lundi 9 juillet 2007

Royalistes sociaux

la plume et le marteauLes commerçants de Parly 2 près de Versailles, ont décidé d'ouvrir le centre commercial le 14 juillet prochain qui tombe un samedi. Il y a beaucoup d'émoi parmi les employés qui ne seront pas long à comprendre que l'arrivée au pouvoir des Sarko's boys signifie l'irruption du libéralisme intégral dans la gestion de la force de travail. Et les syndicats de surenchérir sans doute dans la langue de bois habituelle, les grands mots, toujours les grands mots. Les "contre-révolutionnaires" s'en amusent, pensez donc, la "bourgeoisie des boutiques" baise en cachette son petit veau de plomb plaqué or et va remonter la Bastille pour les racailles. Les identitaires vont crier au cosmopolitisme pacifiste et pourrisseur des valeurs patriotiques les plus sacrées.

Les royalistes sociaux, derrière Jean-Philippe Chauvin s'en agacent, au motif que l'arrogance a franchi les limites acceptables en tyranneaucratie, celle de la fête nationale qui commémore - on l'oublie souvent - la grande Fête de la Fédération de 1790 où Lafayette bouffi d’orgueil faisait acclamer le roi, la reine et le petit dauphin par un océan de patriotes encouragés au «velours de l’estomac » comme en 14 ! La Nation, la Loi, le Roi ! Ils ont bien raison, je parle des royalistes sociaux, lecteurs du Lys Rouge et de l'Action Sociale & Corporative du CRAF. Il n'est que temps de s'occuper des masses laborieuses et modérément démocratiques, en abrégé, des travailleurs, laissant pour un soir les princes à leur fabuleux destin, eux qui ont sans doute de quoi tenir. Voici le tract du jour :

blason de l'ASC
Le Centre Commercial Parly 2 a décidé d’ouvrir ses portes le samedi 14 juillet, jour normalement férié puisque jour de « fête nationale » : cela crée un précédent fâcheux et est révélateur d’un certain état d’esprit qu’il appartient de dénoncer.

OUVRIR UN JOUR FERIE EST ANTISOCIAL parce que cela revient à imposer aux salariés une journée de travail quand les autres sont au repos et à les exclure d’un congé reconnu à tous par le calendrier officiel.

OUVRIR UN JOUR DE FETE NATIONALE EST UN AFFRONT à la nation française puisque c’est un désaveu de celle-ci qui semble moins compter que les profits escomptés par la grande surface ce jour-là.

Les Royalistes Sociaux ne sont pas des fanatiques du 14 juillet qui rappellent de bien mauvais souvenirs au regard de l’Histoire si l’on pense à celui de 1789 mais apparaît comme le rappel de l’Unité française autour de l’Etat (et en l’occurrence du Roi Louis XVI) si l’on pense à la Fête de la Fédération de 1790.

Quoiqu’il en soit, c’est le symbole de la nation que nous défendons et non celui de la seule République ; c’est aussi un droit social des salariés aujourd’hui bafoué par ceux qui ne pensent qu’en termes de consommation, de « consom-nation » comme le disait le journaliste Louis Pauwels.

REFUSONS le « déni de nation » de Parly 2 !
DEFENDONS le droit des travailleurs et salariés aux mêmes congés que les autres !
REFUSONS la banalisation des ouvertures abusives les jours fériés et les dimanches !

Le combat des Royalistes Sociaux sur la Toile c'est sur www.asc.new.fr.

Que nous disent les rédacteurs de l’Action Sociale et Corporative dans leur dernière livraison ?
Le corporatisme du marquis de La Tour du Pin vise à soustraire le travail au joug de l’or aussi bien qu’à celui de l’Etat. " Ce que nous voulons : la Justice Sociale ! Ce qu’il faut : Rendre au peuple les justes garanties qui lui sont dues, et reconstruire sur la base de ses droits restitués l’édifice entier de notre droit social et politique "(La Tour du Pin). " La doctrine sociale de l’Action Française c’est la propriété personnelle et communautaire substituée à la propriété individualiste du libéralisme et à la propriété collective des socialistes marxisants. ”

On a besoin d’un puissant éclairage pour comprendre le corporatisme prévu pour le XXI° siècle. L’ASC y pourvoit, à commencer par un article passionnant de Stéphane Blanchonnet dans l’ASC n°5 qui traite de « La corporation selon Julius Evola ».
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Mais qu'en est-il au fond de cette affaire parlysienne ? Certes les "patrons" perdent leur retenue traditionnelle en oubliant un peu vite que le consommateur national fait aussi l’employé en semaine et pourrait donc mal juger ce pas de clerc, car il ne s'agit que de cela. En fait, la période électorale interminable a saccagé les chiffres d'affaires des mois de mars, avril et mai dans tous les commerces non alimentaires, sauf les téléphones portables peut-être, mais le fisc, l'Urssaf et le propriétaire du local n'en ont cure et claquent des doigts à bonne date, mise en demeure dans la main gauche ! Le commerçant tient ses comptes au jour le jour et un samedi de plus devrait le soulager un peu. C'est aussi bête que cela ! Trois réflexions à partir du "vécu" :

(1) Les charges sociales sont énormes, qui pis est, pour des salaires nets insuffisants. Si l’on regarde concrètement les flux, quand un patron remet un chèque de 100 euros à son employé (c’est le net), il versera quasiment la même somme cumulée aux organismes sociaux à la fin du trimestre et en taxes d’apprentissage et de formation continue à la fin de l’année. Pour un résultat final déclarant la précarité générale ! Il nous faut arrêter de taxer le travail comme des malades. Qui s'attaquera à ce cancer ? A part la désintégration du noyau atomique, je ne prévois aucune amélioration sensible.

(2) La valeur ajoutée taxable se calcule sur la différence constatée entre les recettes d'une part, et d'autre part le prix des marchandises acquises et des charges extérieures payées dans la période considérée. La masse salariale et ses à-côtés ne sont pas pris en compte puisque normalement ils se rémunèrent sur la valeur ajoutée. Si l’activité est ralentie, la trésorerie est absorbée par la masse salariale fixe dans le commerce, sauf salaires à la guelte, par les services extérieurs (EDF, téléphone) et les loyers. Et quelquefois il est impossible d'y trouver le résidu nécessaire à l'acquittement d'une taxe mensuelle prélevant un cinquième de cette valeur ajoutée.

(3) La flambée de l'immobilier due à l'effondrement des taux de crédits hypothécaires, s'est répercutée avec un certain retard sur les loyers commerciaux, par le biais des indices à la construction ou par les réajustements de fin de baux 3-6-9. Certaines hausses sont terribles à supporter maintenant pour certains commerces petits et moyens.

Ce qui expliquerait, chère madame, pourquoi votre fille est muette et que des sacripans antinationalistes veuillent ouvrir un samedi 14 juillet quand défilera sur les Champs Elysées l’Armée française. Mais ce n’est qu’une question d'argent, d'argent qu'on doit. Le péché est véniel.

Puisque nous approchons de la Fêtnat, patron des Yabon du temps béni des colonies, j'ai relevé avec joie l'insertion d'un encart "saint du jour" dans les deux quotidiens gratuits du groupe Bolloré, Matin Plus et Direct Soir. L'entrefilet, assez copieux, donne la vie du saint, et la prière catholique du jour. Sournoise provocation. Que cela exacerbe la ire des laïcards et donne une leçon aux journaux pétochards qui se pavanent dans leurs petites lâchetés « maçonnées » me ravit. Après tout on est bien en France, non ? Et nous y avons pléthore de saints à la vie merveilleuse.

matin PLUSDirect Soir

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