samedi 14 janvier 2023

21 Janvier

Pour l'anniversaire de la décapitation du roi Louis XVI, de nombreuses messes seront dites dans les jours prochains en France (clic). A Paris, deux manifestations sont recommandées le 21 janvier :
  • La messe perpétuelle de Saint-Denis qui sera célébrée à midi pile à la basilique par le Mémorial de France.
  • La marche aux flambeaux de l'Action française qui démarrera à 18 heures de la place Saint-Augustin à Paris. La soirée se terminera sur une péniche amarrée sur la Seine. Prendre un ticket d'accès ici.

C'est aussi l'anniversaire de l'enterrement des Lois fondamentales du royaume de France.

mardi 10 janvier 2023

Actu

On repart. Dix janvier, saint Machin, galette, messe, Jeanne, camp et hop, 2023 terminé !
Trois trucs qui fatiguent déjà la reprise. Un sale con se balade à Toulouse avec un maillot du TFC floqué Mohammed Merah (7). Un Etat de droit peut-il survivre sans escadrons de la mort ? C'est juste une question.

J'aime bien Zinedine Zidane, qui est marié à une païse, parce qu'outre le talent, il a su rouler sa bosse, établir sans scandale sa famille et sa réputation. Le dédain, pour ne pas dire plus, de Noël Le Graët à son endroit, me révulse. Je ne sais pas si ZZ est le coach idéal pour une équipe de France qui a le melon, mais à son âge, le vieil aigri de Guingamp devrait passer la main et aller aux putes.

Le troisième truc devrait être la réforme des retraites, mais il y faudrait vingt pages écrites serré pour aboutir à la retraite par points qu'Emmanuel Macron avait justement déduit des algorithmes que son équipe d'intelligence artificielle lui avait proposés au début du premier mandat. Au lieu de quoi je vais vous confier mon agacement sur la polémique entourant les déclarations d'Omar Sy formatant la promotion de son film "Tirailleurs" que je juge normales et bienvenues. On racialise l'affaire à outrance - lire l'article de merde de Gabriel Robin dans Causeur pour s'en convaincre. Des tirailleurs il n'est jamais question.
tirailleur sénégalais
Il est admis pourtant que les tirailleurs sénégalais (soudanais en fait) qui ont survécu aux deux guerres mondiales dans lesquelles nous les avons engagés, ont été traités de manière indigne par la République française après la démobilisation. La moindre des choses aurait été de leur offrir la naturalisation et une pension d'ancien combattant alignée sur celles de leurs camarades de combat français. L'étroitesse stupéfiante de tous les pouvoirs publics français en l'affaire est une honte sur laquelle Omar Sy a raison de mettre le doigt. Le Tata de Chasselay ne pouvait pas suffire.
Quant au désintérêt des opinions européennes sur les conséquences atroces des guerres d'Afrique depuis la décolonisation, et particulièrement dans la région des Grands Lacs, avec les massacres de masse toujours renouvelés, il est bon qu'il soit dénoncé sans précautions oratoires. En vingt ans, cinq millions de Congolais ont été tués dans ces guerres tropicales vite oubliées. Valent-ils moins que nous ? Omar Sy a raison de dénoncer la fausse monnaie de l'indignation sélective, et ceux qui trient les morts en fonction de leur proximité devraient se taire.

Pour achever la soirée, voici la femme du Yéti de Vendôme dans un plaidoyer pro domo, mais ici on aime bien les border lines. Ecoutez bien. A tchao bonsoir !

jeudi 5 janvier 2023

Meilleure année 2023

carte de voeux 2023

2023 sera une bonne année pour la France. Ce ne sont pas tant des vœux qu'il lui faut, sauf à vouloir exécuter la figure imposée par la situation géostratégique européenne, que des prières adressées aux puissances supérieures pour que la classe aux affaires ne gâchent pas les effets de la Révélation apportée par la guerre :

Cette guerre personnelle du petit tsar des Orcs, qu'aucun spécialiste ne pouvait anticiper tant ses prémices débordaient du cercle de la raison, a créé un électrochoc en Europe occidentale - l'autre Europe n'en avait pas besoin - qui s'est retrouvée nue, face au défi de sa destruction programmable. Les modèles sociaux du hamac douillet financés sur l'effort de défense maintenue a minima et la globalisation achevée de nos intrants agricoles et industriels, sont devenus les digesteurs de notre souveraineté, j'entends la liberté de choisir tel ou tel axe pour notre futur au lieu de tel autre, soit l'optimisation des contraintes. Tout vient d'ailleurs, comme les matières premières nécessaires, l'énergie indispensable à les transformer, les bases chimiques en grande partie, les bases pharmaceutiques en plus grande partie encore et jusqu'à la main d'œuvre de base utilisée par notre production de biens, denrées, services et soins.

Tout ce que les années sérieuses avaient depuis la seconde guerre mondiale construit pour notre indépendance - et le plan nucléaire est emblématique à cet égard - a été dispersé sur l'autel d'une idéologie de partage universel, de confiance aveugle dans le progrès et d'une écologie de bazar au ras du sol, en donnant les clefs de nos choix à des pouvoirs impérialistes qui nous détestent. Faut le faire !

L'année nouvelle ne peut pas être moins que celle de la prise de conscience de ce sabotage et le lancement des réparations exigées par l'état de calamités géopolitiques dans lequel nous nous débattons. Reste la question à un dollar : peut-on reconstruire une indépendance avec les mêmes zélites qui ne l'ont pas vu se détruire, qui bradaient il y a peu des fleurons industriels au motif de la liberté de circulation des capitalistes, qui se sont avérés indécis entre chèvre et choux dans les orientations décisives, ménageant la finance internationale une fois, une diplomatie d'arrogance une autre fois, des intérêts particuliers ou proches ? Doit-on dès lors les fusiller ? Politiquement oui ! Merci au pangolin de Wuhan et à la Russie éthylique de nous avoir rapatriés sur nos fondamentaux.

Meilleure année aux Ukrainiens qui ont décidé de se battre à mort contre la pègre russe, ses ivrognes, ses milices et ses canons. Qu'ils voient le soleil d'Austerlitz !
Bonne année aux monarchistes français et aux princes qu'ils soutiennent. Qu'ils sachent parler autour d'eux de la séparation des pouvoirs régaliens et publics afin de préserver l'essence de la nation des délires idéologiques d'élus de rencontre qui obèrent la continuation de ce que nous fûmes !
Et plus que tout, souhaitons que des circonstances heureuses conduisent Vladimir Poutine et ses affidés au jugement de leur Créateur à Sa convenance la plus hâtée ! C'est la première année que les vœux de nouvel an de ce blogue souhaite la mort de quelqu'un. Amen !

samedi 31 décembre 2022

Benoît XVI, la sagesse empêchée !

Deux papes ensemble

Sa Sainteté Benoît XVI nous a quittés. L'espace chrétien y perd un savant, le Ciel y gagne un dialecticien qui animera les soirées interminables du Paradis. Il nous reste SS François !
Patron de la Sainte Inquisition, renommée autrement, le panzercardinal Ratzinger, intraitable sur la doctrine, avait dénoncé la pourriture de l'Eglise dès son homélie du pallium. Il leva une fronde souterraine dans les dicastères qui finit par triompher de son état de santé. Le projet de l'Esprit saint est impénétrable.
Démissionné en 2013, il laissa place à celui qui était arrivé second lors du conclave de 2005, le jésuite argentin Bergoglio d'ascendance italienne. Le pontificat d'icelui, quoiqu'il lui arrive ensuite, sera marqué par la pseudo-vénération de la Pachamama et par la vente de l'Eglise chinoise cachée au Parti communiste contre une amélioration des relations diplomatiques sino-vaticanes. Ses prédécesseurs, mieux instruits de la nature profonde du marxisme-léninisme stalinisé n'auraient jamais abandonné les fidèles à portée des crocs de la Bête. Depuis, le cardinal Joseph Zen, 90 ans, qui dénonçait la braderie initiée par le cardinal romain Parolin, est poursuivi par la justice hongkongaise. Il faut dire que les églises sont un frein à l'asservissement complet de l'ancienne colonie britannique par les brutes.

SS Benoît XVI nous laisse des textes doctrinaux importants. L'Académie des sciences morales et politiques de Paris prendra le deuil.

gerbe mortuaire
Veritatis Cooperator Requiescat in Pace !
"Ne crains rien, Je suis ton Dieu"


PS 1 : pour nous souvenir de lui, voici le lien actif vers le discours qu'il prononça le 12 septembre 2008 au Collège des Bernardins à Paris :
https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2008/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20080912_parigi-cultura.html

PS 2 : un site indispensable sur le souverain pontife Ratzinger : Benoît et moi.

dimanche 25 décembre 2022

Métaphysique de M. Cyclopède

croix cathare en bas-relief

A l'aimable attention de Mgr Jean d'Orléans résidant sur nos terres cathares

À la messe de Noël, l'officiant lut le début de l'Evangile de Jean :
Au commencement était le Verbe :
Au commencement de quoi ?
Au commencement du temps, au premier battement de la montre.
Le Verbe d'abord ? Le Verbe est une onde, la fréquence porteuse, la vibration cosmique, est-il le principe primordial qui préexistait ?
Puis il continua :

Et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu :
Le Verbe était Dieu et tout à la fois distinct de Dieu. Dieu en émana-t-il ? Endossa-t-il le destin ontologique du Verbe jusqu'à n'être plus qu'un avec lui ?
Puis encore :

C'est par lui que tout est venu à l'existence, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui :
Fait de "facere", facere toujours ex-substantia très différent de "creare", toujours ex-nihilo.
Y avait-il donc quelque chose déjà dans l'univers à partir de laquelle Dieu fit tout. D'où vient le symbole de la glaise biblique de la création ?
Sauf que la "facture ex-substantia" n'a jamais pu aboutir à l'hégémonie du principe du bien. Le chaos ressurgit par endroit par moment.
Enfin :

En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée :
Dieu, principe du bien, alluma la lumière de l'univers, nouvelle onde, nouvelle vibration que rien n'arrêterait (?) jusqu'à ce que l'homme découvre les trous noirs dans l'espace. Y a-t-il un principe opposé au principe du bien qui résiste à la lumière ou qui la détruit ? L'amas de matière qui dévore tout à sa portée, est-ce ce principe mauvais qui n'a de projet que celui de ruiner le projet de Dieu ? Les ténèbres arrêtent la lumière. La matière est-elle le mal ?

C'était la minute cathare de dualisme intégral.

Sapin œcuménique

jeudi 22 décembre 2022

Après dix mois de guerre, la réassurance

Après trois cents jours de guerre, le président Zelensky est à Washington pour remercier les Etats-Unis de leur soutien sans faille. A ne retenir qu'une clef de son discours au Congrès le 21 décembre 2022, on choisira que l'argent américain dépensé n'est pas une opération humanitaire mais un investissement dans la propre sécurité des Etats-Unis. Et de rejoindre l'intention exprimée par le Secrétaire à la Défense Lloyd Austin il y a quelques semaines : affaiblir autant que se peut les armées russes et ramener leurs capacités à celles d'une puissance régionale, comme le ressentait en son temps Barak Obama. Mis à part les ogives nucléaires encore en bon état, mais bien malin qui en saurait le nombre, l'armée de terre russe est une gigantesque casse, emplie de ferraille soviétique qui semble inépuisable, mais qui ne comblera pas l'avance technologique des armes de l'occident. Pour employer l'image qu'en donnent les Ukrainiens, leurs ennemis sont bien des Orcs, brutes et bêtes. Aussi longtemps que continuera l'attrition des effectifs russes, autant s'en portera mieux le pays russe, occupé - on le sait aujourd'hui - par une race d'abrutis à sang de serf, incapable de voir qu'elle est consommée comme du bois de chauffe dans la chaudière des délires poutiniens. Le vieux pétochard du KGB les méprise à un point tel qu'il en réclame une fournée supplémentaire pour renforcer l'échec de sa stratégie qui en a coûté déjà cent mille.

score des pertes russes

Il est certain que le continuum civilisationnel qui existait entre la Russie et l'Ukraine est complètement déchiré aujourd'hui par l'attaque sauvage de Poutine, les seconds ne voulant en rien être comparés aux premiers qu'ils jugent être des sous-hommes. Ce déclassement des Russes actuels va bien au-delà des frontières ukrainiennes, le mépris et le dégoût à leur endroit va imprégner les peuples du monde libre ; sauf peut-être chez quelques allumés d'extrême droite qui ne se départiront pas du culte de l'homme super-fort et accrocheront toutes les circonstances atténuantes possibles aux pitons d'une histoire ancienne bien plus grande ou tragique que celle qui s'écrit maintenant en minuscules. Ceux-là ont perdu toute ma considération.

A part ça, quand on compare la Fédération de Russie au Japon, on trouve la même démographie avec d'un côté les terres les plus arables et les ressources minières les plus abondantes et rares aussi, de l'espace à n'en plus finir ouvert au développement ; de l'autre, un pays souvent escarpé, peu fertile, sans aucune rente minière, soumis à la tectonique meurtrière des plaques, qui malgré tout, sort au troisième rang mondial pour la richesse produite quand la première peine à atteindre la onzième place (et l'an prochain la quinzième). D'ou vient la différence ? La race !

PS : On a vu sur les écrans russes des parents d'enfants "morts pour la Russie" s'afficher avec la voiture neuve que la prime versée leur a permis d'acheter. D'où le dessin assez cruel ci-dessous :
cartoon russe Lada
« Notre fils ? Je ne l'ai jamais aimé de toute façon !»

dimanche 18 décembre 2022

Qatar 2022

Il est 7 heures ce matin à Buenos Aires, l'Argentine s'arrête de respirer. « Le football n’est pas une question de vie ou de mort, c’est quelque chose de bien plus important que cela » disait Bill Shankly, le coach de Liverpool. Et effectivement, le foot n'est pas un sport de points ou de vitesse, mais la mise en tension de tout spectateur confronté aux possibilités de marquer à l'issue de toute phase d'attaque. On peut assister à un formidable match nul terminé sur un "0 - 0".

Stade qatari de Lusaïl

Jeu éminemment technique, il n'est pas à la portée de nations frustres, bien qu'il soit "compris" par des gens ordinaires comme s'il s'agissait de la succession de coups d'échecs. Et bizarrement, certaines élites intellectuelles ou assimilées ne regardent pas ce jeu et montrent une certaine fierté à le proclamer comme si cette occupation plébéienne n'était pas de leur niveau d'analyse. Mais elles n'accepteront jamais que leur dédain tienne à ce qu'elles ne le comprennent pas. Le foot est un marqueur de subtilité. Elles en sont démunies. C'est parmi elles qu'ont été recrutées les sirènes du boycott à quelques semaines de l'ouverture de ce XXIIè Mondial de foot au Qatar. Que ne les a-t-on entendues après l'attribution de l'événement à l'émirat il y a douze ans ! Tout laissait croire que la décision de la FIFA - Blatter et Platini régnants - avait été achetée. Qui pis est, le pays, sans tradition footbalistique, manquait de tout sauf d'argent, et son environnement obligerait à jouer la coupe du monde en hiver. Mais, à part quelques reportages vite oubliés sur les conditions de travail des ouvriers du bâtiment traîtés comme des esclaves dans la grande tradition bédouine, l'affaire fut menée à terme et la fête sportive attendue dépassa les espérances. Tout, jusqu'à ce matin, s'est avéré parfait.

Il y a une quatrième boule sur le billard : c'est le monde arabe qui savoure sa promotion dans le wagon de première des "gros pardessus". La satisfaction aurait été totale avec une troisième place pour le Maroc. Tout à l'heure, la France, comme l'Argentine, attend sa troisième étoile. La France comme l'Argentine la mérite. Le mot de la fin au meilleur joueur de l'année :
« Le football est, pour moi, plus qu’un sport, il suffit de voir l’impact qu’il a sur la société. Les gens viennent au stade pour oublier leur vie pendant quatre-vingt-dix minutes, et c’est à nous de se charger de leur donner satisfaction, de les faire se lever de leur chaise pour qu’ils s’endorment avec des étoiles plein les yeux » (Kyllian Mbappé).

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