prise de risque.
      On le dit prêt à prendre la présidence de la Croix-Rouge française comme avant lui le délicieux Jacques de Bourbon-Busset l'avait acceptée des mains du général de Gaulle.

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  3. Je suis et reste royaliste mais soyons clairs: il y a plus de probabilité de voir une comète géante type Armaguédon s’écraser sur la terre dans l'année qui vient que de voir un roi remonter sur le trône d'ici la fin du siècle (ou de voir Nice devenir indépendante, un autre vieux rêve)...Du coup je ne vote plus, et il ne me reste que votre blog qui me relie à "la cause"! Alors pas de blagues, hein...?

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    1. J'ai saisi. Mais ce n'est pas l'envie qui me manque parfois :)

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  4. Si personne ne fait jamais rien, il ne se passera rien. Quand à notre Prince Louis de Bourbon, il travaille en Espagne et vient plus régulièrement en France que les 2 passages
    ci-dessus mentionnés. Voir le site de l'Institut de la Maison de Bourbon.
    Royaliste, je me fais chahuter parfois en parlant de l'éventuel retour d'un roi en France mais ce n'est pas en restant chez soi qu'on arrivera à faire en sorte que les français arrêtent de voir en la gueuse la seule porte de sortie.

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    1. Oui, depuis qu'il réside à Madrid il vient plus souvent à Paris où il profite de l'appartement de sa mère.
      Le problème est tout dans une question : pourquoi avoir dissous l'Institut Duc d'Anjou pour revenir dans le mausolée de l'IMB ?

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    2. Comme vous je n'ai pas bien compris la dissolution de l'Institut Duc d'Anjou et le rapatriement vers la crypte IMB.

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